III, XXXVI
p. 208, 1. 26. Que le sage a). Cf. Sénèque, Epitres : « Est aliquid quo sapiens antecedat deum. lUe naturx beneficio non timet, suo sapiens. Ecce res magna, habere imbecillitatem hominis, securitatem dei. » (Ép. 53, p. 137.)
P. 209, 1. 12. Possidonins). Cf. l'essai I, xiv; t. I, p. 65, 1. 6.
P. 209, 1. 13. Faire la figue). Cf. l'essai I, xx; t. I, p. 113, 1. 10, et la note.
P. 209, 1. 18. Re succumbere). «Il ne fallait pas faire le brave en parole pour succomber en eflet. » (Cicéron, TuscuL, II, xiii.)
P. 209, 1. 19. ArchesUas). Cf. Cicéron, De finibus : « Is (Archesilas) cùm arderet podagraï doloribus, visitassetque hominem Carneades, Epicuri perfamiliaris, et tristis exiret : Mane, qujeso, inquit, Carneade noster : Nihil illinc hùc pervenit. Ostendit pedes et pectus. » (V, xxxi; t. IV, p. 107.)
P. 209, 1. 24. Dionisius Heracleoies). Id., ibid. : « Nobis Heracleotes ille Dionj'sius flagitiose descivisse
videtur à Stoïcis, propter oculorum dolorem. » (V, xxxi; t. IV, p. 107.) Cicéron rapporte le fait un peu diiféremment dans les Tusculanes, II, xxv.
P. 210, 1. 6. Le philosophe Pyrrho). Cf. l'essai I, xiv; 1. 1, p. 64, 1. 18. Remarquer la différence entre la leçon morale que Montaigne tirait de cet exemple dans l'essai I, xiv, et celle qu'il en tire dans l'essai II, xii.
P. 211, 1. 20. Ce qu'on nous dicf). Cf. Goulard, Histoire du Portugal : « La terre est fertile, plaisante, & si salubre qu'il n'est gueres besoin d'y (au Brésil) user de médecine : car ceux qui meurent sont emportez plustost de vieillesse que de maladie... ils n'ont connoissance de lettres quelconques, vivent sans religion, sans loy, ne s'aident de poids ni mesures, ne sont sujets à Roy quelconque. » (II, xv, f" 46 v°.)
P. 212, 1. 3. L'amour d'un muletier). Rapprocher essai II, i, p. 5, 1. 2, et la note.
P. 2X2, 1. 18. Platon dict). J'ignore où Montaigne a trouvé cette idée. Il l'avait rencontrée, peut-être, avant 1580, dans le De philosophia occulta, de Corneille Agrippa, I, lx.
P. 212, 1. 22. L'un des plus judicieux). Torquato Tasso, enfermé à l'hôpital Sainte-Anne, à Ferrare, de mars 1579 à juillet 1586. Montaigne n'a pas mentionné dans son Journal la visite qu'il lui a faite. C'est dans les Essais de 1588 que paraissent les premières citations du Tasse.
P. 213. 1. 13. Segnius homines). «Les hommes sont moins sensibles au plaisir qu'à la douleur. » (Tite- Live, XXX, XXI.)
P. 213, 1. 15. Pungit in cute). «Nous sommes sensibles au moindre coup qui nous effleure à peine la peau et néanmoins la plénitude de la santé nous laisse indiff"érents. Nous nous réjouissons de n'être ni pleurétiques ni podagres, et à peine mettons-nous en compte d'être sains et vigoureux. » (La Boétie, p. 234.) On lit chez La Boétie urit au lieu de pungit.
P. 213, 1. 25. Nimiiim boni est). « C'est avoir beaucoup de bonheur que de n'avoir pas de malheur. » (Ennius apud Ciceronem, De finibus, II, xiii.)
P. 214, 1. 12. Crantor auoit bien raison). Cf. Cicéron, Tusc. : « Minime, inquit, assentior his qui istam nescio quam indolentiam magnopere laudant, quœ nec potest ulla esse, nec débet. Ne œgrotus sim,
ESSAIS DE MONTAIGNE
inquit, sed si fuerim, sensus adsit, sive secetur quid, si%-e avcllatur à corpore. » (III, vi; t. î\', p. 141.)
P. 214, 1. 18. Istitd nihil dolcrc). «Cette indolence ne se peut acquérir qu'il n'en coûte cher : il faut que l'esprit devienne féroce, et le corps létliargique. » (/^., UHd., III, VI.)
P. 215, 1. I. Z)d retirer nostre pensée). C'est la théorie d'Epicure que Montaigne a souvent vu critiquer chez Cicéron, en particulier dans les Tuscitlams, III, xvi, et dans le De fiuihus, II, xxx et xxxii.
P. 215, 1. 5. Levationes xgritiidiiium). «Pour soulager les chagrins, la méthode à suivre, selon Épicure, consiste à détourner sa pensée de toute idée fâcheuse, et à se rappeler les idées riantes. « (Cicéron, Titsc,