‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 360 sur 449 · LIVRE ir, CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

LIVRE ir, CHAPITRE XXXVI

P. 573, 1. 8. Oiie son obslination). Cf. Plutarque, De l'esprit faiJiilier de Sociate, xvii, f'' 641, r°. Montaigne a parlé autrement de ce fait dans l'essai II, xi,

P. 573, 1. 14. La couple de vies). Rapprocher ce que, avant 1588, Montaigne avait écrit dans l'essai III, XIII, 216. Il effaça sur son exemplaire annoté cette phrase qui supposait par erreur un parallèle entre Scipion et Lélius, et écrivit celle que nous lisons dans l'essai II, xxxvi, sur le parallèle perdu de Scipion et d'Epaminondas. Au sujet de cette perte, cf. Amyot, préface de la traduction des Vies.

P. 574, 1. 5. Le plus doux contentement). Cf. Plutarque, Que l'on ne sçauroit vivre joyeusement selon la doctrine d'Epicurus : « Epaminondas... asseuroit que le plus doulx contentement qu'il eust eu en toute sa vie, estoit que son père & sa mère vivans voj'oient le trophée de la battaille de Leuctres, qu'il avoit gagnée contre les Lacedemoniens. » (xiii, f" 285.) Voir encore la Fie de Coriolan : « Lon dit que Epaminondas advoua & confessa semblablement estre en luy, reputant son principal & plus grand heur estre, que son père & sa mère vivans avoient veu la victoire qu'il gaigna en la plaine de Leuctres. » (m, f° 148 r".)

P. 574, 1. 9. // m pensoit pas). Id., De l'esprit familier de Socrale : « Epaminondas qui a esté mieulx instruit & nourry à la vertu que nul autre des Bœotiens... fait du restif quand il est question d'exécuter une si grande entreprise pour la délivrance de son païs... Comment, dit Theocritus, il n'approuvoit doncques pas la conspiration? Non pas, dis-je, de faire mourir aucun des citoyens qu'ils ne fussent premièrement condamnez par la Justice : Qu'ils dient ce qu'ils voudront (dit Epaminondas)... & nous l'environnants taschions à le persuader de vouloir participer à l'entreprise. Il nous respondit... qu'il ne feroit pas mourir un citoyen qui ne fust condamné par la justice, si ce n'estoit que bien urgente nécessité le pressast à ce faire... Nous trouvasmes bon son advis. » (iv, f" ^37 r" et f'' 64e v°.)

P. 574, 1. 12. Il tenoit aussi). Id., ibid. : « Es battailles il se fault bien destourner de devant celuv des ennemis dont on a receu quelque plaisir. » (xvii,

P. 572, 1. 15. Son humanité). Cf. Diodore de Sicile : « En la battaille qui fut donnée auprès de Corinthe aux remparts qu'avoient faits les Lacedemoniens, pour cuider en garde les Béotiens de pénétrer au dedans de la Moree, Epaminondas ayant forcé & rompu la garde des Lacedemoniens qui defendoient ce rempart : & en ayant peu mettre à l'espee s'il eust voulu un bien grand nombre, se contenta seulement de ceste gloire d'avoir fait malgré eulx ce qu'il avoit voulu, & ne chercha point de les endommager d'avantage : ce qui fut cause que l'on eut grand souspeçon & grande défiance de luy, comme ayant voulontairement espargné les ennemys, à celle fin que particulièrement ilz en sceussent gré à luy seul : au moVen de quoy ceulx qui portoient envie à sa gloire, ayans ceste occasion de le calumnier avec quelque apparence, le chargèrent et accusèrent de trahyson, tellement que le peuple irrité & mutiné contre luy, le déposa de la charge de gouverneur & capitaine : & le réduisant à Testât d'homme privé, voulut qu'il allast comme les autres, à ce voyage de Thessalie : mais quand l'on veit que par ses effets il effaçoit toutes les calumnies que ses malveuillans avoient mises en avant à l'encontre de luy, le peuple adonc le remit en sa première dignité. » (XV, xix, f- 207 r°.)

P. 574, 1. 23. La prospérité). Id., ibid. : «Il acquit de son temps à son pays par force d'armes la principaulté de la Grèce, et depuis sa mort ses citoyens incontinent la perdirent, et allèrent tousjours declinans de mal en pis... » (XV, xxiv, f*- 214.) Cf. aussi Cornélius Népos, Vie d'Epaminondas, x.

Chronologie : Un emprunt à Bodin (p. 568, 1. 4) et un emprunt à Gentillet (p. 569, 1. 3) prouvent que cet essai est des environs de 1578.

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