PUY-DE-DOME
Saint-Genès-Champespe. — Chabrol. — Cros. — Lacs de las Pialades^ de Lacoste. — Saint-Donat. — Nous n'avons en Auvergne aucune trace réelle de ces anciens glaciers qui ont abandonné leurs moraines dans les vallées des Alpes et des Pyrénées ; mais si nous n'avons aucune preuve de la présence du terrain glaciaire , nous avons de nombreux exemples du terrain névéen.
Nous voyons partout la preuve de ces grands amas de neige qui s'accumulaient en hiver , et qui , fondant rapidement au printemps , entraînaient tout ce qui faisait obstacle à leurs torrents. Tout le versant sud du Mont-Dore offre les caractères de ces chocs violents, et le canton de Latour est presque entièrement parsemé des blocs erratiques qui ont été entrainés pendant ces débâcles réitérées.
G*est à Saint-Genès-Champespe que nous avons observé, pour la première fois , les traces de ce curieux phénomène. Retenu par une pluie battante dans une misérable auberge, nous passâmes une partie de la journée (le 30 août 1853} à regarder, par une petite croisée, la triste campagne qui
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noas environnait. Â force de Gxer les yeax sar qaelques roches sur lesquels le village de Saint*Genès est bâti , noos crûmes distinguer sur ces rochers , comme sur ceux de la Scandinavie , un côté choqué et un côté préservé. Cette idée nous frappa tellement que nous ne pûmes résister , malgré la pluie battante , au désir d'aller la vérifier, et , après en avoir constaté la réalité , nous nous mtmes en mesure de parcourir tout le versant méridional du Mont-Dore, en commençant par les environs de Sainl-Genès.
Nous trouvâmes , entre Goufrant et Saint-Genès , sur on grand espace , de grosses masses de basalte roulé , lesquelles, quelquefois isolées, sont aussi d'autres fois mélangées de blocs de gneiss moins roulés que les basaltes. Ces derniers ne sont pas tous du même basalte. Ces blocs, le plus souvent éparpillés , peuvent aussi se présenter réunis et constituer des amas plus ou moins étendus.
En approchant de Saint-Genès, si l'on vient de Besse oo du Mont-Dore , on remarque bientôt que tous les gneiss qui sont à nu sont usés comme s'ils avaient été frottés, et l'on continue è trouver épars les grosses masses d'alluvion dont nous venons de parler.
Le lendemain du jour où nous avions fait cette remarque, nous partîmes par un ciel très-sombre pour vérifier nos observations et pour les étendre. Nous nous dirigeâmes aa sud de Saint-Genès vers le village de Chabrol (980), à 4 à 5 kilomètres du chef-lieu. Nous rencontrâmes partout dans ce trajet des boules volumineuses de basalte et partout des saillies de gneiss.
C'était un spectacle curieux de voir autour de Saint- Genès toutes ces saillies arrondies du terrain primitif, et tous ces blocs volcaniques dispersés et posés sur une plaine