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p. 300, 1. 8. Chrysippiis). Id., ibid. : Dans le Coiiiii/entaire de Vives au même chapitre : « Lactantius quoque lib. VII verba Chrysippi stoici ex ejus de Providentia libris refert, quibus ille reditum post mortem nostrum astruxit : Et defunctos jam \ita certis temporum revolutionibus exactis, rursus in eam, quam nunc habemus faciem restitutum iri. » (XXII, xxviii.)
P. 300, 1. 9. Platon, qui dict). Dans le Ménon : « Tradit pra;terea Pindarus, & cceteris quicunque Poetaruni divini sunt, talia quœdam : ... Ferunt... hominis animum immortalem esse, eumque tum decedere, quod quidem mori vocant, tuoi iterum redire, interire vero nunquam... Quicunque... pa-nas antiqua; oiisericX% Proserpin^e jam dederunt, ils illa ad supernum solem nono anno rursus animam reddit... Cum ergo animus immortalis sit, ac sa-pius in hanc vitam redierit, videritque persœpe & qux in hac, & quas in alla vita sunt, omniaque perceperit, nihil utique restât, quin ipse didicerit. Quamobrem nihil mirum est, si eorum qua; ad virtutem iSc ad alla pertinent, reminisci possit ; quippe cum olim illa cognoverit. » (P. 82; éd. de 1546, p. 19.)
P. 300, 1. 15. Qui a bien vescu). Cf. Platon, Timée : (( Illum qui recte curriculum vivendi a natura datum confecerit, ad illum astrum cui accommodatus fuerit, reversum beatam vitam acturum. Contra vero agentem cogi in ortu secundo sexu mutato fieri mulierem. Et qui ne tum quidem finem peccandi fiiciet, quatenus depravatur, eatenus in brutorum naturam suis moribus similem permutari : nec prius a mutationibus laboribusque cessare, quam illam sibi insitam ejusdem ipsius similisque natura conversionem securus ipse, eique subjiciens turbulentes multiplicesque atfectus postea ex igni, aqua, aère, & terra contractos, ratione sedaverit, & ad primum optimumque sui habitum jam redierit. » (P. 42; éd. de 1546, p. 710.) P. 301, 1. 9. Denique). «Il est ridicule de supposer que les âmes se trouvent là toutes prêtes au moment précis de l'accouplement des bêtes ou de leur naissance, et que, substances immortelles, elles s'empressent en foule autour d'un corps mortel et se disputent entre elles à qui y sera introduite la première. » (Lucrèce, III, 777.) Le texte est celui de l'édition Lambin, p. 244.
P. 301, 1. 14. D'autres ont arrcsté). Allusion à Lucrèce, III, 718 et suivants.
P. 301, 1. 20. Aucuns des nostrcs). Cf. Vives, Commentaire de la Cité de Dieu, IX, xi.
P. 301, 1. 25. // faut estimer). Cf. Plutarque, Vie de Romulus, xiv, vers la fin. Ce passage est textuellement copié,
P. 302, 1. 22. Arehelaus). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Arebelaiis : « Gigni vero animalia ex terraî calore, qua limum lacti simillimum ad escam eliquaverit, sic & liomines natos. » (II, xvii, 107.)
P. 303, 1. 2. Pitbagoras). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine et vanitate scienharnni : « De spermate quod génitale semel est, audire quis anilibus ratiunculis certant Pj'thagoras illud utilissimi sanguinis .spumam, sive cibi utilissimum excrementum dixit. Plato autem spinalis meduUe defluxum, quia nimium coeuntes dorsum (S: renés dolent. Alcmeon autem cerebri partem adseveravit, ex eo quod coeuntibus oculi dolent, qui sunt partes cerebri. Democritus autem ipsum ab omnibus corporis partibus derivatum ait, 6c Epicurus a corpore & anima convulsum.
Aristoteles alimenti sanguinei excremenram, quod ultimum in menibra digeritur. Casteri putant sanguinem esse testium calore decoctum & dealbatum, ea duntaxat moti ratione quod ultra vires coeuntes sanguinis guttas ejiciant. Porro Aristoteles &: Democritus nil dicunt mulieris seinen ad generationem conferre, neque germen illas, sed particularem quendam sudorem emittere, Galenus illas & sperma licet imperfectum germen, emittere ait, & utrorumque viri & mulieris semen fœtum constituere. » (lxxxii.) Ces faits sont pris pour la plupart chez Plutarque, Opinions des philosophes, \ , m; mais il est manifeste que Montaigne ne puise pas directement chez Plutarque.
P. 303, 1. 22. A quels tenues). Question très débattue chez les polvgraphes de l'antiquité et souvent reprise au xvi* siècle. On trouvera une longue liste d'autorités anciennes sur ce sujet, chez Rabelais, I, m; cf. encore Breslay, Anthologie, II, xiii.
P. 304, 1.3. Quasi vero). « Comme si on pouvait entreprendre de mesurer quelque autre chose quand on ignore sa propre mesure. » (Pline, Histoire natureUe, II, I.)
P. 304, 1. 5. Vramani Protagoras). Ct. Cicéron, Académiques, II, xtvi; Platon, dans le Cratyle, éd. de 1546, p. 308.
P. 304, 1. II. Quand Thaïes). Cf. Diogène Laërce, Vie de Thaïes : « Interrogatus quidnam esset difficile, se, inquit, ipsum noscere. » (I, xxxvi, 35.)
P. 304, 1. 13. Votis, pour qui). Cf. ci-dessus, p. 189, 1. 2, et. la note.
P. 304, 1. 22. Comme ft Gobrias). Cf. Plutarque, Comment on pourra discerner le flatteur d'avec l'aniy : « Gobrias s'estant jette dedans une petite chambre obscure après l'un des tyrans de Perse qui s'appelloient Mages... & se trouvant aux prises bien a l'estroit avec luy, cria à Darius, qui y survint l'espee nue au poing & qui doutoit de frapper le Mage, de peur qu'il n'assenast quant & quant Gobrias, qu'il donnast hardiment, quand il devroit donner à travers tous les deux. » (iv, f" 41 b.) Rapprocher Hérodote, III, T.xxviii; t. I, f' 213 r".
P. 305, 1. 3. Les Porluguais). Cf. Goulard, Histoire du Portugal : « Les prisonniers Turcs aimans mieux mourir que vivre esclaves, firent tant avec de doux
de fer frottez l'un contre l'autre, que les estincelles en volèrent sur certains caques de pouldre, laquelle brusla vaisseau Portugallois, prisonniers & tout. » (XII, XXIII, f" 366 r°.)
P. 305, 1. II. Chi troppo). « Qui trop se subtilise s'égare. » (Pétrarque, Can^cniierc. XXII, v, 48; éd. de 1550, p. 164.) On lit chez Plutarque assotliglia. Le Bulletin du bibliophile du 7 septembre 1 860 m'enseigne qu'on retrouve ce proverbe dans plusieurs écrits du XVI' siècle : dans un conte de Pogge, « Priapus in laqueo » (éd. de 1598, 1, p. 179); dans les Cent Nouvelles nouvelles (éd. Leroux de Lincy, II, p. 169); etc. P. 305, 1. 22. Epicurus disoit). Cf. ci-dessus p. 206, 1. 21 et la note.
P. 305, 1. 24. Platon). Dans les Lois : «Necesse est leges hominibus ponere, ut secundum leges vivant. Nam si absque his viveretur, nihilo a feris atrocissimis discreparent. » (P. 874; éd. de 1546, p. 862.) P. 306, 1. 16. C'est un outrageus glaive). Montaigne a déjà employé cette image en parlant de la science dans l'essai I, xxv, p. 181, 1. 15. ^'oir la note.
P. 307, 1. 4. Qui certis quibnsdaw). «Qui enchaînés et voués a certaines opinions fixes et déterminées, sont réduits à défendre les choses mêmes qu'ils désapprouvent. » (Cicéron, Tusculanes, II, n.) La phrase de Cicéron est passablement modifiée : notons seulement comme intéressante la suppression de quasi dans l'expression "quasi addicti et consecrati ».
P. 307, 1. 9. Monnoyes). La même image reviendra dans l'essai II, xvi, et dans l'essai II, xvii, etc.; elle est quelquefois chez Amyot avec la même valeur : cf. par exemple Œuvres morales, f" 124 v°. De là elle a passé chez quelques moralistes du xvi' siècle : elle est fréquente dans la Cii'il conversation, de Guazzo. Luigi Guicciardini écrit dans ses Detti effati : « Dice M. Giovanni délia Casa,... non essercosa sconvcnevole di accettarli, non solo per quello ch' essi veramente vagliano, ma come si fa délie monete, per quello ancora che corrono. » (Éd. de 161 3, p. 124.)
P. 307, 1. lé. // lie faut que sçaivir). Cf. Guy de Brués, Dialogues contre les nouveaux académiciens : « Aucuns mettent le lieu de Mars au milieu du triangle de la main, celuy^e Venus au pouce, celuy de Mercure au petit doigt. Antioche très bien fondé