‹ Les Équilibres Hémo-Rachidiens: Considérations Physiologiques, Physico-Chimiques et PhysiopathologiquesChapitre 72 sur 87 · UNE VOIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

UNE VOIE CHIMIQUE

Puisque l’abaissement de la glycorachie provient d’une glycolyse diastasique, ne pourrait-on trouver un « test » d'appréciation du glucose disparu dans le dosage d’une substance provenant de cette fermentation :

L’acide lactique par exemple ?

Pour plusieurs raisons cette méthode est inapplicable.

Même en admettant que le glucose subisse une fermentation lactique pure (ce qui est loin d’être la règle, nous le verrons plus loin) les phénomènes auxquels on a à faire sont très complexes. Dosons, en effet, l’acide lactique C.r. Comment allons-nous estimer son augmentation ?

En comparant l’acide lactique C.r. à l'acide lactique S et en tablant sur le fait que le rapport hémorachidien normal de ce constituant est égal à 0,84 ?

Outre de multiples inconvénients, ce procédé ne peut conduire qu’à des erreurs étant donné que la perméabilité méningée a subi une modification et

a. lactique C.r.

que le rapport ———— correspondant est luia. lactique S même inconnu.

On tournerait ainsi dans un cercle vicieux.

Notons encore que la relation qui pourrait exister entre le glucose disparu et l’acide lactique apparu n’est pas simple : vitesse de diffusion du glucose du sang vers le L. C. R. activité glycolytique, vitesse de diffusion de l'acide lactique du L. C. R. vers le sang entrent en jeu.

Ne pourrait-on alors tenter une évaluation indirecte de la glycolyse à partir dc l’abaissement du rapport hémo-rachidien des bicarbonates ?

On sait, en effet, que l’acide lactique issu de la dislocation du glucose se neutralise en décomposant les bicarbonates du L. C. R. au fur et à mesure de sa formation. D’autre part, l’abaissement de la R.A. C.r. est facilement calculable par rapport à la va-

COSHNa C.r.

leur de la R. A. S. (le rapport normal

COSHNa S étant égal à 1, il conserve vraisemblablement cette valeur lorsque la perméabilité méningée varie).

Le Professeur P. CRISTOL a amorcé quelques recherches dans cette voie et s’est vite aperçu que si l’abaissement de la R.A. C.r. au cours des méningites est bien le fait d’une lactacidose locale par glycolyse lactique, comme il l'avait montré avec P. Mox-

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