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établi ces rapprochements , il s'agit encore d'expliquer cette singulière surcharge en silicates ferrugineux , en vertu de laquelle 9 une roche blanche comme Test, par exemple , celle de Pranal , peut aflecter une teinte verte ou rouge plus on moins foncée. A cet égard , il ne voit qu'une hypothèse possible 9 celle de l'endomorphisme de la roche éruptive. »
ff Pour en faire l'application aux cas actuels , il fait remarquer qu'à Pranal , le porphyre blanc empâte quelquefois des fragments et des boules micacées qui ne peuvent être que des débris à moitié dissous du micaschiste de la contrée.... On peut concevoir aussi que des actions souterraines aient eu lieut etc De là ces physionomies si variées, si capables de faire accumuler les types dans les classifications , mais en même temps , si propres à induire en erreur le savant auquel il a été refusé de parcourir de grands espaces , et par conséquent, de découvrir les passages successifs d'un état à un autre , ainsi que tout le cortège des phénomènes , sans lequel les faits demeurent continuellement inexplicables. »
En s'élevant au-dessus de Pranal, on passe sur des dômes de micaschistes ; ils sont surbaissés , très-arrondis et offrent un contraste extrême avec les micaschistes si déchiquetés des Cévennes, dont l'aspect est entièrement différent. On parvient au sommet d'un filon de quartz (722), qui traverse un dôme de porphyre, au hameau de GoëfTes. C'est un point élevé d'oii l'on domine le cours de la Sioule, et d'où l'on distingue les masses de porphyre , qui ont forcé la rivière à de nombreux détours. La vue s'étend bien loin de ce magnifique observatoire , l'un des plus beaux points de vue de l'Auvergne.
Les bords de la Sioule, aux environs de Montfermy, sont remarquables par les filons de porphyre , qui ont barré son
cours , et le long desquels elle s'est frayée un passage jusqu'à ce qu'elle ait trouvé une dépression pour les traverser. Souvent ces Blons formant une sorte de chaussée . ont retenu les eaux et ont donné naissance à des lacs» jusqu'à ce que l'eau, qsant la digue sur un point, ait pu continuer son cours. Pontgibaud , et tout le cours de la Sioule, jusqu'à la Chartreuse et au delà , dans le canton de Manzat , offrent de fréquents exemples de ces masses transversales de porphyre.
A la Chartreuse, se trouvent les ruines d'un ancien monastère, entouré de vieux sapins , et l'un des sites les plus sauvages de l'Auvergne.
On peut monter au-dessus de la Chartreuse, à Toumobert, aux Ancizes (697), à la Brousse (702); d'où la vue s'étend sur un des points les plus sauvages de la vallée de la Sioule; on descend de là chez Sabin , par un chemin en zigzag, d*où l'on jouit d'admirables points de vue. On voit dans tout ce trajet ces roches primitives énigmatiques qu'il est impossible de déterminer. Cette même roche se voit du reste dans tous les environs de la Chartreuse ; elle a été notée comme gneiss sur notre carte , mais le granité et le porphyre s'y mêlent à chaque instant ; elle se retrouve encore à Saigne, à Combs (672).
En atteignant la Bâtisse, Fonteline, tesCourreix, la Garde et la Rossignole (607), on est frappé des belles et profondes déchirures de la vallée où coule la Sioule. Ces localités depuis Combs , nous ont paru plutôt granitiques que gneissiques , mais ce n'est pas un granité franc , à gros grains, comme celui de Celles et de Gravenoire.
On trou\e, près de ces divers villages, un très-grand plateau , très-monotone, cultivé presque partout , et où la
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roche (680)» (gneiss ou granité) » sale et à petits grains, se montre en petits fragments abondants à la sorface du sol. Une fois aux Âncizes (697)» on retrouve le gneiss, bien caractérisé jusqu'à la Chartreuse (532). Le gneiss existe encore à Farge , oii il supporte les maisons de ce pauvre village ; pois près du Bouchet , en se dirigeant vers St-Georges, on rencontre des argiles sableuses sur une petite plaine, où elles paraissent, comme dans le canton de Bourg-Lastic, le résultat de la décomposition des roches primitives.
La roche indécise entre le gneiss et le granité se présente encore à Saint-Georges-de-Hons (748) et à Gourdon.
Le gneiss ou le micaschiste constituent, au-dessus de la Chartreuse , un grand espace raviné , entouré de véritable granité , et c'est sur ces roches mal caractérisées , que se trouvent presqu' entièrement les communes de Comps et de St-Georges-de-Mons.
A Gourdon, on voit les ruines ou pIutAt les pierres amoncelées d'un ancien chftteau.
En se rendant de Gourdon à Genestouze (695), on abandonne le gneiss; on voit dans ce dernier village , le granité i petits grains, que l'on suit jusque sur les bords de la Sioule et même de l'autre c6té. Tout est granité aux environs, ainsi qu'à Puy-Gilbert (681); cette roche continue; on passe à Montfaucon (684), et une fois arrivé à ce village , on descend près de la Sioule. Nulle part, dans son parcours, cette rivière si pittoresque ne présente des gorges aussi sauvages et aussi dénudées. On voit une foule de rochers déchirés et décharnés, éboulés, sans trace de végétation. Au-dessous de Montfaucon, pour descendre aux Coorreix, on rencontre des masses de roches saillantes, que l'on prendrait pour des porphyres et qui ne sont cependant que des granités
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a petits grains ; on peat» pendant cette descente , suivre de loin le cours de la Sioale , à chaque instant caché par les contreforts des montagnes qui forment une infinité de plans distincts et qui durent autrefois oiïrir une série d'obstacles que Teau rapide a depuis longtemps surmontés.
Nous remontâmes la vallée, pour arrivera Queuillei commune dont nous avons déjà parlé.
Queuille, Queillette, Bonchetel (730), sont sur le même granité , et le chemin très-monotone que Ton suit sur co> grands plateaux (700, 730, 763), conduit à Vi Ile- Vieille , hameau formé de quelques maisons (741), et bâti sur porphyre. En revenant du cAté de la Chartreuse, on passe aux Richards, ou le porphyre se montre encore , puis aux Boordelles sur granité qui se décompose en argiles sableuses ; l(*s mêmes argiles existent an Soulier, village où Ton voit aos^i le porphyre (606) percer les gneiss.
Nous descendîmes à Montavert, pour rentrer à la maison Forestière de la Chartreuse.
BROHONT. ROCHB-CORNET.
Toute la partie du canton de Pontgibaud , qui s*étend au NO. de cette ville, c'est-à-dire, à droite de la route qui conduit h Pontaumur, est formée de roches primitives, plus ou moins schisteuses, tellement entremêlées, qu'il serait impossible de les distinguer séparément sur une carte géologique. Le mi'^aschiste , et quelquefois le gneiss, sont les roches dominantes ; mais sur certains points , le talc oa la chlorite remplacent le mica, et Ton trouve alors des stéascbîstes ou des protogynes dans lesquelles existent de nombreux filons de galène argentifère.