Chapitre XII
APOLOGIE DE RAIMOXD SEBOXD.
P.. 140, TITRE. Raiiiiond Si'hoiid). Appelé aussi Sebon, Sebeyde, Sabonde, ou de Sebonde; né à Barcelone, dans le xiv-' siècle; mort en 1432 à Toulouse, où il professait la médecine et la théologie. Montaigne avait publié en 1569 une traduction française de la Théologie naturelle de Sebond, entreprise, nous dit-il, sur la prière de son père. Cette traduction fut rééditée en 1581.
P. 140, 1. I. Trcs-utik & grande partie). Au début de l'essai I, xxvi, on lit de semblables déclarations. Montaigne éprouve le besoin de protester de son respect pour la science au moment de limiter son rôle aussi bien dans la pratique de la vie (II, xu), que dans l'éducation des enfants (I, xxvi).
P. 140, 1. 4. Herilliis). Cf. Diogène Laërce, MI, CLXv; Cicéron, Académiques, II, xlii; De finibits, II, XIII ; etc., etc. L'opinion d'Hérillus est reproduite dans beaucoup des livres que Montaigne a pu connaître.
P. 141, 1. 1. P/crrcjSHw/j. Toulousain (1499-1 546), un des plus habiles cicéroniens du xvi'^ siècle, au jugement d'Henri Estienne (Dedicat. Epist. P. Bunelli, etc., 1581). Il fut précepteur de Pibrac. Sur Bunel, cf. Léonce Couture, Œuvres, t. I (1911).
P. 141, 1. 4. Theohgia). La Théologie naturelle ou le Livre des créatures de maître Raimond de Sebonde. Publiée pour la première fois à Deventer en 1487, cette théologie a été réimprimée plusieurs fois en France au xvi'= siècle.
P. 141, 1. 14. Le vulgaire). Pour cette idée comparer I, XXVII, 23e, et I, LVi, 413.
P. 141, 1. 25. Nam cupide). « Car on foule aux pieds passionnément ce qu'on a révéré avec excès. » (Lucrèce, V, 11 39.)
P. 142, 1. 27. Tourncbu). Adrien Turnèbe ou Turnebus dont Montaigne a fait grand éloge dans l'essai I, xxv, p. 180, 1. 9, et qu'il louera encore dans l'essai II, xvii, p. 448, 1. 22.
P. 144, 1. 26. Illisos fluctns). « Tel un vaste rocher oppose sa masse aux flots qui le heurtent, les refoule et les disperse en tous sens quand ils font rage autour de lui. » Début d'une pièce /;; laudeni Ronsardi, qui comme me l'apprend M. Laumonier, a été insérée à la fin de la Réponse de Ronsard aux injures et calomnies (1563) et reproduite dans les Œuvres de 1567, 1571 et 1573. Blanchemain (t. VII, p. 135) attribue à Dorât cette pièce qui ne se retrouve pas dans ses Pocmatia (1586).
P. 145, 1. 17. Xostrebon S. Loys). Ci". Joinville, xix. Il faut cependant remarquer que le récit de Montaigne s'écarte par quelques détails de celui de Joinville. Cf. à ce sujet mon ouvrage sur les Livres d'histoire moderne' utilisés par Montaigne, pp. 67-68.
P. 145, 1. 22. A cet autre). Allusion à un conte du Décaméron de Boccace (première journée, deuxième nouvelle), dans lequel un juif se convertit au christianisme pour le motif que Montaigne indique ici.
P. 146, 1. 3. Si nous avions). Évangile selon saint Mathieu, xvii, 19.
P. 146, 1. 7. Brevis est). « Si tu crois, tu connaîtras bientôt la route de la vertu et du bonheur. » (Qiiintilien, XII, xi.) Il n'est pas besoin de dire que Montaigne détourne à un autre sens le texte de Quintilien.
P. 146, 1. 20. Servent de la religion). Rapprocher ce passage des Mémoires de J. de Thou : « Montaigne lui dit qu'autrefois il avait servi de médiateur entre