‹ Les Érythèmes GravesChapitre 55 sur 87 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

En présence des érythèmes graves que nous avons décrits chez les typhoïdiques, il y a lieu de se demander quelle est leur nature et leur mode de production.

Plusieurs théories ont été proposées pour résoudre cette question pathogénique.

10 Les érythèmes sont simplement des fièvres éruptives, rougeole ou scarlatine, survenant au cours d'une fièvre typhoide.

20 Ce sont des érythèmes médicamenteux.

30 Ils-sont l'expression d'une septicémie secondaire.

40 Ils sont sous la dépendance du bacille d'Eberth, soit qu'il s'agisse d'une décharge bactérienne par la peau, soit qu'intervienne l'influence de {oxines érythrogènes, soit que le principal rôle appartienne au foie ou au rein lésés.

I. — LES ÉRYTHÈMES NE SONT QUE DES FIEVRÉS ÉRUPTIVES ASSOCIÉES A LA FIÈVRE TYPHOIDE. — Cette théorie ne nous arrêtera pas. Elle ne pouvait être soutenue que par les anciens auteurs qui observaient dans un milieu éncombré, sans isolement des malades contagieux.

Les auteurs contemporains ont mis lous leurs soins à différencier ces érythèmes, des fièvres éruptives avec lesquelles on aurait pu les confondre, et si quelques confusions ont pu se produire dans un sens ou dans l’autre, comme dans les observations de Le Bœuf, de- Whipham, l'obs. V de Lemaigre, etc., il n’en reste pas moins acquis que les érythèmes de la fièvre typhoiïde ont une autonomie indiscutable et qu’ils peuvent exister en dehors de toute fièvre éruptive.

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