‹ Les Érythèmes GravesChapitre 33 sur 87 · raît en même temps qu’elle ou après elle · texte numérisé non relu

raît en même temps qu’elle ou après elle

A: Si les muqueuses sont presque toujours intactes, il

+ existe, au cours de la majorité des érythèmes graves, des

+ | lésions du pourtour culanéo-muqueux des orifices de la

Pa à face, auxquelles nous attribuons une grande valeur diag-

$ nostique et pronostique. ê

He M. Hutinel semble avoir été le premier à attirer l’atten- | tion sur ces ulcérations des lèvres, et il les considère comme Fa les portes d'entrée principales de l'infection streptococci- & que qu’il incrimine, Mais déjà, avant ses publications, des 1e observations plus anciennes, comme celle de Laboulbène ee (in Thèse Reynaud), notaient ces lésions des lèvres. Nous te les retrouvons signalées par la majorité des observateurs. CAE | Quelques-uns ont noté la stomalite, sous forme aphteuse ou ulcéreuse, avec fétidité de l’haleine.

à . Mais ce que l’on observe beaucoup plus souvent, — nous

dr pourrions dire dans tous les cas graves, — ce sont les

ulcérations des lèvres. Les lèvres s’excorient plus ou moins profondément ; des fissures apparaissent, prédominant à la lèvre inférieure, vers sa partie moyenne ou au niveau des commissures ; les bords de ces fissures sont durs, leur fond est grisâtre et se recouvre bientôt d’une croûtelle brune, Qui laisse au-dessous d’elle un derme saïgnant. La lèvre inférieure, dans son ensemble, est augmentée de volume, dure, comme infiltrée ; l’occlusion de lorifice buccal devient difficile et il s'écoule de la bouche une salive peu abondante et fétide. Ces fissures deviennent souvent le point de départ d’ulcérations superficielles, qui gagnent surtout vers la peau voisine, donnant à la physionomie un aspect tout à fait particulier. La malade de de notre obs. IV était à ce point de vue très caractéristique.

Ultérieurement, on note de la desquamation au niveau des lèvres ; les malades portent alors constamment leurs mains à leur bouche, arrachant l’épiderme labial, qui laisse au-dessous de lui une surface saignante qui s’ulcèrera à son tour.

Nous avons très souvent observé des lésions analogues au niveau des narines, avec prédominance à la commissure naso-génienne et à la sous-cloison. Là aussi les fissures se transformaient rapidement en ulcérations croûteuses, que les malades faisaient constamment saigner.

Les bords palpébraux sont assez fréquemment atteints par le même processus : c’est une véritable blépharite, avec épaississement et rougeur des bords ciliaires et quel-:. ques fissures au niveau des commissüres palpébrales.

Nous n'avons jamais trouvé de lésions analogues au pourtour de l’anus ou de la vulve. :

ar contre, des lésions suppuratives et des ulcérations, peuvent apparaître dans des régions où la peau est fine : pavillon de l'oreille (Obs. [), pourtour des ongles (Obs. IV).

Il est possible, comme l’a soutenu M. Hutinel, que, dans cerilains cas, ces curieuses et intéressantes lésions périorificielles jouent un rôle pathogénique, en servant de qe porte d'entrée à un organisme virulent. Nous ne croyons *

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