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P. 568, 1. 17. Ce piastre d' Akibiades) . Id., Les dicts notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « (Alcibiade) entra en une eschole, où il demanda au maistre l'Iliade d'Homère. Le maistre luy dit, qu'il n'avoit rien des œuvres d'Homère : il luy donna un soufflet, & passa oultre. » (F° 196 V.) Cf. aussi Fie d'Alcibiade, m.
P. 568, 1. 20. Xenophanes). Id., 1m dicts notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : «Xenophanes natif de Colophone se plaignoit un jour à luy, [Hieron, tyran de Syracuse], de ce qu'il estoit si pauvre qu'il n'avoit pas le moien d'entretenir deux serviteurs, & il luy respondit : Et comment, Homère que tu reprens & que tu blasmes ordinairement, tout mort qu'il est, en nourrit plus de dix mille. » (F° 189 v°.)
P. 568, 1. 24. A Pana-tius). Cf. Cicéron, Tiisciilattes : « Homerum philosophorum. » (I, xxxii.) Pansetius donne à Platon les noms de divin, très saint, très sage, et c'est pour enchérir sur toutes ces appellations, qu'il le déclare l'Homère des philosophes.
P. 569, 1. 3. Mahiimet, second de ce nom). Cf Gentillet, Discours sur les moyens de bien gouverner : « Le Turc disoit que c'estoyent les Juifs qui avoyent a tort crucifié Jésus Christ. Et quant à luy, qu'il n'estoit point descendu des Juifs, mais du sang des Troyens, duquel les Italiens se disent aussi estre descendus. Et que leur devoir seroit des uns & des autres, de restaurer plustost Troye la grand' & venger la mort de Hector leur ancestre sur les Grecs, que de se faire la guerre, comme de sa part il estoit après à le faire... » (III, i, f" 62 r°.) Le récit est tiré de Monstrelet (III, lxviii); mais il est tout à fait probable que Montaigne le doit à Gentillet.
P. 569, 1. 13. Smyrna). Smyrne, Rhodes, Colophon, Salamine, Chio, Argos, Athènes. C'est la traduction d'un vers grec cité par Aulu-Gelle {Nuits attiques, III, xi). L'édition d' Aulu-Gelle de Lyon 1565 donne comme Montaigne le texte X{ï;, et non "Iî; qu'on trouve dans la plupart des éditions. Voir aussi Politien, poème intitulé Manto (éd. de Lyon 1545, t. III, p. 232).
P. 569, 1. 14. Alexandre le Grand). Au sujet de cet éloge d'Alexandre le Grand, cf. surtout, pour la
partie écrite en 1580, Plutarque, Vie d 'Alexandre, et les deux traités intitulés De la fortune ou vertu d'Alexandre; pour les additions de 1588, outre les mêmes œuvres de Plutarque, Arrien de Nicomédie et Quinte-Curce.
P. 569, 1. 21. LnpcUens). «Renversant tout ce qui faisait obstacle à son ambition sans mesure et se plaisant à s'ouvrir un chemin à travers les ruines. » (Lucain, I, 149.)
P. 570, 1. 10. La rnync de Tbebcs). Cf. Quinte- Curce, I, XI, etc.; Plut.irque, Vie d' Alexandre, iv, f° 468 x".
P. 570, 1. II. Le meurtre de Menander). Cf. Plutarque, Vie d'Alexandre, xviii, f° 485 v".
P. 570, 1. ir. Du Médecin). Ll., ibid., xxii, f° 490 v^
P. 570, 1. 12. Prisonniers Persiens). Ll., ibid., xii,
P. 570, 1. 12. Soldats Indiens). Id., ibid., xviii, f'^ 486 v^
P. 570, 1. 13. Des Cosseïens). Id., ibid., xxii, f'' 491 r°.
P. 570, 1. 17. Et a este). Cf. Quinte-Curce : « Bona naturœ ejus fuisse, vitia fortunaï. » (X, v.) Montaigne, qui ne semble pas lire Quinte-Curce après 1588, a sans doute pris ceci dans l'ouvrage de Hieronimo de Franchi Conestaggio, Unione del regno di Portogallo alla corona di Castiglia, \\\. II, au passage où il a fait de larges emprunts pour l'essai II, xxi.
P. 570, 1. 20. Quant à ses mangeoires). Cf. Plutarque, Vie d'Alexandre, xix; Diodore de Sicile, XVII, xcv; Quinte-Curce, IX, m; etc.
P. 570, 1. 21. Toutes ces cimes). Cf. Arrien : « S'il se treuve d'adventure qu'il ait faict quelque acte hautain ou cruel, il me semble qu'on n'y doit pas avoir beaucoup d'esgard, si nous considérons la fleur de jeunesse en laquelle il estoit encores : le cours si heureusement continué de ses félicitez : et les flatteurs qui se donnent tant de peine à destourner les roys et princes de la cognoissance de la vérité des choses, et de l'équité. » (Fin du livre VII, p. 309.) Cf. aussi l'épître dédicatoire placée en tête de l'édition de Quinte-Curce que possédait Montaigne où ce passage d'Arrien est traduit en latin.
ESSAIS DE MONTAIGNE
P. 570, 1. 25. L'authorité d'Hannibal). Cf. Arrien, préface de la traduction de Witard : « Estant prince si accomply & si preux capitaine, que Hannibal mesme luy donnoit la première place. » Allusion à un passage de Tite-*Live, XXXV, xiv, et à un Dialogue des morts de Lucien.
P. 571, 1. I. Qualis). «Tel brille Lucifer, l'astre que chérit Vénus entre tous les feux célestes, lorsque, sortant des flots, il vient de dresser sa face auguste dans le ciel, et de dissiper les ténèbres de la nuit. » (Virgile, Etiéide, VIII, 589.)
P. 571, 1. 6. Que ses médailles). Cf. Arrien, préface de la traduction de Witard : « Estant prince . . . si bien renommé que anciennement ceux estoient plus asseurez contre tous périls & hazards qui portoient sur eux son pourtraict gravé en or ou en argent. » Le fait est empranté par Witard à Trebellius Pollio, Trigiuta tyranni, xiv.
P. 571, 1. 8. Plus de Koys). Id., ibid. : «Aussi y a-t-il eu infinis hommes de sçavoir, tant Princes, Capitaines, Philosophes, Poètes que autres, qui ont escrit de luy. >>
P. 571, 1. 10. Les Mahiniictans). Cf. Guillaume Postel, Histoire des Turcs (éd. de 1575, 2' partie, p. 131; éd. de 1560, V partie, p. 36). Montaigne fait encore allusion au même passage lorsque, plus loin, il dit à la gloire d'Alexandre que les Turcs, qui méprisent toutes les histoires, ne retiennent que la sienne. Postel disait : « Ils laissent en petite estime les histoires, et principalement les nostres et les estranges pource qu'ils disent qu'on n'oseroit, vivant un prince escrire de luy la vérité, qui ne fut tout en louange, et après sa mort la mémoire s'en perdre : dont ce qu'il y a d'histoires, ils les ont quasi pour fausses, fors qu'ils en ont bien quelqu'unes traduittes de Grec, qu'ils appellent Scander c'est à dire Alexandre, et Chederelles ou Suggia c'est à dire saint Georges. »
P. 571, 1. 13. Mettre en double). Montaigne a déjà comparé Caesar et Alexandre dans l'essai II, xxxiv,
P. 571, 1. 19. Et velut). «Tels des feux allumés sur divers points dans une forêt pleine de broussailles et de lauriers, ou tels des torrents qui tombent avec fracas du haut des montagnes et courent en
bouillonnant à la mer, après avoir tout ravagé sur leur passage.» (Virgile, Enéide, XII, 521.)
P. 572, 1. I. C'est Epaniinondas). Montaigne confirmera ce jugement dans l'édition de 1588, essai III, i. Bien que la Vie d' Epaniinondas que Plutarquc avait écrite soit perdue, c'est surtout par Plutarque que Montaigne connaît ce personnage : voir spécialement la Vie de Pélopidas, et V Esprit familier de Socrate. Il est probable aussi qu'il a étudié la Vie d'Epaininondas écrite par Cornélius Képos, dans l'édition de Cornélius Népos publiée par Lambin (1569). S'il en a fait usage, il a pu trouver de riches annotations où sont réunis des témoignages très abondants de divers historiens. Après 1588, Montaigne fait surtout des emprunts à Diodore de Sicile.
P. 572, 1. 3. De la substance de la chose). Montaigne a longuement développé cette idée au début de l'essai II, xvi.
P. 572, 1. 12. Les Grecs Inv ont faict). Cf. Diodore de Sicile, XV, xxiv; Pausanias, VIII, xi; etc.
P. 572, 1. 15. Jamais homme). Cf. Plutarque, De }' esprit familier de Socrate : « Sphintharus Tarentin ayant demouré assez long temps par deçà avec luy, disoit qu'il n'avoit jamais parlé à homme qui sceust tant, ne qui parlast moins que luy.» (xxiii, f° 645 v°.) Cf. aussi Comment il failli oiiir, m, f° 25 v°, oîi le même jugement se retrouve à peu près dans les mêmes termes et également attribué à Sphintharus.
P. 572, 1. 16. // estoit Pythagoriqiie). Cf. Diodore de Sicile, XV, x, î° 192 r°; aussi Cicéron, De ojjiciis,