‹ Les erreurs sociales du temps présentChapitre 1 sur 24 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

de la société, rivales et divisées jusqu'à la haine, est troublée, et arrêtée dans son développement, par les hommes qui ont la simplicité de croire à la Providence et à des espérances qui ouvrent un immense horizon au delà de la tombe ; le travail et l'ouvrier, méprisés sous la domination du Christianisme aux âges de foi religieuse ont retrouvé leur dignité pleine de noblesse avec le triomphe des idées qui ont conquis une place définitive dans nos institutions et dans tous les esprits.

Or, la philosophie qui s'ipspire des pensées chrétiennes et qui a régné seule, avec un empire manileste dans les siècles passés, contient les affirmations suivantes qui sont la négation formelle des principes nouveaux :

La morale naturelle est inséparable do l'idée de Dieu et de la croyance à l'immortalité de l'àme ; l'éducation de l'homme implique nécessairement un élément rehgieux; le Christianisme a relevé dans le monde la dignité du travail et le sentiment du respect; les solutions économiques du problème social sont bonnes, mais elles sont insuffisantes sans le secours de la religion qui tempère l'austérité des soufî'rances inévitables de la vie par les espô^ ranccs éternelles ; le divorce est fatal à la famille ;

Page 1