Urée
Au cours de l’étude statistique poursuivie dans le chapitre précédent, j’ai rappelé que les taux de l’urée dans le L. C. R. et dans le sang sont très voisins. C’est d’aileurs là une notion ancienne qui découle des travaux de Wipaz et FRoIN [48] en 1904. En moyenne, l’uréorachie est légèrement inférieure à l’azotémie de
uréer Cr.
telle sorte que le rapport ———— est voisin de 0,93 urée S
(ou 0,87 en exprimant la concentration de l’urée sanguine par litre d’eau de plasma), valeur qui est tout à fait en accord avec celle de l’équilibre théorique déduite de la relation de E. DERRIEN.
A. — La preuve expérimentale de la relation qui existe entre l’azotémie et l’uréorachie est fournie principalement par les travaux de RisER et LABORDE, déjà cités, et la notion de retard d’équilibration qu’ils ont mis en évidence permet d’interpréter les oscillations du rapport uréique autour de sa valeur normale. On sait, en effet, que l’azotémie n’est pas absolument constante, mais subit en particulier linfluence de facteurs physiologiques perturbateurs tels que le régime et la digestion.
Mais, chez des sujets à fonctionnement rénal normal, ces perturbations sont de peu d’amplitude.
En voici quelques exemples empruntés à PoLo- NOVSKI et AUGUSTE [37]: