CONTRE LA FAINEANTISE
P. 469, 1. I. L'Empereur Vespasien). Cf. Suétone, Vie de Vespasien, xxiv; Zonaras, etc. Montaigne cite sans doute de mémoire, car je ne trouve aucun texte dont ceci soit la traduction. Il avait déjà mentionné ce mot de Vespasien dans l'essai I, xiv, où il l'effaça après 1588 pour éviter une répétition.
P. 469, 1. 6. Adrian, l'Empereur). Cf. Spartien, ^ Férus : «Sanum principem mon debere, non debilem. » (vi.) Voir aussi Dion, i.xix. Le récit de Zonaras est différent.
P. 469, 1. 14. Si nonchalant de la noslre). M. Armaingaud {Revue politique, mars 1906) voit dans ce passage une critique à l'adresse du roi Henri III.
P. 470, 1. é. J'en sçai un). Allusion très probable à Henri R'.
P. 470, 1. 15. Les princes de la race Hottomane). Montaigne trouvait de nombreux exemples de ceci dans le Thesoro politico de 1589, II, 11. Après avoir montré chez Mahomet second, Selim et Soliman, l'union du courage et de la culture de l'esprit, les deux qualités fondamentales d'un grand capitaine, l'auteur du Trésor politique montre que d'autres princes de la même race, s'ils avaient la culture, ont manqué de vaillance : « Et tra gli altri Baiazet Secondo, et Corcas suo figliuolo ne fanno fedc. Questi ebbero cognitione délie buone lettere, ma non effettuarono alcun atto valoroso, percioche non haveano cuore, ne animo nato alla guerra. » Le point de vue de Montaigne est pourtant un peu différent de celui du Thesoro politico. L'auteur du Thesoro admet qu'à un prince, les lettres sont profitables pour faire fructifier
sa vaillance naturelle; pour les soldats seulement il estime qu'elles sont pernicieuses.
P. 470, 1. 21. Edoart troisième). Cf. Froissart, I, cxxiii; mais ce mot est très vulgarisé au xvi= siècle. Je le retrouve chez Gentillet, Discours sur les moyens de bien gouverner (éd. de 1579, pp. 20 et 38); dans les lettres de Pasquier, II; etc.
P. 470, 1. 25. Ceus qui veulent). On peut voir en particulier à ce sujet l'épitre dédicatoire qui se lit en tête de l'édition d'Osorio que Montaigne possédait dans sa bibliothèque : l'auteur, un Espagnol, ne tarit pas d'éloges, pour sa nation et pour ses princes.
P. 471, 1. I. L'empereur Julian). Cf. Zonaras à la fin de la Vie de Julien : « Julien se demonstra si sobre, que presque il ne roultoit ou crachoit, disant ordinairement, que s'il estoit possible, le Philosophe se devoit garder de respirer. »
P. 471, 1. 7. & Xenophon). Dans la Cyropédie, I, II, lé. Le fait est rappelé chez Jean Bodin, Methodus ad Jacilem Instoriarum cognitionem, p. 124.
P. 471, 1. 9. Ce que dit Seneqtie). Dans l'épitre 88 : «Juventutem majores nostri rectam exercuerunt... nihil liberos suos docebant, quod discendum esset jacentibus. »
P. 471, 1. 18. Nostre cognoissaïue). \o\c\ les indications relatives au passage qu'insère ici l'édition de 1595 (Cf. appendice III, p. 659) :
Victor, Marce Fabi : « Je retournerai vainqueur du combat, ô Marcus Fabius. Si j'y manque, j'invoque sur moi la colère de Jupiter, de Mars, et des autres dieux. » (Tite-Live, II, xlv.)