‹ Les époques littéraires de l'IndeChapitre 3 sur 46 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

veillance n'ont pu se rendre compte de la situation qui m'était faite à ma rentrée en Belgique, où je me proposais de faire connaître une branche nouvelle et importante de l'orientalisme. Or, cette tâche a été entièrement abandonnée à mon initiative.

Pendant les trente-six années où je fiis au service de l'Université de Louvain (1841-1877), je n'ai occupé comme professeur titulaire, dans la Faculté de Philosophie et Lettres, d'autre chaire que la chaire d'histoire des littératures grecque et latine. Loin d'être en possession d'une chaire de sanscrit, comme on l'a pu croire, j'étais simplement autorisé à annoncer au programme des cours une leçon facultative de grammaire sanscrite à laquelle s'inscrivaient des auditeurs bénévoles. J'ai été chargé, en outre, pendant cinq ans de la leçon de langue grecque et, pendant dix ans, de la leçon d'histoire de la philosophie ancienne que je n'avais aucunement sollicitée. D'autre part, ce n'est pas à moi qu'il convient de parler de ces petits services sans nom, que j'ai eu l'occasion de. rendre à des jeunes gens de l'Université en dehors des devoirs quotidiens de ma charge.

Dans quel dessein puis-je actuellement présenter au public la suite de mémoires et de notices que l'on trouvera réunis dans le présent volume? C'est le fruit et la justification de mes tentatives réitérées pour signaler le mouvement-fort rapide des études indiennes, pour vulgariser dans mon' pays les travaux les plus importants qui marquaient

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