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LE CIRQUE DE YILLAHS

Lorsque l'on a dépassé le plateau basaltique de Prudelles (802) en remontant la vallée de Villars par la route romaine, à quatre kilomètres de Glermont, on se trouve en face

de blocs de granité nombreux et disposés en une espèce de cirqae (804,764); il faut arriver jusqu'au Cheix. Plusieurs maisons de ce hameau sont construites sur la lave de Pariou » mais la plupart sont assises sur le sol primitif. De grands amas de pouzzolane existent autour de la lave. Au-dessus du hameau on voit un monticule tout couvert de gros blocs de granité à gros grains (804); l'un d'eux « d'un volume considérable 9 est fendu en deux. Un monticule semblable domine Fontanas. On y voit aussi de très-grosses boules et des masses de formes variées qui sont empilées. Lorsque* da sommet de ce monticule, on descend vers Fontanas, on a sous les yeux un très-beau cirque de granité , qui présente l'aspect d'un véritable cratère. Les bords en paraissent un peu sinueux et sont formés par les monticules de granité dont nous venons de parler , et par les masses qui sont au-dessus de Villars. Le fond est tres-régulier et présente une pente douce jusqu'au centre.

Plusieurs échancrures existent sur les bords de ce cirque. La principale est celle qui est située au Cheix et par laquelle la lave de Parion est entrée dans le cirque pour y former la cheire de Villars. Au premier aspect on croirait voir un vaste cratère , au milieu duquel bouillonne la lave.

La seconde échancrure est celle par laquelle la lave de Pariou est sortie ; elle se trouve un peu au-dessous du hameau de Villars.

Une grande prairie occupe le fond de ce cirque. Elle contient une couche de tourbe, ce qui indique le peu de pente de cette cavité, car la lave elle-même n'a pu en sortir qu'après avoir comblé la partie la plus basse du bassin {fy. 17, page 180).

CANTONS DE BIOH. 181

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