DÉPARTEMENT DE LA CRE€SE
sidérer comme le fond d'an ancien lac. Peut-être la vallée da Cher, comme celle de la Sioule , a-t-elle oiïert autrefois Doe série de lacs étages » se déversant les ans dans les antres. Ce sont da reste toutes roches primitives qui constituent l'alluvion du Cher.
Des matériaux moins lourds , entraînés par la petite rivière qui vient de Néris ^ se sont aussi arrêtés au sud jde Hontiuçon , et constituent des couches d'argile exploitées près de Sainte- Agathe. Nous avons dit combien il était dif- Gcile de distinguer ces alluvions anciennes de celles qui se forment tous les jours sous nos yeux. Les eaux remanient à chaque instant ces terrains, et nous ne voyons pas très-distinctementf dans le département de TAllier, ces terrasses ou vallées à étages dont le relief permet de séparer l'alluvion ancienne de l'alluvion moderne. On n'a donc pas d'autres limites que celles des grands débordements qui nous donnent la mesure des plus grands effets de Tépoque contemporaine. Ce caractère même est loin d'être infaillible , car le cours d'eau arrêté par un barrage qu'il s'est créé luimême f passe à côté , change de lit et travaille sur un nouveau terrain.
Tous ces débris réduits à un plus grand degré de finesse, mélangés plus ou moins complètement, amendés par les débris organiques, constituent la terre végétale, dont la composition est aussi variable dans l'Allier que dans le Puy-de- D6me.
TEHRAIMS d'aLLUVION DU DÉPARTEMENT DE LA CBEUSE.
Le déparlement de la Creuse offre aussi comme celui du Puy-de-Dftme une alluvion ancienne qui, selon M. de Ces-
310 TERRAINS d'aLLUTION.
sac, occupe les plateaux. La partie inférieare de ce terraia présente soaveot an conglomérat contenant des caillons cimentés par de Targile fort dure ou de l'oxyde de fer et de manganèse. Une argile assez pore et blanchAtre recouvre presque toujours ce conglomérat , lequel a les plus grands rapports avec un dépôt analogue que nous avons déjà cité dans le Puy-de-Dôme et dans l'Allier.
Quant aux alluvions modernes, elles existent le long des rivières et s'étendent quelquefois dans les élargissements des vallées. & D*après M. de Cessac , les tourbières sont nombreuses, et deux d*entr*elles, situées dans ce département , auraient été indiquées comme bassins houillers sur la grande carte géologique de France.