‹ Les époques géologiques de l'AuvergneChapitre 77 sur 115 · CANTONS DE PONTGIBAUD ET DE PONTACMUR · texte numérisé non relu

CANTONS DE PONTGIBAUD ET DE PONTACMUR

avec les acides. Les échantillons efTervescents se rapprochent de rhemithrène, les antres du petrosilei. On ne peut guère douter que cette formation ne soit la même que rhemithrène de Pontaumur avec présence , absence ou quantité plus ou moins grande de calcaire. Cette quantité varie sur des points très-rapprochés comme dans les rochers de Pontaumur , et la présence de ce bloc de marbre blanc que nous venons de citer indique que ces hemithrènes appartiennent à la formation des calcaires saccharoïdes de Messeix et de Savennes ; la serpentine , l'amphibole , qui dans ces roches sont mêlées au calcaire, paraissent se remplacer , et peut-être y a-t-il quelque analogie avec les stéaschistes de Pontgibaud ?

L'hemithrène se retrouve encore dans le département de la Creuse , près de Chatin , où elle a percé les gneiss. Elle est citée dans la Vendée , dans la Bretagne , en Saxe et dans le Hartz où elle se présente comme à Pontaumur.

Après avoir examiné longtemps ces roches singulières , nous passâmes une petite rivière qui se jette dans la Sioule et nous montâmes à Ayde , petit village construit sur le gneiss. Uu plateau de basalte le domine. Au-delà , en allant vers le sud , on traverse des landes argileuses qui couvrent une assez grande surface (666 , 691) et l'on arrive à Saint- Hilaire-les-Monges » chef-lieu de commune , au-dessus duquel s*élève une petite butte de gneiss (780).

De là à Fargoulas on ne trouve encore que le terrain primitif, et on le suit jusqu'aux Aiguës, village tout entouré d'eau et d'argiles ou d'alluvions.

Les dômes fréquents que l'on rencontre dans le canton de Pontaumur et notamment entre cette localité et Montelde-Gelat , offrent presque toujours au sommet un peu de

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quartz 9 des veioes on de petits afllearements de poqihjre ou seulement des masses d'un granité plus dur qui ont préservé ces points d'une érosion aussi complète que celle qui a usé les autres parties du soL

Dans un grand nombre de localités de ce canton, les granités ont été décomposés sûr place « et il en est résulté ces argiles roages , sorte de terrain d'alluvion ancienne , ao milieu desquelles les masses de quartz sont restées intactes.

Tels sont les terrains que l'on rencontre sur de grands espaces» au-dessus de Landogne» au nord de Pontaumur. On traverse ces argiles (635) pour se rendre à la Salasses , à Villanges , à la Peyrière et à la Suchère , toujours sur le granité.

Hallet (594) est un petit village bâti sur le flanc d'un plateau de beau granité , près duquel on voit aussi un peu de porphyre. Un peu au-delà de ce village, nous vîmes dans le granité un filon de roche noire passant an porphyre et que nous avons marqué comme tel « bien que sa direction E.-O. ne soit pas la direction ordinaire du porphyre. Il est sur le chemin de la Gontelle (646).

Nous revînmes de la Goutelle à la Peyrière» et traversant une bande étroite de terrain bouiller » nous montâmes à Rochemaux » village construit sur le gneiss.

Les inondations nous obligèrent de regagner Pontaumur ; le moindre ruisseau nous arrêtait dans nos courses.

HIBEMONT ET EMVIBONS.

Les gneiss s*étendent à l'est de Pontaumur. On les trouve au-dessus de la ville» à Trapoui (6S1)» village ou Ton

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arrive par no chemin très-rapide , et où les gneiss sont parfois recouverts d'argiles. On passe sar le même terrain , A BoordesoulteSy et Ton sait on grand chemin (701) qui mène i r Arboulerie , chAteau un peu ruiné dont on traverse la coor pour atteindre le Veyrial. Près du village , il existe un dAme de granité (684) , tout couvert d*une jolie pelouse d'où l'on jouit d'une vue très-étendue et des plus pittoresques » sur de profonds ravins , sur la roche Cornet et sur toutes les pentes abruptes et boisées qui en dépendent. Audessus des collines voisines se déroule toute la chaîne des pays.

Le chemin qui conduit du Veyrial A Miremont offre un des points de vue les plus sauvages de l'Auvergne.

Miremont, bAtisur le gneiss, est divisé en plusieurs parties par le Sioulet et par la petite rivière qui vient s*y jeter. Ses maisons sont éparpillées. L'église est située sur un rocher tout entouré de hautes crêtes de gneiss démantelées.

Nous passAmes les deux rivières sur deux ponts , et nous montAmes A Dioux (644) toujours sur le gneiss ou micaschiste avec argiles sableuses disséminées. Nous visitAmes Bordessol (662) , Toax (648) et un grand plateau de gneiss (686).

Après avoir passé A Milliazeix , nous descendîmes, en traversant de grandes masses d'argiles sableuses, pour remonter aux Tours. Nous avions aussi traversé la bande étroite de terrain houiller pour atteindre ce village près duquel on voit encore un beau filon de porphyre bordant le chemin qui passe sous une partie du village et qui va affleurer très-près, dans le canton de St-Gervais où l'on voit ce porphyre constitaer deux petits monticules.

En revenant des Tours A Teilhet , on remarque encore

plasiears filoDs da même porphyre , ayant comme celui des Tours une direction trës-dilTérente de celle que présente habituellement cette roche. Ils vont presque directement de rO. à TE. Nous descendîmes à Tingot sur le granité. Cette même roche existe à Roumy , de l'autre côté du terrain houiller, lequel forme une bande étroite et tortueuse en dessous de ce village.

Nous passâmes la rivière à Gargolier (579) qui est sur le gneiss ou sur le micaschiste , et nous rentrâmes à Pontaumur en traversant de grandes plaines d'argiles sableuses parsemées de quartz en fragments.

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