‹ Les erreurs sociales du temps présentChapitre 2 sur 24 · PRÉFACE III · texte numérisé non relu

PRÉFACE III

le droit est immuable; il ne varie pas avec les événements, les institutions, les caprices des peuples qui cherchent la paix dans le mouvement douloureux d une perpétuelle instabilité.

Il y a donc un antagonisme profond, un désaccord absolu entre la philosophie matérialiste et la philosophie chrétienne, sur des problèmes qui n'intéressent pas seulement la tranquillité des individus, mais qui appartiennent à l'essence même de Tordre social.

Depuis quelques années, les grands problèmes philosophiques ont dépouillé leur caractère abstrait et métaphysique. On s'intéresse peu aux dissertations arides sur la naturedu temps, delà substance, de l'espace et de l'origine des idées. Les questions pratiques, morales et sociales, appellent impérieusement l'attention du philosophe et le détournent des régions spéculatives où sa pensée hardie emportée par un vol sans fatigue, pouvait se complaire, dans une contemplation sereine' des vérités éternelles.

Il faut descendre do ces hauteurs, étudier cette société nouvelle, où s'entre-choquent tant d'éléments divers : aspirations incomprises, mouvements généreux, regrets stériles, illusions redoutables,

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