LIMITES ET POSITION
tlots appartenant à l'archipel qui nous occupe, c'était la partie la plus méridionale de l'Europe ; mais au nord , bien au-delà de cette île Scandinave qui pouvait déjà mériter le titre de continent en comparant son étendue aux autres parties de Tarchipel, il y avait encore la Nouvelle-Zemble, limite orientale de l'Europe, atteignant par sa pointe nord le 76® parallèle» et l'archipel du Spitzberg dépassant le 80® degré. C'est de toutes les terres connues , la plus rapprochée du pAle.
Après ces points dominants de l'ancien archipel européen viennent se placer un grand nombre d'îles toutes situées entre les deux principales que nous avons indiquées, et inégalement distribuées à l'est et à l'ouest du méridien de Paris. L'Espagne et le Portugal formaient un groupe séparé et divisé en plusieurs Iles assez étendues; la Corse, la Sardaigneet quelques parcelles de l'Italie en formaient un autre.
Le groupe britannique était composé d'îles assez étendues dont la principale constituait une partie de l'Ecosse et se liait par les Shetland aux terres du nord , tandis que la pointe de l'Angleterre, que l'on désigne sous le nom de Cornouailles, se rattachait à la Bretagne alors isolée et complètement insulaire.
En6n quelques grandes îles également accompagnées de leurs Ilots constituaient avec celle de la Bretagne tout le sol alors émergé de la France et de l'Allemagne. Une de ces îles, plus étendue que toutes celles du même groupe, s'élevait dans la partie méridionale de l'Europe , placée à une certaine distance du centre de l'archipel et rapprochée d'un côté de nie de Bretagne.
Cette grande île qui constitue un point de l'ancienne Europe et qui forme aujourd'hui la France centrale , est traversée par le 45® parallèle, et se trouve par conséquent à égale
distance da pAle et de Téquateur. Elle s'étend en latitude du 47® parallèle au 44®, offrant ainsi deux caps qui se prolongent an nord et au midi.
Le méridien 0 de Paris vient également la couper , laissant cependant sa plus grande partie à l'est de cette ligne.
C'est de cette tie seulement que nous devons nous occuper. Ce sont les changements survenus dans sa constitution , sa réunion au continent » ses soulèvements, ses dislocations; ce sont les dépAts qui se sont formés sur ses rivages , dans ses lacs« sur le bord de ses fleuves, que nous devons étudier.
Nous ne pouvons non plus passer sous silence la distribution des eaui qui l'arrosent ni l'influence de sa topographie sur les phénomènes qui se passent dans son atmosphère. Enfin les nombreuses espèces d'être vivants qui y sont dispersés et les lois qui semblent avoir présidée leur distribution doivent aussi attirer toute notre attention. C'est une description physique de cette vaste contrée que nous tentons aujourd'hui. Ce sont nos recherches sur cette belle partie de la France qui doivent composer cet ouvrage.