‹ Les Érythèmes GravesChapitre 49 sur 87 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Le pronostic des érythèmes de la fièvre typhoïde a été

l’objet de grandes divergences de vue et a suscité des

et par Leloir, dans les Bulletins de la Société anatomique

de Paris. Ce sont des lésions banales d'hyperhémie, sans

{vs grand intérêt. Nous nous contenterons de rappeler le

me. résumé qu'en donne Mussy : « C’est une lésion constituée

par l'hyperhémie des papilles ; ‘les bouquets vasculaires

sont remplis, il se produit dés taches roses ou rouges,

% séparées par des espaces pâles correspondant aux cônes

SR cutanés, moins complètement irrigués. Cette théorie met

4 en évidence la théorie de Renaut, de Lyon, qui a démontré que la peau était formée par une infinité de petits terri- # toires commandés par une artère. Cette artère a des ramifications en forme de cônes dont la base serait tégumen-

: taire. Supposons l’artériole paralysée, le cône est congestionné ; on a la tache rosée ou rouge. Parmi les territoires, les uns sont injectés facilement, les autres moins facilement. C’est cette différence qui rend compte des parties anémiées, pâles, qui séparent les parties rouges, avant que les lésions se soient généralisées.

« Si la pression sanguine est trop forte, le plasma transsude, il y a œdème de la région hyperhémiée, les leuco- a cyles traversent les vaisseaux et leur forment une sorte de gaine ; l’érythème papuleux est constitué. Si la lésion s'étend, c’est l’'érythème en cocarde. Si la lésion se généralise, c’est l’érythème scarlatinoïde ; si l’exsudation se. fait sous l’épiderme, on aura la forme vésiculeuse, bulleuse, pemphigaïide. Dans les parties où l’œdème est plus :

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