‹ Les époques géologiques de l'Auvergne [microform]Chapitre 9 sur 82 · BLOCS ROULÉS · texte numérisé non relu

BLOCS ROULÉS

torrentielles et tnmoltoeoses ont pu entraîner des blocs plus folnmineox, il a perdn en étendue, car il est évident qo*aax époques géologiques anciennes , les pluies étaient plus fréquentes et plus abondantes , les cours d'eaui plus considérables, en un mot, la quantité d'eau en circulation était plus grande que de nos jours , et , par conséquent , la force motrice dont les courants sont doués se développait sur une plus grande échelle.

L'époque de Teitension des glaciers n'a pas contribué directement à la création des blocs roulés, puisque les fragments des rochers arrachés dans leurs parcours ou tombés sur leur surface étaient entraînés lentement et sans perdre leurs angles pour constituer des moraines frontales ; mais ces moraines, depuis lors remaniées parles eaux, ontdonné oaissance à des blocs et à des cailloux roulés, ainsi qu'à des sables et des graviers qui ont pu se déposer très-loin de leur point d'origine.

Il en résulte que les grands dépôts de cailloux roulés sur les terrains de transports étendus sont antérieurs , en Europe, à l'apparition des glaciers , et quand les deux terrains diluvien (formé par les eaux) ou erratique (transporté par les glaces) viennent à se superposer, ce dernier est supérieur i l'autre.

Le phénomène des matériaux roulés est donc général et continu : il a commencé dès que l'eau a pu séjourner sur la terre ; il a continué avec d'autant plus d'intensité qu'il j avait plus de terres émergées et plus d'eau en circulation. II a augmenté localement , à mesure que par suite des soulèvements et des inégalités que prenaient ces Iles et ces continents, les pentes sont devenues plus longues, plus rapides, et la force des eaux courantes plus considérable. Pendant

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toutes ces périodes , les fldts de TOcéan soalefék accidentellemeot par les tempêtes et contionellement par les icarééSi roulaient les fragments de roche sur les plages, ou. Se servant de ces mêmes fragments arrondis « battaient en brèche, comme ils le font enfcore aujourd'hui , les falaises qui fournissent un nouvel aliment à leur incessante activité.

Enfin les neiges et les glaces , à leur arri\ée sur ces terres , ont augmenté sur des points donnés et la force d'érosion et la puissance des transports ; des blocs plus volnmineui ont été entraînés par les eiïorts réunis de Teau soos deoi états différents ; d'autres ont été charriés sur des courants glacés , et d'autres encore portés sur des glaces flottantes , sont venus aborder bien loin de leur gisement aaturel.

Ainsi l'étude d'un seul débris de la terre nous conduit aux faits les plus anciens de son histoire. La nature nous montre , dans une parcelle de rocher qui lut longtemps le jouet des' flots , la puissance sans bornes dont le temps lui permet de disposer.

Quoique les dépôts alluviens appartiennent à toutes les époques géologiques et qu'ils aient d& commencer de se former dès que l'eau a pu couler sur la terre , on donne plus spécialement ce nom aui terrains modernes et superficiels qui sont les dentiers dépôts de nos cours d'eau.

L'époque alluvienne a principalement succédé aux terrains désignés sous le nom de iertiaires , mais elle se compose d'un grand nombre de périodes se rattachant d'un e6té aux derniers terrains de sédiment , et arrivant ainsi jusqu'à l'époque actuelle, pendant laquelle toutes les eaux courantes abandonnent encore les débris des terrains dans les lits qu'elles parcourent.

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Le principal caractère des alluvionsest d*ètre le résolut du transport et non de la sédimentation. Les dépôts sédimentaires ont bien été d'abord des terrains alloviens, mais les débris, avant de se déposer « ont été sospendos et balancés dans des eaux plus ou moins tranquilles. Les terrain» d'alluvion sont des terrains sédimentaires qui sont restés en chemin.

L'Auvergne, déjà si riche en faits géolo;>iqoes pendant les époques antérieures, va nous offrir un intérêt plus grand encore dans Télude de ces curieux attérissements.

Tandis que, dans la plupart des autres contrées, les allufions ont été successivemenc remaniées et ont perdu les caractères de leur époque, nous retrouvons ici des allovions de tous les Ages, situées à des niveaux différents , et dont de vastes lambeaux ont été conservés par la protection de laves qui les ont recouvertes. En effet , les volcans du centre de la France ayant brûlé longtemps , à des époques liées entre elles, mais pourtant très- différentes, chaque étage des laves a conservé les tables et les cailloux roulé? de son époque, et les traces des anciens courants et des nombreuses érosions sont restées marquées à toutes les allitndes.

Il faut bien distinguer dans la création de ces terrains plus on moins rapprochés de l'époque actuelle , quelques causes générales qui ont disséminé les alluvions sur des ^arfaces étendues , mais , en général , ce sont des phénomènes locaux , restreints à un espace circonscrit , à un ba<5in hydrographique , à une chaîne ou à on massif de montagnes. L'étude minutieuse des cailloux roulés qu'ils renferment conduit presque toujours à reconnaître leur origipe.

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