‹ Les Équilibres Hémo-Rachidiens: Considérations Physiologiques, Physico-Chimiques et PhysiopathologiquesChapitre 75 sur 87 · CT · texte numérisé non relu

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donnée les rapports ——— ; nos deux repères se tra- S

duiront sur le graphique, d’une part, par le point

Cr:

—— — 1 commun à toutes les substances et corres-

S pondant à K (Na Cl) =3, d’autre part, par une série de points d’abcisse commune K (Na CI) =3,66 et d’ordonnées respectivement égales à la valeur du rapport hémo-rachidien normal de chaque substance considérée (voir le graphique ci-joint).

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J'ai réuni provisoirement par des droites les points

Gr d'abcisse commune 3,66 au point commun —— = 1 S

d’abscisse 3. Chacune des droites de ce système convergent représente la variation de la répartition hémo-rachidienne de la substance correspondante en fonction de la variation de la perméabilité méningée (représentée par K (Na CI)).

Il est bien entendu que cette représentation gra-

phique est très schématique. Seule la variation de

NaCl'C:r —————— est une fonction linéaire de K (Na CI). NaCIS

Pour les autres substances l’allure des courbes reste à déterminer.

Mais, dès à présent, les considérations suivantes montrent l’intérêt de cette solution :

Reprenons par exemple le cas de la méningite à

NaCIC.r.

streptocoques ; le rapport —— étant égal à NaCIS

1,14, c’est-à-dire K (Na C1) =3,42, quelle serait la valeur du rapport hémo-rachidien du glucose s'il n’y avait pas glycolyse ?

La solution de ce problème est simple, le graphique pouvant jouer le rôle d’une abaque. Il suffit de

mener par K — 3,42 une parallèle à l’axe des à S

L’'intersection des droites représentatives par cette

verticale fournit alors les valeurs des rapports théoriques d'équilibre des substances correspondantes,

pour cette perméabilité. On voit, en particulier, que le point d’intersection de la droite « glucose » a pour ordonnée :

Glucose Cr.

—— = 0,69 environ.

Glucose S$.

Il est intéressant de noter que c’est précisément là la valeur que nous avions trouvée par la « voie chimique ».

On pourrait de même évaluer les modifications de concentration de l'acide lactique C.r. ou de toute autre substance et tenter, sur cette base, l’étude des diverses fermentations glycosiques céphalo-rachidiennes dont il a été question précédemment.

Il est à remarquer encore qu’en valeur absolue la pente de la droite (glucose) est plus forte que celle de la droite (Na C1). On comprend alors fort bien les indications qui résultent des travaux de Voisin et de MESTREZAT, à savoir que lors d’une légère augmentation de la perméabilité méningée (stade congestif), c’est l’élévation du glucose C.r. qui est tout d’abord perceptible.

Je signalerai, pour terminer, qu’une nouvelle étude des équilibres sang-transsudats pourra vraisemblablement être tentée par cette voie, et ce sera là son plus grand intérêt. Peut-être sera-t-il possible de montrer ainsi que la. même loi de diffusion préside aux divers échanges humoraux (les différences de répartition observées dépendant alors surtout du facteur membrane) et de reconnaître, le cas échéant, ses limites d'application. Il est possible, en effet, que

dans certaines conditions les équilibres observés se rapprochent de ceux de DonNNaN.

Cette question dont l'intérêt physico-chimique, physico-pathologique et clinique ne saurait échapper sera reprise ultérieurement.

Je me bornerai, pour l’instant, aux conclusions suivantes :

Les conditions de l'équilibre hémo-rachidien diffèrent suivant le degré de perméabilité méningée.

Cette intervention du « FACTEUR MEMBRANE » (K perméabilité) constitue un nouvel argument contre l'existence d'un équilibre hémo-rachidien STATIQUE du type des équilibres de F. G. DoNNAN.

Elle plaide, au contraire, pour un équilibre DYNA- MIQUE dont l'expression approchée est donnée par la loi de E. DERRIEN.

Il est à noter enfin que l’étude des affections méningées fournit un exemple très net de l’intrication des divers facteurs que nous avions tenté d’étudier séparément : variations de S, variations de Cr. et variation de K (perméabilité).

Il est possible de se faire ainsi une idée de la complexité des équilibres hémo-rachidiens et, en même temps, de l'intérêt que présente la loi de E. DERRIEN pour leur étude :

Toute variation de concentration d'un constituant du L. C. R. ne peut être bien interprétée si l'on ne connaît pas la concentration plasmatique de ce même constituant. Un taux « normal » ŒNaCIC.r. par

exemple, peut cacher une hyperchlorurémie avec altération de K (perméabilité), et un taux « Rypo » peut correspondre simplement à une hypochlorurémie avec méninges saines et constante hémo-ménin-

gée normale.

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