C.r.—=0,52$ dans le cas du glucose
C’est la droite représentative de cette en théorique qui figure sur le graphique. La position, par rapport à cette droite, des points représentatifs des divers cas du tableau précédent, montre bien l'accord profond qui existe entre la théorie et les données expérimentales.
J'ai représenté en pointillé la droite qui correspond au rapport de distribution des non-électrolytes d’après la loi de Donna (soit C.r.—1,06 S, en tenant compte de ce que la glycémie est ici exprimée en glucose par litre de plasma).
La position des points expérimentaux par rapport aux deux droites représentant lune la théorie de DonNaAN, l’autre celle de E. DERRIEN, constitue un nouvel argument à l’appui des conclusions du chapitre précédent.
Je rappellerai, pour terminer, que la dépendance des taux de la glycémie et de la glycorachie a été notée par de nombreux auteurs, tels que Crisroz et BLOUQUIER DE CLARET [11], PoLoNovskt et Duxor [39], SERVANTIE [42], Danrrcx [17], Goopwix et Suer- LEY [24], FREMoNT-SMirH et Daicey [23], R. Tar- GOWLA [44], etc., et plus récemment par Sreinrrz [43] qui trouve chez 24 diabétiques un rapport glucosique sensiblement normal.
Mais, à l'encontre de ces données, de très nornbreux exemples d’instabilité du rapport glucosique
ont incité la plupart des auteurs à mettre en doute l'existence d’une relation définie entre le taux de la glycorachie et celui de la glycémie. Cefte instabilité, pourtant, ne devrait en rien nous surprendre. L’inertie des échanges hémo-méningés est en effet particulièrement accusée dans le cas du glucose qui est un non électrolyte à poids moléculaire élevé P.M.=180. Il est donc facile de prévoir que les modifications transitoires de la glycémie, qu’elle soit d’ordre physiologique ou pathologique (instabilité glycémique) se traduiront, le plus souvent, par des perturbations du rapport glucosique.
Il est bien entendu que je n’envisage ici que le cas des sujets à méninges saines, chez qui ces perturbations ne sont jamais d’une très grande ampleur.
Il en est tout autrement dans le cas des affections atteignant les centres nerveux, où de nouveaux facteurs perturbateurs entrent en jeu : modification de la perméabilité méningée, et, dans le cas des méningites aiguës, glycolyse parfois très importante.
Ces phénomènes seront envisagés plus loin.