OBSERVATIONS SVR LES MOYENS DE FAIRE LA GVERRE DE IVLIVS CESAR
P. 545, TITRE. Il faut rappeler qu'avant Montaigne Ramus a traité ce sujet dans un petit volume intitulé : De militia Cœsaris, publié en latin en 1558, et traduit en français dès 1559 par Castelnaud. On trouvera beaucoup d'idées communes au traité de Ramus et à l'essai de Montaigne, mais je n'ai trouvé aucune preuve d'une influence directe de l'un sur l'autre. Ces similitudes semblent toutes s'expliquer par ce fait que tous les deux, Ramus et Montaigne, mettent largement à contribution la Vie de César que nous a laissée Suétone. C'est le cas, par exemple, pour cette idée rencontrée de part et d'autre (Ramus, II, v), que, bien que" parfumés et très soignés de leur personne, les soldats de César marchaient courageusement à l'ennemi. Elle vient de Suétone, VU de César, lxvii.
P. 545, 1. 2. Le grand Alexandre). Cf. à ce sujet l'essai II, xxxvi.
P. 545, 1. 3. Scipiùn). Cf. Cicéron, Tuscidanes, II, XXVI, dans un passage que, à la même époque, Montaigne traduit dans l'essai III, iv.
P. 545, 1. 3. Marais Bnittis). Cf. Plutarque, Vie de Brutus, i.
P. 545, 1. 4. Charles cinquiesme). Cf. Bodin, Methodiis ad facilem historiariini cognitionan, proœmium.
P. 545, 1. 5. Le feu Mareschal). Cf. l'essai II, xvn, p. 448, 1. 14.
P. 545, 1. 15. Son année). Cf. Suétone, Vie de César : « Cum exspectatio adventus Juba; terribilis esset, convocatis ad concionem militibus, Scitote, inquit, paucissimis his diebus regem affuturum cum decem legionibus, equitum triginta, levis armaturae
centum millibus, elephantisque trecentis. "Proinde desinant quidam qu^erere ultra, aut opinari, mihique, qui compertum habeo, credant. » (lxvi.)
P. 546, 1. 3. Surpassant de heaucmip). Id., ibid : Une note de Sabellicus donne le dénombrement fourni par l'auteur du De bello afrieano, et termine par ces mots : « Caesar de industria copias mentiendo auxit. » (lxvi.)
P. 546, 1. 4. Cyrns en Xcnophon). Ibid., Comiuentaire de Béroald : « In hoc Cœsar Cyrum illum magnum Persarum regem imitabatur : qui, authore Xenophonte, res hostium minime verbis extenuandas esse censebat. Nam melius est, inquit, si majora arbitrari, minora videamus : quàm minora audientes, validiora inveniamus. » (lxvi.)
P. 546, 1. 10. Il ne leur conimuniqitoil). Cf. Suétone, Vie de Càar : « Tum maxime exactor gravissimus disciplinïe, ut neque itineris, neque prxlii tempus denuntiaret, sed paratum, & intentum momentis omnibus, quo vellet subito educeret. Quod etiam sine causa plerunque faciebat, prœcipuè pluviis & festis diebus. » (lxv.)
P. 546, 1. 27. // ne requérait) Cf. Suétone, Vie de César : « Delicta neque observabat omnia neque pro modo exsequebatur; sed desertorum ac seditiosorum & inquisitor & punitor acerrimus, connivebat in cetcris. Ac nonnunquam post magnam pugnam atque victoriam, remisse officiorum munere, licenliam omnes passim lascivicndi permittebat, jactare solitus, milites suos etiam unguentatos bene pugnare posse : ... habcbatque cam cultos, ut argento & auro politis armis ornaret, simul & ad speciem, & quo