ETUDE CLINIQUE
Les caractères des érythèmes qui surviennent au cours. de la fièvre typhoïde, leur aspect, leur époque d’appari- tion et leur durée variables, la diversité des symptômes .qui peuvent les accompagner rendent difficile la tâche d'en présenter une description d’ensémble. Il ne s’agit
pas d’un état morbide défini, mais d’une manifestation de gravité variable, surajoutée à la maladie en cours, à une époque quelconque de son évolution. Il serait même presque impossible de faire le départ entre les symptômes
de la fièvre typhoïde et les accidents du syndrome sura-
jouté, si nous n'avions, pour nous guider dans cette étude, les cas qui apparaissent en pleine convalescence, alors
que tous les phénomènes de l'infection éberthienne ont totalement disparu.
Nous avons pu réunir de ces érythèmes un assez grand nombre d'observations, qui, jointes aux 29 personnelles dont nous disposions, forment un total de 182 cas.
Deux groupements s'imposent dès l'abord parmi ces observations et nous les retrouverons constamment dans la suite de cette étude :
1 Les unes concernent des ér{ Etes bénins. L’éruption est l'unique symptôme ; elle ne modifie ni l'allure clinique, ni 1e pronostic de la fièvre typhoïde en cours ; tels, notre
observation VII, la plupart des cas de Lovy et de Remlinger, les observations de Revilliod, etc. Ces érythèmes
bénins sont constitués par de simples efflorescences cu-
tanées, le plus souvent morbilliformes, quelquefois poly-
morphes, qui ne diffèrent en rien des types éruptifs cor-
respondant que nous décrirons pour les érythèmes malins. \ HE