LIVRE H, CHAPITRi; XXXIV
tenaciores eorum in pntlio essent metu damni. « (lxvii.)
P. 547, 1. -. Parlant à eux). Ibid., ihid. : « Nec milites suos pro concione, sed blandiori nomine commilitones appellabat. » (lxvii.) Voici la note de Béroald en cet endroit : « A Cœsare in hoc dissentiebat Augustus, immo ut inquit Eutropius, ipsum coarguebat, quod milites commilitones novo blandoque more appellaret. Ita enim principis authoritatem emolliri, minuique arbitrabatur. » Et Sabellicus dit : « QuiE appellatio, utpote ambitiosa, ab Auguste postea sublata est : nam Imperator, qui suos commilitones appellat, se in ordinem redigit, fateturque se non Imperatorem, sed militem esse : sic condiscipuli, sic conservi dicuntur. » Cf. aussi Suétone, Vie d'Auguste, XXV.
P. 547, 1. II. Rhcni). «Au passage du Rhin, César était mon général, ici (à Rome) il est mon compagnon : tous les complices sont égaux dans le crime. » (Lucain, V, 289.) Montaigne a peut-être pris cette citation dans le De jure regni de Buchanan,
P. 547, 1. 17. La neufiesine légion). Cf. Suétone, Vie de César : « Nonam quidem legionem apud Placentiam, quanquam adhuc in armis Pompeius esset, totam cum ignominia missam fecit, itgréque post multas & supplices preces, nec nisi exacta de sontibus pœna, restituit. » (lxix.)
P. 547, 1. 20. Il les rapaisoit). Id., ibid. : «Nec tam indulgentia ducis, quàm authoritate (ad otficium redibant). » (lxix.)
P. 547, 1. 23. Il dit qu'estimant). Cf. César, De bello gallico : « Navibus transire, neque satis tutum esse arbitrabatur, neque su£e, neque populi romani dignitatis esse statuebat. » (IV, xvii.) En face de cette phrase on lit en marge dans le César de Montaigne, p. 70 : « [II] estime indigne [de] sa réputation de [pas]ser son armée [par] navires. » '
P. 548, 1. 4. Cœsar, dit-il). Id., ihid. : « Cx-sar, necessariis rébus imperatis, ad cohortandos milites quam in partem sors obtulit, decucurrit : iSc ad legionem decimam devenit. Milites non longiore oratione
' Les lettres mises entre crochets sont celles que le ciseau du relieur a supprimées et que j'ai dû restituer.
est cohortatus quàm uti sua; pristin* virtutis memoriam retinerent, neu perturbarentur animo, hostiumque impetum fortiter sustinerent, quod non longius hostes aberant, quam quo telum adjici posset, praelii committendi signum dédit. Atque in alteram partem item cohortandi caussa profectus, pugnantibus occurrit. Temporis tanta fuit exiguitas, hostiumque tam paratus ad dimicandum animus, ut non modo ad insignia accommodanda, sed etiam ad galeas induendas, scutisque tegmenta detrahenda tempus defuerit. » (II, xxi.) En fece de ce texte on lit en marge dans le César de Montaigne, p. 42 : « [II] faict grand estât [de] lexortation aus [sol]datz. »
P. 548, 1. 20. Il arriva en huit jours). Cf. Plutarque, Vie de César : « Il avoit tousjours au près de luy dedans son chariot un secrétaire assis, lequel estoit accoustumé à escrire en allant par pais, & un soudard derrière luy qui portoit son espee combien qu'il allast en si grande diligence que la première fois qu'il sortit de Rome, avec charge publique, il arriva en huit journées à la rivière du Rosne... En la guerre de la Gaule, il s'exercita encore davantage à dicter lettres missives en chevauchant par les champs, & à fournir à deux secrétaires ensemble. » (v, f° 498 r°.)
P. 549, 1. 6. Ocior). « Plus rapide que l'éclair et que la tigresse qui a des petits à défendre. » (Lucain, V, 405.)
P. 549, 1. 7. Ac veluti). « Pareil à un rocher qui roule du haut de la montagne, arraché par le vent, ou miné par les pluies, ou détaché par l'action des années : la masse énorme se précipite dans une chute horrible vers l'abîme, fait retentir le sol, entraînant avec lui les forêts, les troupeaux et les bergers. » (Virgile, Enéide, XII, 684.)
P. 549, 1. 13. // dit que c'estoit sa coustunie). Cf. César, De bello gallico, VII, xxiv. En face des mots : « Ca;sar ad opus consuetudine excubaret, militesque cohortaretur », on lit en marge dans le César de Montaigne, p. 144 : « [Vi]gilance de [C] (César)».
P. 549, 1. 16. Ne passa jamais). Cf. Suétone, Vie de César : « In obeundis expeditionibus, dubium cautiôrne, an audacior. Exercitum neque per insidiosa itinera duxit unquam, nisi perspeculatus locorum situs : neque in Britariniam transuxit nisi antè per
ESSAIS DE MONTAIGNE
se portus, & navigationem, & accessum ad insulam explorasse:. » (lviii.)
P. 549, 1. 22. // la refusa). Cf. César, De bello cii'ili, I, Lxxn : « Ca^sar in eam spem venerat, se sine pugna et sine vulnere suorum rem conficere posse, quod re frumentaria adversarios interclusisset • « Cur etiam secundo prœlio aliquos ex suis amit- » teret ? cur vulnerari pateretur optime de se meritos » milites? cur denique fortunam periclitaretur? pras- » sertim quum non minus esset imperatoris, consilio » superare, quam gladio. » Dans son exemplaire Montaigne a souligné, p. 241, les mots : « non minus esset imperatoris consilio superare, quam gladio. »
P. 549, 1. 26. Rapidtquc). « Le soldat prend, pour aller au combat, cette route par laquelle il n'aurait pas osé fuir. Tout mouillé, il se recouvre de ses armes et réchauffe en courant ses membres engourdis par le froid. » (Lucain, IV, 151.)
P. 550, 1. 3. Sic taitri-fortnis). «Ainsi l'Autide, qui arrose le royaume de Daunus Apulien, roule aux époques de crues ses eaux torrentielles et menace d'une horrible inondation les champs cultivés. » (Horace, Odes, IV, xiv, 25.) Le texte est celui de l'édition de Lyon 1545.
P. 550, 1. 10. Duquel Casar estait). Cf. Suétone, Vie de César : « Vini parcissimum ne inimici quidem negaverunt. » (lui.) Béroald compare à ce point de vue César avec Alexandre.
P. 550, 1. 16. // courut se présenter). Cf. César, Abello gallico, II, xx\-. En face des mots : « Scuto ab novissimis uni militi detracto (quod ipse eo sine scuto venerat) »,. on lit en marge dans le César de Montaigne, p. 44 : « [Exjploit de la persone [de] C. ».
P. 550, 1. 19. Oyant dire). Ce fait et le suivant sont pris de Suétone, Vie de César, lviii, mais Montaigne ici ne traduit pas l'historien latin. Pour le second fait, cf. aussi Plutarque, passim; Appien, Guerres civiles, II; Dion, XLI, xlvi; Lucain, V, 519; etc.
P. 551, 1. 4. n fallait exécuter). Cf. Plutarque, Ijts dicts notables des anciens princes : « Les haultes & hasardeuses entreprises, il (César) disoit qu'il les falloit exécuter, ts: non pas en consulter. » (F" 208 r».)
P. 551, 1. 6. Ayant envoyé son année). Cf. Suétone, l'ic de César : « Post aciem Pharsalicam quum prœmissis in Asiam copiis per angustias Hellesponti victor navicula irajiceret, L. Cassium partis adversîe cum decem rostratis navibus obvium sibi, neque refugit, & cominus tendens, ultro ad deditionem hoitatus, supplicem ad se recepit. » (lxiii.)
P. 551, 1. 13. Cent neuf mille). Cf. César, De belle gallico, VII, Lxxvi. Au lieu de « cent neuf mille » il faut lire « huit mille ». « Coactis equitum IIX millibus & peditum circiter CCXL. » On a expliqué l'erreur de Montaigne en supposant qu'il avait écrit « huit ou neuf mille » et que son texte aurait été déformé par un copiste ou par un typographe. On peut admettre avec beaucoup plus de vraisemblance qu'il a écrit ce nombre en chiffres romains comme il le trouvait dans son exemplaire de César, p. 171, et qu'il a mal formé le premier des signes, si bien qu'on a lu dans son manuscrit CIX au lieu de IIX. En marge on lit dans son exemplaire : « Somme de lar[mee] Gauloise. »
P. 551, 1. 19. Jutant à Luculhis). Cf. Plutarque, Vie de Lucullns, xiii, f° 357 r°.
P. 551, 1. 23. Que les Gaulois). Cf. César, De bella gallico, VII, Lxxv. En face des mots : « Tanta multitudine confusa», Montaigne a écrit dans son César, p. 170, en marge : «[Ils] creignent en leur [ar]mee le trop de [nom]bre. »
P. 552, 1. 4. Le dire de Cyrus). Cf. Xénophon, Cyrapédie : « Hos [malos homines] ego arbitror veluti fucos, solum impensa sociis esse detrimento... Nec est enim considerandum vobis, quomodo ex civibus ordines suppleatis, sed quemadmodum equos qua;ritis, non qui patrii sint, sed qui optimi, sic etiam homines quœritote. » (II, 11.)
P. 552, 1. 7. Paja:^et). Cf. Chalcondyle : «Dans le conseil tenu par Pajazet avant la bataille, Abraliim, fils de Haly, expose longuement l'opinion qu'il ne fiiut pas en venir aux mains avec les ennemis surtout parccque, dit-il, « leurs forces surpassent les nostres de beaucoup. » Telles furent les remonstrances d'Abrahim, lequel après qu'il eut mis fin à son propos, il n'y eut un seul de toute l'assistance qui n'approuvast & loûast grandement ce qu'il avoit dit.