CANTONS DE PONTGIBAUD ET DE PONTACMCR
deote, s*est rassemblé dans celle-ci, et a pris la place des pinites que Ton ne retrouve pins, ou qui, du moins, sont entièrement décomposées. Le feldspath , moins abondant que dans le filon lui-même , est cristallisé, blanc ou rose; quelquefois il disparait entièrement. Le quartz s*y retrouve intact, en cristaux bipyramidaux , que Ton peut facilement séparer.
a Dans le filon de Pranal , dit M. Fournet, la roche essentielle est blanche , contenant dans une pftte euritique de beaux cristaux d'orthose, de quartz bipyramidés, quelques lamelles de mica , des cristaux de pinite, avec quelques apparences d'épidote. Ce porphyre si pur passe néanmoins , vers ses parois » et d'une manière graduelle , à l'état de porphyre vert, qui se surcharge continuellement de mica, finit par se réduire en quelque sorte à l'état de minette , dans laquelle les quartz ainsi que les pinites sont encore reconnaissables en quelques points. Il arrive aussi sur la prolongation du sys< tème que , les masses blanches venant à manquer , il ap* parait simplement des parties vertes ou des parties micacées. »
a Si donc on ne s'astreignait pas à suivre ces sortes de roches sur une certaine étendue , en d'autres termes , si l'on se refusait à subir le joug du principe de l'association, on serait conduit à émettre à leur égard les indications les plus erronées ; on supposerait , par exemple , l'existence de deux ou trois formations éruptives bien distinctes, tandis que e tout est lié ensemble par les transitions les plus ménagées. En partant , au contraire , de l'ensemble des faits présentés par les roches de Pranal et de Volvic , on arrive à comprendre que le porphyre blanc le plus pur est susceptible de passer indifféremment à un porphyre vert , à un porphyre brun,
à un porphyre noir , à des pfttes vertes , à des pfttes bmaes, à des pètes noires » à des pâtes mélangées de ronge et de bran. En généralisant ces aperçus, on se trouve inévitablement porté à réunir, dans un même ensemble , les porphyres et les eurites de toutes les couleurs qu'une association intime et une disposition commune en forme de filons doivent faire ranger dans la catégorie des roches éruptives. Il en sera ainsi, du moins dans les contrées auvergnates , pour la roche de Noyant , pour le grand filon vert , qui s'étend de Pontaumnr à Saint-Priest , pour les roches porphyriques vertes de Brassac, pour celle de Vol vie et de Pranal. »
« En portant ses investigations sur la chaîne du Forez , on découvrirait dans les porphyres granitoïdes de M. Gruner, depuis Boën jusqu'à la Bergère , une remarquable tendance à changer de l'état blanc à Télat vert , non-seulement par suite d'une surcharge en protoxyde de fer , mais encore en vertu d'une modification dans la cristallisation dont le résultat a été de faire passer la partie colorante verte à l'état de lamelles chloriteuses. Ces mêmes roches présentent d'ailleurs si fréquemment I état porphyrique normal , qu'il faut les considérer comme étant des modifications cristallines du même ordre que celles qui , dans une autre classe , permettent de distinguer le granulite et la pegmatite d'avec le granité typai. » (Fournet, De l' extension des terrains houillers^ p. 142).
La roche de Thann est considérée par H. Fournet comme analogue à celle de Pontaumur, mais à grandes parties, contenant, comme elle, du carbonate de chaui , du quarts et du spath fluor, moins fondus, moins mêlés que dans la roche de Pontaumur.
« Mais il ne suffit pas, continue H. Fournet, d'avoir