CANTONS DE PONTGIBAUD ET DE PONTAUMUR
dérangement momentané , il reprend la direction primitive poor continuer ainsi sa route , sans la moindre interruption» jusqu'à Say et au-delà.
» Nousavonsdû insister sur tousces faits, parce qu'ils nous offrent des exemples frappants des relations des 6lons avec les accidents , résultant des grandes perturbations du sol. En effet , tantôt ils ont traversé , indistinctement, les roches antérieures , tantôt ils ont été déviés par elles ; puis, ils ont glissé entre les surfaces de jonction des diverses masses , comme nous l'avons vu entre le porphyre quartzifère et le schiste micacé au Jour-de-I'An , et entre le granité à gros grains et celui à petits grains , au-delà de Roure jusqu'à Say. » {Ouvrage citéf p. 91).
Tous ces filons de Pontgibaud contiennent principalement de la galène argentifère , du zinc sulfuré , du fer pyriteux , du fer arsenical, de la bouruonite, du plomb phosphaté, du plomb chromé et quelques autres minerais métalliques. La gangue est ordinairement le stéaschiste un peu altéré, le quartz , la baryte sulfatée.
Nous ne nous arrêterons pas ici à discuter l'origine des filons de Pontgibaud. S'ils sont en rapports presque directs avec les porphyres , nous rappellerons qu'ils sont fréquemment accompagnés de sources minérales et de dégagement d'acide carbonique.
Nous pourrions également faire mention des belles expériences de M. Becquerel, sur la production et l'exploitation des galènes par les courants électriques.
Enfin , il y aurait encore à citer les expériences de Patterson , qui a fait cristalliser de la galène par sublimation, en employant l'intermédiaire d'un courant de vapeur d'eau. Nous avons déjà traité ces questions dans Touvrage
262 TEKHAIMS PRIMITIFS.
que nous avons publié sur les eaux minérales considérées aux points de vue chimique et géologique.
PONTAGM€B. BROMONT. — SAINT- HlLAl RE.
En sortant de Pontaumur, à Test , par la route de Pontgibaud , on voit des rochers qui font saillie et qui sont formés d'une roche noire particulière. Cette roche est composée de calcaire et d'amphibole.
Elle longe le terrain houiller , dans la vallée de Pontau* mur» et le dépassée du côté de Chambon. De grands lambeaux de cette roche ont été mis à découvert par les travaux de la nouvelle route.
De l'autre côté , cette roche passe sous Pontanmnr, et se montre en saillie à la côte au-dessus de la ville. Là ce terrain a été usé par le Sioulet auquel il a dû opposer longtemps une digue très-solide et faire refluer ses eaux en un lac à deux branches dans la vallée.
L'apparition du calcaire dans cette partie des gneiss de la vallée est un fait très-curieux , mais qui se rattache à la présence des mêmes calcaires à Messeix , à Savennes et dans le Forez.
M. Ânglade, agent- voyer, nous a donné, à Pontaumur, une grosse masse de calcaires saccharoïde et lamellaire tout- Â-fait semblable au calcaire de Savennes. Cette masse était enclavée dans les micaschistes à la base du monticule de Chambon. Elle semble avoir été déposée par des eaui minérales et oITre une surface très-irrégulière et garnie de saillies et d'aspérités.
Près de Bromont se trouve aussi une roche qui ressemble à du basalte et dont (quelques échantillons font effervescence