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NIER, inversement foute glycolyse méningitique ne s'accompagne pas forcément d'un abaissement parallèle du taux des bicarbonates rachidiens.
Suivant les conditions d’anaérobiose ou d’aérobiose du milieu, la nature des diastases glycolytiques (leucocytaires ou microbiennes), la rapidité de la glycolyse, la fermentation du glucose pourra s'arrêter au stade de fermentation lactique pure, ou bien se poursuivre vers les stades ultérieurs.
Voici deux exemples correspondants à ces deux éventualités :
1° Méningite à streptocoque
Glucose Cr. 0 gr. 02 — —© —————— — (,02 Glucose $. 1 gr. 00 RASCT. 390 cm3 CO20/00 —————— = —————— — (0,67 RA-S. 520 cm3 CO20/00 L’abaissement de la R. A. C.r. est égal à :
520 cm3 CO? — 350 cm3 CO? — 170 cm3 CO? par litre,
44 X 170 ou, exprimé en poids : ————— 0 gr. 33 par litre. 22.400 Il est dû la formation de :
90 X 0,33 ———— — 0 gr. 67 d'a lactique par litre.
et par conséquent à la disparition de 6 gr. 67 de glucose par litre de L. C. R. Etant donné qu'il restait 0 gr. 02 de glucose, on peut admettre que s'il n’y avait pas eu de glycolyse, c’est-à-dire en l’absence
des facteurs chimiques locaux, la glycorachie aurait été trouvée égale à :
0 gr. 67 + O0 gr. 02 — 0 gr. 69 par litre.
0 gr. 69 D'où un rapport hémo-rachidien ———— = 0,69 Trér.
nettement élevé par l'intervention du seul facteur K (perméabilité) :
K (Glucose) — 0,69 X 7 — 4,83.
Ces résultats sont en accord avec l’abaissement observé dans le rapport des chlorures :
NaCICr. 5 gr. 61 DU me Pit Na CIS. 4 gr. 91
K (Na CI) = 1,14 X 3 — 3,42
2° Méningite tuberculeuse
Glucose S. 0 gr. 22 —————— — —— —= 0,16 Glucose Cr. Rupee R.A Cr. 460 cm3 Co? 0/00 = — (0,92
R.A. S. 500 cm3 Co? 0/00
Ce cas s’oppose au précédent par le fait qu’à un rapport hémo-rachidien du glucose très abaïissé correspond un rapport sensiblement normal des bicarbonates. La R. A. C.r. n’est, en effet, abaissée que de 500-460—40 cm CO? par litre, représentant 8/100 de la R. A. S; on est donc très près de la zone d’approximation. Le calcul de la lactacidose locale serait, par conséquent, sans grand intérêt, et l’évaluation du glucose disparu sans aucun rapport avec l’impor-
tance de la glycolyse mise en évidence par les dosages.
Il faut alors admettre que, dans des cas analogues, la fermentation du glucose dépasse le stade de fermentation lactique ; il y a certainement lactacidolyse et restauration de la R. A. C.r. par la production de CO? mise en évidence par les travaux anciens de Krauss [30] et de LÉPINE [34].
Cette voie chimique conduit donc au très intéressant problème des fermentations du glucose C.r., mais, pour mener à bien cette étude, il faudrait pouvoir s'assurer, par des recoupements, de l’exactitude des évaluations tentées :.
Dans le cas de la méningite à streptocoques, par exemple, l’abaissement de la R. A. C.r. nous a-t-elle permis de calculer avec une approximation suffisante le glucose disparu ? Autrement dit: le rapport : glucose C. r.
— = 0,69 est-il bien le rapport d’équilibre
glucose S pour la nouvelle valeur de la perméabilité méningée ?
Ce n’est que dans l’affirmative que nous serons autorisé à parler de fermentation lactique pure.
1. Les phénomènes sont en effet assez compliqués du fait des échanges Plasma < L. C. R. Ce que nous appelons la « quantité de glucose disparu » correspond en réalité à un équilibre entre le débit du glucose qui diffuse du plasma vers le L. C. R. pour tendre à rétablir la répartition glycosique d’équilibre iet la quantité de glucose C. r. qui disparaît par glycolyse.
L’ « abaissement de la R. A. C. r. » résulte de même d’un équilibre entre la décomposition des bicarbonates par l’acide lactique provenant de la glycolyse et la diffusion des bicarbonates S vers le L. C. R. pour tendre à rétablir légalité de répartition.
Les résultats que j'espère obtenir par la « voie physique » qui va être envisagée maintenant, fourniront peut-être ces recoupements nécessaires.