CHAPITRE PREMIER
# L'ÉPIDÉMIE D'ÉRYTHÈMES GRAVES
à Obasruée à l'hôpital Trousseau en 1907
Et
La série si meurtrière d’é érythèmes graves observés à 28 l'hôpital Trousseau débuta dans le service de M. le Doc-
48 teur Boulloche, le 29 décembre 1906; par un cas qui tout LE . d'abord Wattira pas l’attention (Obs. 1). IL s'agissait d’un +4 À garçon de 8 ans et demi, entré le 25 décembre, présentant des symptômes méningés. Le diagnostic, très hésitant au dé- Fi but, ne fut éclairé que le 3 janvier, veille de la mort ; ee e à cette date seulement, la séro-réaction de Widal fht pos 3 sitive à 1/50 ; le diagnostic de fièvre typhoïde fut d'ail- 44 leurs confirmé à l’autopsie. Le 29 décembre était apparu un érythème péri-articulaire, auquel on n’attacha qu’une à: | minime importance ; mais, dès le lendemain, apparaisre saient des vomissements incoercibles, puis de la diarrhée
GE verte, des ulcérations des lèvres, un facies rappelant ce- À lui de la perforation intestinale ; l'enfant, très agité, succombait le 4 janvier, sans grande modification de la
= courbe thermique. À lautopsie, aucune lésion ne pul ex-
? s pliquer ce dénouement rapidement fatal, si- ce n'est. un
ES foie hypertrophié, gras, dégénéré.
‘52 Quelques jours après, le 9 et le 13 janvier, deux nou- LS | veaux cas d’érythème éclataient dans le même service De : TE (Obs. II et IIT) : le premier, chez une fillette de 10 ans, #x - entrée le 5 janvier au huitième jour d’une fièvre typhoï- ke Re: de grave; elle eut, à quelques jours d'intervalle, deux.
ER poussées érythémateuses, dont elle guérit. Le second, ter- en ce
miné par la mort, concernait une fillette de 13 ans, ayant
contracté, la fièvre typhoïde dans le service ; dix jours après le début de la dothiénentérie, elle présentait des vomissements bilieux, verdâtres et de la diarrhée verte ; l’érythème Apbaraissait, la prostration était très marquée, la température s’abaissait et l'enfant mourait. six 0h US le début des accidents.
Pendant que ces cas évoluaient dans le service Fe M. me Docteur Boulloche, nous observions, avec notre maître M. le Docteur Netter, sans avoir connaissance des trois cas. précédents, une série de six cas, qui éclatèrent presque simultanément, en l’espace de douzé jours, dans les deux salles situées au premier étage du bâtiment dont le service de M. Boulloche occupe le rez-de-chaussée.
Le premier cas (Obs. IV) fut celui d’une fillette de 15 ans et demi, en traitement depuis plusieurs mois pour une néphrite. Dans les derniers jours de décembre, elle contracta la fièvre typhoïde dans le service et présenta, à partir du 7 janvier, des vomissements verts, de la diar- rhée verte, des ulcérations des lèvres, une chute très marquée de la température, suivie de réascension. Le facies péritonéal était tellement accusé que nous émettions de- .. vant notre maître l'idée d’une perforation possible. Le ventre souple et non douloureux, l’état du pouls permettaient d’ailleurs d'éliminer cette hypothèse. La malade succombait le 14 janvier aux progrès de ces troubles généraux, dans un état de prostration profonde, sans avoir 2 à aucun moment présenté d’érythème. Peut-être les pus- N tules qui apparurent sur la face dans les derniers jours
bles cas ultérieurs. |
(#4) x périlonite, ni de perforation. Il y avait des lésions ancienji à nes des reins. Le foie était gras, dégénéré.
RE, Dans la salle des garçons, quatre cas éclatèrent presque PL. simultanément chez des typhoïdiques, dont trois étaient
AE voisins de lil. h Le premier fut véritablement foudroyant : il s'agissait
étaient-elles l'équivalent cutané de l’érythème, que nous: allions dès lors voir PSCOMPABR ET le syndrome dans tous
L’autopsie de cette malade ne révéla aucune trace de