AUX
Le 28 janvier, la température se met à monter ; le 29 au soir, eus és + * 40 de 3805, Le 30 janvier au matin (59 jour) elle est à 39 et le sal ; 2 à 394, Or donne un gramme de sulfate de quinine et, le 1er février, la En température est à 380. Mais le même jour commence à apparaître une 7 éruplion, sous forme de petite taches arrondies asssez confluentes, sur la L Qu à face, puis sur les bras, sur les membres: inférieurs et enfin le ventre, à | Le dos n'est envahi que quatré jours après le début, Les taches sont à on. peine surélevées. De nouveaux éléments éruptifs apparaissent bientôt ; 4e Jes premiers s’agrandissent peu à peu ; la fusion se fait en plusieurs MS points où l’on voit alors de larges placards d’un raugé vif à bords irré- RC guliers, Ceux-ci se réunissent à leur tour et ü ny a bientôt plus de. P 34
peau saine à la face, sur les cuisses et dans le dos, L'éruption PERS WA | Vd t
Mes QU, ' | DA TND pe \ PAR ,
OBSERVATIONS BAMOIMARE €: CA
constituée rappelle à s’y méprendre. l’éruption de la scarlatine, mais il n'y a aucune trace d'angine, et dans la salle il n’y a aucun malade atteint \A de scarlatine, à.
En L'éruption a mis sept jours pour en arriver à ce point de confluence k et de généralisation. La température moyenne est de 38 degrés, sauf ce-
pendant une chute à 365, le 5 février.
+ Le 7 février (67° jour de la maladie), la desquamation commence à ap- » paraître à la face et aux membres, sous forme de larges écailles analo- * gues à celles de la scarlatine, Les squames sont particulièrement épaisses à la face palmaire des mains, Bien qu'il n'y ait pas eu d'angine au début, la muqueuse buccale ést devenue pêu à péu d'ün rouge vif et bientôt elle st participe à la desquamation ; la langue est toute entière dépouillée et ver-
2% nissée, ainsi que la face interne des joues,
à à Les ‘urines sont troubles et légèrement albumineuses,
ARS L'état général ne semble pas influencé par le processus cutané,
+ Le 10 février, la température atteint 3904 ; cètte élévation thermique
coïncide avec une nouvelle éruption localisée au scrotum et au prépuce jusque-là respectés,
L La température tombe au-dessous de 39 le lendemain matin et ne dé-
ù passe pas ce chiffre jusqu'au 14, Ce jour-là, elle atteint 39°5 sans cause apparente, On ne découvre aucune nouvelle éruption, D'ailleurs tout le tégument a déjà été envahi, La coloration rouge de la face est très atté- 4. nuée, la desquamation y est très active, Il en est de même aux cuisses
es D et au dos, Les mains sont crevassées. Les ongles secs et cassants semblent
devoir tomber : ils sont creusés, sur leur bord adhérent à la matrice, d'un profond sillon ; il est néanmoins impossible de les détacher et même de
& LR
les mobiliser,
L'état général est satisfaisant, Depuis l'apparition de l'érythème, on à supprimé toute médication, de manière à écarter la possibilité d’influence médicamenteuse sur la marche du processus cutané,
16 Février, — La température atteint 40°5, La desquamation se continue MATE toujours plus abondante, Sur tout le corps, il y a encore une légère teinte | rouge, Mais la face a un aspect granité tout particulier ; la langue est toujours d’un rouge vernissé très prononcé et la sécheresse de la bouche fatigue beaucoup le malade, Il se plaint également d’une blépharite double, Les cils de la paupière inférieure sont tombés en grande partie et A ceux qui restent se détachent à la moindre traction, Du bord libre des PPS paupières, s’écoule une sérosité louche, Pas de conjonctivite,
+ 17 Février (77° jour). Par une brusque descente, aussi inexpliquée que les précédentes ascensions, la température redevient normale (3705),
Du 18 au 22 février, la température monte progressivement de 0°5 par
21 heures avec légère rémission matinale, ét le 21 au soir le thermomètre est à 400. Congestion pulmonaire intense ; le malade tousse beaucoup
° et son expectoration est spumeuse, abondante ; quelques frottements pleuraux aux deux bases, L'état général devient moins bon.
La desquamation se continue activement et les squames qui tombent sont remplacées par d’autres de nouvelle formation, beaucoup plus minces ef moins larges, mais d’une extrême abondance, L’amaigrissement peu marqué jusqu'alors est très notable, Les paupières sont tuméfiées,
Le 22 février, la température baisse brusquement de 294, Les signes
Stéthoscopiques semblent s’amender, Les sourcils et les cheveux tom-
bent à la plus légère traction. Le cuir chevelu en desquamation est recouvert d’une grande épaisseur de débris épithéliaux.
TLe 97 février, la température n’a pas dépassé 39, L’exfoliation a nota-
blemen diminué, L’expectoration est toujours abondante, et l'examen 3 -micrographique y révèle la présence d’une grande quantité de bacilles
tuberculeux, L’amaigrissement s’accentue,
9 Mars, — Ces: derniers jours, la température a évolué entre 38 et 39. La maigreur est très accusée, l’adynamie considérable. Rougeur en plaques au sacrum et à la malléole des deux côtés ; quelques vomissements, Les lésions pulmonaires Keient se localiser “ plus en plus aux deux bases. y® HA ‘ 7 4
11 Mars, — Cachexie et faiblesse extrêmes. Au lobe inférieur droit, matité accentuée, souffle caverneux et gargouillement, le tout entouré de craquements, Le pouls devient fréquent, petit, inégal. La langue se sèche; les dents sont fuligineuses, l'anorexie est absolue, les, vomisséments sont presque continuels et la diarrhée à reparu hier. Délire: nocturne. Sueurs abondantes, Le malade meurt le 14 juin, 102 our RER début de la fièvre typhoiïde. | |
Aulopste, pratiquée le 16. Lésions tuberculeuses des POUIGRES Cœur normal, Pas de péricardite, V4” Les reins sont un peu congéstionnés,
Le foie, un peu gros, mou et friable, ne présente pas d’autres altérations macroscopiqües, La rate, d’un volume normal, est molle et diffluente, On examine l'intestin dans toute son étendue, A Ia fin de l’iléon on. trouve trois pelites ulcéralions arrondies, encore incomplètement répa: rées, au voisinage de la valvule de Bauhin, Dans cette même région, on
- trouve d'autres vestiges d'ulcérations déjà cicatrisées
OBSERVATION TI (LE GENDRE, Soc. méd. des hôpilaux de. Paris, 1893). (Résumée), — Dard.., 17 ans, garçon de lavoir, entre à da à 4° BSaint-Antoine, salle Broussais, le 2 juillet 1893.
D’après les prodromes et Vétat actuel, nous portons le diagnostic de fiè : vre typhoïde au 9% jour environ et le traitement suivant est institué :
purgalif salin ; benzonaphtol : 2 grammes par jour ; lavements boriqués malin et soir, diète lactée, bains tièdes à 300. A partir du 12° jour, la température décroît progressivement, et à partir du 12 juillet, elle oscille autour de 37°, et cela jusqu'au 22° jour de la maladie, le 16 juillet, , Diners
Ce jour-là (22e de Ha maladie), la température qui était le matin. de.
36"8, atteint le soir 3905, Aucune complication viscérale ne peut expli-
quer cette élévation subite du tirermomètre, Mais le même jour côm-;
mence à apparaître une éruption sous forme d'érythème, d'abord -papu-
leux, puis polymorphe, à petites taches arrondies el assez confluenñtes : sur les poignets et aux aines. La distribution en est absolument symré: : trique, Les taches sont surélevées, d’une teinte rouge vif, arrondies où ;
oblongnes, quelques-unes entourées d’un petit cercle blanchâtre, Leur diamètre. est de deux à trois millimètres,
Le lendemain, Féruption se fait symétriquement à la partie supérieure
- et externe des cuisses et au scrotum, en même temps qu’elle commence à
apparaître sur la face dorsale des mains et des pieds. Le même LE #. NTM 0e FE re HAL CE ATTE
vomissements, :
Les jours suivants, la température oscille éntre 38° et 3705, mais de is veaux éléments éruptifs apparaissent d’abord sur les jambes, puis aux deux genoux (côté de l’extansion), et enfin dans le dos et sur laverge.
Les premiers éléments s'agrandissant peu à peu, la fusion se fait en plu- 1 Il peu,
sieurs points, pour constituer de larges placards rouge vif à contours irréguliers, d'aspect absolument scarlatiniforme, A1 la paume des mains et à la plante des pieds commencent à appa-
raître des taches ecchymotiques de 4 à 5 millimètres de diamètre, avec -
tendance au soulèvement épidermique, Nous notons en même temps sur la face dorsale de la main et externe
du poignet, l'apparition de petites bulles à contenu séreux. Des bulles sémblables se montrent lé 21 juillet à la face antéro-interne de la racine.
des cuisses, sur la verge, et sur le scrotum. Û
99 Juillet, — Même éruption bulleuse dans la région axillaire gauche,
Sur les autres point du tégument, sièges de l’éruption primitive, com- :
mence une desquamation à grands lambeaux, rappelant celle de la scarlatine, FINE
— chent avec une extrême facilité.
Le 24 juillet, l'éruption est absolument généralisée, sauf au cuir chevelu, Les bulles ont considérablement augmenté de volume et de nombre,
Chute spontanée des poils des jambes ; les sourcils el les cheveux s’arra-
Sur la main droite, à la face dorsale, certaines des bulles ont atteint
le volume d’une petite noisette, On en aperçoit à l'état naissant sur toute la face antérieure de l’avant-bras droit et dans l'aisselle droite, È Ces bulles sont très prurigineuses, Le gland est enflammé ; tout le prépuce : est rouge et infiltré,
y LE PR Le 25 Juillet, le cuir chevélu, jusque-là respecté, est atteint. Les bulles
sont devenues confluentes, leur contenu s’est troublé et elles ont l’aspect de grandes phlyctènes,
28 Juillet, — Même aspect PRUAEREES dans tous les plis de fee LÉ et à l’ombilic, | FFE à
Entre temps, l’état général est devenu des plus mauvais, Le malade vomit presque tous les aliments qu’il ingère, Il est dans un état de cachexie marquée, Sa langue et ses lèvres sont sèches et fuligineuses, La nuit, subdélire ; le jour, somnolence. Deux eschares PARA a se former au niveau des fesses.
Le 26 juillet (32e jour), vomissements continuels,
27 Juillet, — Les vomissements incoercibles persistent. Le malade a, dans la journée, à trois reprises différentes, une attaque convulsive épi- | Jeptiforme, avec cyahose,
28 Juillet (34 jour), Demi coma, interrompu toutes les trois ou quatre
heures par un violent accès d'étouffement qui dure quelques secondes,
Mort à 9 heures du soir, La température a atteint 390, Depuis l’apparilion de l’érythème, le traitement avait consisté en toni- | ques, lavements de peptone, injections d'éther et de caféme, En outre, | onctions de vaseline boriquée et enveloppements d'ouate aseptique. su:
La famille ayant mis opposition à l’autopsie, l'examen nécropsique n'a °
pu être fait, } y | 0 (Fee
DESÉRTAIENS LIT (Le GENDRE, Soc. méd. des hôpitaux, 18Y3). (Ré-
mée), — Pr... 25 ans, journalier, entre à l'hôpilal SaintsAntoine, salle Broussais, n° a le 4 août 1895.
Dès son entrée, nous constatons tous les signes d’une fièvre typhoïle | ÿ < dont le début remonte à huit jours environ, : ce Je Céphalée, langue sèche, blanche au centre, qe rouge sur les bords; stu- : , peur accusée, facies légèrement rosé, yeux excavés, ventre un peu bal- NS 4 lonné, gargouillement iliaque, diarrhée jaune, quelques taches rosées len- STARTER ticulaires disparaissant à la pression. Dans les deux poumons, signes RE de bronchites diffuse, Pouls à 100. Traces d’albumine: T:: 3905: l'E Le traitement habituel est institué, Tous les jours on administre 2 STE <a
de ‘benzo-naphtol et un Tavement pd matin et soir, Diète lactée, eau rougie, Pas de sulfate de ASS |
: La température commence à baisser régulièrement à partir du 11e RE jour de la maladie et le 22 jour elle était aux environ de 37. À ce mo- 2 MES ment, l'état du malade est très satisfaisant.
Le 2 septembre (29e jour de la maladie), nous voyons apparaître sur Je arte front quelques petites taches papuleuses rouge vif, ayant 3 à 4 millimètres & de diamètre, et nullement prurigineuses ; de même au menton et au cou. + RO U: s0L Etat général ne semble pas en être impressionné ; les mêmes taches | apparaissent | les jours suivants, sur différentes régions FATANSS du î ‘corps : coude, genou, face dorsale du: poignet, dos de la main ; les taches Er se réunissant dans les FRERE atteintes forment de grands placards scarlatiniformes, rouge veineux, à bords irréguliers, | ;
Nulle part on ne note d’éruption bulleusê, Les 7 et 8 septembre, la desquamation commence à apparaître à la face ; elle se fait par petits lambeaux moins grands que ceux de la scarlatine, mais ne rappelant point } la desquamation furfuracée de la rougeole, : LHC
Les 9 et 10 septembre, la desquamation commence sur les Gone dus F corps ou des membres où l’on a noté une éruption, La généralisation ne. { s’est pas faite, Les sourcils et les cheveux s’arrachent aisément, à ml
Na
, Il n'y a pas de fièvre, mais l’état général s'est gravement modifié,
. Depuis le début de l'éruption, le malade ne mange plus et il a maigri
dans l’espace de quelques jours dans des proportions exceptionnelles, aus
; point d’avoir un aspect presque squelettique, À dat €,
Il est indifférent à tout et ne sort de sa torpeur que lorsqu’ on l’exami
Toutes les nuits, il a un léger subdélire, Mais ce délire devient conti à partir du 11 septembre, A “La
12 septembre, — La nuit a été mauvaise, Le malade n’a cessé de délirer. Der VA plusieurs reprises, il a tenté, mais faiblement, de se lever, Il avait de al? + lincontinence d'urine et des matières fécales, La température matinale est de 35, le. pouls est à 54, L
Le soir, le thermomètre remonte à 37 et l'attitude du malade change, Il repose sur le dos et ne fait aucun mouvement. Les pupilles sont inégales et nous notons de la raideur de la nuque, A
13 Septembre. — Les vomissements apparaissent, Le malade ne garde aucun aliment ; la maigreur est extrême, l'urine contient de l’albumine,
en) La température vespérale est de 38°, Pouls, 60,
| 14 Septembre, — Nouvelle chute thermique matinale à 35°, Les vomisse- / ES br ments et la raideur de la nuque persistent, De
15 Septembre, — Respiration stertoreuse, Raie méningitique très nette.
LES ÉRYFHÈMES GRAVES.
La mort arrive le 16 au matin, sans crise épileptiforme, s& sans que le malade soit sorti un seul instant de ‘sont coma, 2 ; Depuis le jour où lès signes de méningite ont apparu, la desquamatfon » a cessé. de se faire et l'éruption ne s'est plus étendue. <= re L'autopsie n'a pu être pratiquée, £ ny OBSERVATION LIII (Thèse CALTON, 1893), — Bu..., âgé de 6 ans, entré dans le service de M. Legroux, salle Barrier, n° me le 17 septembre. Le AA début de la maladie remonte à quatre, jours ; la température s'élève à 4002, On constate tous les signes de la fièvre typhoïde, Malgré les bains, la température reste aux environs de 400, jusqu'au 25 septembre, où elle’ atteint 4003.
Le lendemain, apparaît un Éroihème localisé aux reulre inférieurs, Chute de température à 38°2, Les urines contiennent de labumines il 2, L:; en avait pas à l'entrée. ‘ | < L'état général est très grave, L’éruption se gen au tronc e à la face elle est à peu près métriques:
Ulcérations 2e lèvres et de u langue, d Près du genou droit, quelques vésico-pustutes saillantes, dont le pus, | ensemencé, n'a donné naissance qu'à des colonies de staphylocoque blane. 1e & L'enfant est mort le 3 octobre, sept jours après l'apparition de l'éry. ; thème, SE | : à PT: d LA À 5 | | d OBSERVATION LIV RARE et MARTIN DE Gnaxn, Médecine moderne, * AS à 1890). — - Madeleine J.., 10 ans et demi, entre le 21 octobre, pour une fièvre lyphoïde grave, Abattement profond, langue sèche et rôtie, ventre ballonné, rate grosse, taches rosées lenticulaires ; diarrhée légère ; congestion des deux bases, pas d'albumine ; T.-:. 4005 ; P. : 124 La!maladie date de huit jours, LR Le 31 octobre, la courbe AS oscille aux environs de 380, L'enfant est faible, mais son aspeel est meilleur, | 5
mn nd | “4
Le 2 novembre, quelques aphtes sur la lèvre inférieure ; le 6, diarrhée plus abondante, abattement plus gr and, Le 7, les aphtes sont plus nombreux, L'enfant vomil des matières bilieuses, 1es selles sont fréquentes et F d'un gris verdâtre, Les yeux sont excabés et ne de rouge, le nez est effilé, le facies exprime l'angoisse, Sur les m ins, les coudes, les genoux, les fesses et la face, apparaît un érythème dons taches sont confluentes, Depuis 8 jours, la malade n'avait pris aucun édicament. Elle succombe : 8 novembre, à 1 heure du malin, quelques heures ARS l'apparition de e
l'érythème, | L APE CAEN TRLRRARE Ee
Autopsie, — Plaques de Peyer en voie de guérison ; rate grosse et molle, le foie est cpngestionge et a un aspect marbré ; le sang du cœur est noirâtre el poisseux,
OBSERVATION LV ŒHUTINEL et MARTIN DE GIMARD, Médecine moderne, 1890). —- Georgette P..., 12 ans, entre le 13 janvier 1890, salle Parrot: n° 18. Fièvre typhoide grave dont le début remonte à 8 jours ; taches lenticulaires nombreuses,
Le 18, prostration extrême. T :
sur les mains et les bras, sur les jambes et sur les fesses ; urines albumi-
neuses. à re EoA)
Le 19, vomissements bilieux ; yèûx
cxavés, cerclés de rouge, nez effilé L'érythème est parfaitement net ; au
. niveau de la hanche droite, on, voit des cercles rouges au centre desquels il existe une vésico-pustule.
: La température est tombée à 380.
- Courbe n° 20. — Obs. LV (Hutinel) P.: 104.
| Le 20 janvier : T, : 3704, P. : 96,
Le 21 : T. : 3608. P. : 92. L’érythème s'étend, les vomissements bilieux persistent, | 7.
Le 22 : brusquement la température remonte à 40. : 152. Les vomissements ont cessé, mais il y a de la diarrhée, L’ ee persiste. L’enfant succombe dans la soirée,
Autopsie, — Ulcérations des plaques de Peyer presque cicatrisées. Cœur mou, rempli de sang noir et poisseux, Foie flasque, marbré,
ORSERVATION LVI (HuriINEL et MARTIN DE Gimarp, Médecine moderne, 1890). —- Marceline D..., 11 ans, entre le 11 novembre 1889, salle Parrot, n° 20. La fièvre typhoiïde a débuté il y a 15 jours. T.: 40,
Le 12 novembre, abaissement, subit et considérable de température, Vo-
missements alimentaires et bilieux ; les battements cardiaques sont lents et
mal frappés,
Le lendemain, la température est remontée à 40 ; les vomissements persistent, mais sont moins fréquents. 4
15 Novembre. — Les vomissements reparaissent, la prostration augmente ; on trouve des aphtes sur la langue et sur la lèvre inférieure,
4004 ; des taches rouges apparaissent
16 Novembre, — Les ‘phénomènes s’aggravent ; abattement extrême ; les yeux s’excavent et se cerclent de rouge ; le nez.s’effile, | l Sur les mains, les jambes, les cuisses, vs fesses et la face existe une éruption de macules rouges, qui s'effacert sous la pression du doigt et “qui sont séparées par des intervalles de peau saine, En certains points, nous voyons se produire sous nos yeux une éruption spéciale : sur la cuisse, autour d'une papule d’un rouge vif, apparaît un cercle pâle, | limité par une circonférence rouge, Les taches ainsi formées sont plus ou moins confluentes et FHPIOtERE les unes sur les autres, en décrivant des : | dessins bizarres, L'état général est mauvais. La connaissance est conservée. La Mark + persisie, constituée par des grumeaux verdâtres mélangés à une matière x d'un gris sale, Le pouls, à 92, est d’une faiblesse extrême, Langue rôtie; gorge sèche. Petites ulcérations sur le voile He palais, la langue, les lèvres, | VAT : ESS L'enfant succombe dans le collapsus, | Antopsie. — Plaques de Peyer ulcérées ; les tolicules clos en grand nombre sont ulcérés. Le foie est mou, marbré. Les reins semblent normaux, Le cœur est flasque et contient un sang noir et poisseux.
cire OBSERVATION LVIT(HmNeL et MARTIN DE GIMARD, Médecine moderne,” 1890). — Henri R... 10 ans/ entre le 21 août 1889, salle Bouchut, n°5, avec tous les signes d’une fièvre t4 yphoïde de moyenne intensité ; . température élevée, : 4
Le 31 août, la to bératois qui élait tombée la veille à 376, KE TE à 38°9 ; on voit apparaître sur les mains, à la face antérieure des jambes et sur res fesses, une éruplion rubéoliforme, Les jours suivants, la fièvre diminue et l’éruption siéteint, \
Le 13 seplembre, la température est normale et l'on peut croire à la convalescence, quand survient de nouveau, un érythème siégeant sur la face dorsale des mains et sur les jambes ; la température remonte a 390, pour baisser ensuite. Celte éruption, s'est à peine elfacée que, le 79 seplembre, on voit une nouvelle poussée érythémaleuse se produire, mais celle fois plus généralisée et plus grave, De larges plaques rouges .couvrent les fesses et la poitrine ; sur les autres parties du tronc et sur les. membres, d'innombrables macules rappellent l'éruption de la rougeole. Alors des vomissements, alimentaires d'abord, puis bilieux ou muqueux, se répèlent avec üne fréquence extrême, Les yeux s’entourent d'un cercle rouge, la face prend l'aspect habituel, le malade a du délire, de l'agitation ; puis il tombe dans le coma et meurt, La température, qui était. descendue au-dessous de la normale, remonte dans les heures qui précè-… la mort, Le pouls, très affaibli, a suivi une marche parallèle,
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