DE LA RESSEMBLANCE DES EXFANS AUX PERES
P. 575, 1. 10. Un valet). Cf. l'essai II, ix, p. 98, 1. II (texte de 1588).
P. 576, 1. 20. Dcbikin). « Qu'on me rende manchot, goutteux, cul-de-jatte, qu'on m'arrache mes dents branlantes, pour\-u que la vie me reste je suis satisfait.» (Sénèque, épître loi.) Le texte est différent de celui qu'on trouve dans l'édition de Sénèque dont Montaigne semble faire habituellement usage. (Bâle 1557). Il est conforme, au contraire, à celui des éditions de Bâle 1529 et de Bâle 1539. Peut-être en faut-il conclure que Montaigne a puisé cette citation chez quelque auteur de seconde main.
P. 576, 1. 24. Coiivroit Taiiibiirlan). Cf. Chalcondyle : « Il se trouva une grande multitude de Ladres là auprès, que Temir fit tous mettre à mort : Car tout autant qu'il s'en rencontroit devant luy, ils se pouvoient bien asseurer de faire le saut, allegant n'estre raisonnable, de laisser plus longuement régner une telle peste, qui ne servoient que d'infecter les autres, & vivoient avec cela en tant d'angoisse, & de martyre. » (III, x, 192.)
P. 577, 1. I. £■/ Antisthenes). Cf. Diogènc Luërce, Vie d'Antisthèm : « Aliquando item intraverat sicam habens, ad quem ille cùm diceret, quis me doloribus absolvet? ille ostensa sica hxc ait : & ille, doloribus dixi, non vita. » (VI, xviii, 556.)
P. 577, 1. 17. J'en avais plus de pair). Pour la même idée, voir l'essai II, vi, p. 52, 1. i, et la note.
P. 578, 1. 9. Suiniiiiim). « Ne craignez ni ne désirez la mort. » (Martial, X, .\lvii, 13.) Pour la pensée on peut rapprocher Sénèque, Épllres : « In utrumque monendi ac firmandi sumus, et ne nimis amemus vitam et ne nimis oderimus. » (Ep. 24.)
P. 578, texte de 1588. La peinture de la Poésie). Pour la même idée, ci. l'essai II, 11, p. 19, 1. 18.
P. 578, te.xte de 1588. & se n'aflige). «Son affliction est telle qu'il se mord les mains, qu'il se mord les lèvres, et que sa joue est sans cesse inondée de pleurs. X
P. 579, 1. 18. Comme aucuns médecins). Cf. Laurent Joubert, Erreurs populaires au faict de la médecine, IV, IX.
P. 579, 1. 22. Epicur us ne permet pas). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Epicure : « Cum tamen cruciatur & ingemiscet & ejulabit. » (X, cxviii, 716.)
P. 580, 1. I. Pugiles etiam). «Les lutteurs aussi, en frappant du ceste, gémissent, parce que sous l'effort de la voix tout le corps se raidit, et le coup est assené avec plus de vigueur. » (Cicéron, Tusculanes, II, xxni.) Cicéron écrit : ingemiscunt : non quôd doleant, aninuk'e succumbant , sed quia...
P. 580, 1. 14. Ejulatu). « Qui crie, qui pleure, qui gémit, qui frappe l'air de voix lamentables. » Vers du Philoctcte d'Attius, cités par Cicéron, Definibus, II, XXIX ; Tusculanes, II, xiv. Montaigne a pris ce texte dans les Tusculanes. Voir son édition, p. 133; dans le De finibus, il est un peu différent.
P. 580, 1. 22. Ce songeur de Cicero). De divinatione,