EVECHE DE NANCY ET DE TOUL
Nancy, le 4 mai 4906. Monsieur l'Abbé,
L'accablement des affaires et des sollicitudes et, depuis quelque temps, les visites pastorales, ne m'ont pas permis de vous remercier plus tôt de la démonstration puissante, indiscutable, que vous avez établie sous ce titre : Les erreurs des Démocrates de la Justice sociale.
Ces erreurs sont nombreuses et de la plus haute gravité : erreurs sur le dogme et la morale, — sur l'exégèse et la Bible, — sur la dévotion envers les saints, — sur les questions sociales, — sur les questions historiques et politiques. Ces erreurs qui tendent évidemment à la destruction de la foi, de l'autorité divine de l'Eglise, de l'ordre social, de l'union des catholiques, sont le grand péril de notre époque et de notre pays.
L'existence de ces erreurs et leur propagation obstinée, vous les démontrez à chaque page par des textes et par les références les plus précises.
Il y a longtemps que j'ai dénoncé et réfuté ces erreurs et montré leurs lamentables conséquences.
Dieu veuille que votre nouvelle, si lumineuse et si complète démonstration éclaire les catholiques, et surtout les séminaristes et les jeunes prêtres, qui se laissent, hélas I si facilement séduire par les nouveautés.
Recevez, Monsieur l'Abbé, avec l'expression de ma reconnaissance, l'assurance de mes sentiments bien dévoués en Notre-Seigneur.
t CHARLES-FRANÇOIS,
Evêque de Nancy.