III, XI
P. 552, 1. 10. Scandcrherc). Cf. Lavardin, Histoire de Scanderhcrg : « Scanderberg disoit par fois, que le Capitaine, qui avec dix, ou au plus douze mille hommes ne sçavoit battre son adverse partie malaisément avec plus grandes forces en remportcroit il l'honneur. « (F" 444 r".)
P. 552, 1. 15. Priiit paity). Cf. César, De bcllo gallico, VII, Lxviii.
P. 552, 1. 21. Il devint, avec le temps). Cf. Suétone, Vie de César : « Nec nisi tempore extremo ad dimicandum cunctantior factus est, quô Sc^epius vicisset, hoc minus experiendos casus opinans, nihilque se tantum acquisiturum victoria, quantum auferre calamitas posset. » (lx.) Béroald cite en note un passage du De hello africano qui confirme le fait allégué par Suétone. C'est sans doute ce qui a incité Montaigne à mentionner l'autorité d'Oppius.
P. 553, 1. 15. Tcutcsfois il ne s'en voulut). Cf. César, De bello gallico, I, xlvi. On lit en cet endroit dans le César de Montaigne, p. 28 : «[Bojnne foy de C. »
P. 553, 1. 20. // tenait la bride). Cf. Suétone, Vie de César : « Cum hostis in proximo esset coercebat : tum maxime exactor gravissimus disciplina;... » (lxv.)
P. 553, 1. 26. Il franchissait). Id., ibid., lvii.
P. 553, 1. 27. // aynioit). Id., ibid. : « Sxpius pedibus anteibat. » Béroald écrit en note : « Hoc ad Alexandri imitationem, qui pedibus plerunque iter faciebat, (S: pedes agmen circuibat : ut author est Quintus Curcius. »
P. 553, 1. 28. En Jzgypte). Id., ibid. : « Alexandriœ circa oppugnationem pontis eruptione hostium subita compulsus in scapham, pluribus eodem prœcipitantibus, cùm desilisset in mare, nando per ducentos passus evasit ad proximam navem, elata lasva ne libelli, quos tenebat, madefierent, paludamentum mordicus trahens, ne spolio potiretur hostis.» (lxiv.)
P. 554, 1. 6. Les centeniers Itiy offrirent). Id.,ibid. : « Ingresso civile bellum, centuriones cujusque legionis singulos équités e viatico suo obtulerunt, et universi milites gratuitam et sine frumento stipendioque operam, quum tenuiorum tutclam locupletiores in se contulissent. » (lxviii.)
P. 554, 1. 9. Fen vioiisieiir l'Admirai). Gaspard de Coligny, assassiné à la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572.
P. 554, 1. 17. En la guerre). Cf. Tite-Live, XXI\',
P. 554, 1. 21. Ayant en du pire). Cf. Suétone, Vie de César : « Quanta fortitudine dimicaverint, testimonio est, quod adverse semel apud Dyrrhachium prœlio, pcenam in se ultro depoposcerunt, ut consolandos eos magis imperator, quàm puniendos habuerit. Denique una sextre Jegionis cohors pra.'posita castello, quatuor Pompeii legiones per aliquot horas sustinuit, penè omnis confixa multitudine hostilium sagittarum, quarum centum ac triginta millia intra vallum reperta sunt. Nec mirum, si quis singuloruni facta respiciat, vel Cassii Scavi^ centurionis, vel C. Acilii militis, ne de pluribus referam, Screva excusso oculo, transfixo femore et humero, centum et viginti ictihus scuto perforato, custodiam portée commissi castelli retinuit. » (lxviii.) L'erreur de Montaigne en ce qui concerne le nombre des blessures de Cassius Scxva s'explique peut-être en partie par ce fait que dans la phrase précédente de Suétone il lisait : «... sagittarum, quarum centum ac trigcnta millia intra vallum reperta sunt. »
P. 555, 1. I. Il est advenu à plusieurs). Id., ibid. : « Plerique capti concessam sibi sub conditione vitam, si militare adversus eum vellent, recusarunt.» (lxviii.)
P. 555, 1. 3. Granius Petronius). Cf. Plutarque, Vie de César : « En Afrique, Scipion ayant surpris une des navires de Ccesar, dedans laquelle estoit entré Granius Petronius, de nagueres eleu Quc-esteur, il feit saccager & mettre en pièces tous les autres, & quant au Questeur, il dit qu'il luy donnoit la vie. Mais Petronius luy respondit : Que les soudards de CïEsar n'avoient point accoustumé de recevoir en don, ains de donner la vie aux autres, & en disant cela, il se passa son espee propre à travers le corps.
ESSAIS DE MONTAIGNE
& se tua luy mesme. » (v, f" 497 v°.) Montaigne a trouvé ceci traduit en latin dans les notes de son Suétone, Lxviii.
P. 555, 1. 10. Marciis Octavius). Cf. César, De kilo civili : « Cum essent infirmi ad resistendum, propter paucitatem hominum, crebris confecti vulneribus, ad extremum auxilium descenderunt : servosque omnes pubères liberavemnt : et pn-esectis omnium mulierum crinibus, tormenta effecerunt. Quorum cognita sententia, Octavius quinis castris opidum circumdedit... cùm diuturnitas oppugnationis negligentiores Octavianos effecisset nacti occasionem meridiani temporis, discessu eorum pueris, mulieribusque in muro dispositis, ne quid quotidiane consuetudinis desideraretur ipsi, manu facta, cùm iis quos nuper manumissos liberaverant, in proxima Octavii castra irruperunt. His expugnatis, eodem impetu altéra sunt
adorti, inde tertia, et quarta, et deinceps reliqua : omnibusque eos castris expulerunt; et magno numéro interfecto, reliquos atque ipsum Octavium in naves confugere coëgerunt. » (III, ix.) Au début de ce texte, en marge, on lit de h main de Montaigne dans son César, p. 280 : « [Us] n'emploioient les [serfs] qu'a la dernière extrémité » ; et plus loin : « les [che]veux des famés employés à faire [engins]. »
Chronologie ; Pour les mêmes raisons que le précédent, cet essai est probablement de 1578. Beaucoup des termes que Montaigne emploie pour juger ici César sont ceux mêmes que nous retrouvons, écrits de sa main, à la dernière page de son exemplaire des Commentaires; la date n'est donc aucunement douteuse. Un emprunt à la Méthode de Bodin la confirme d'ailleurs.