‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 371 sur 449 · DE TROIS COMMERCES · texte numérisé non relu

DE TROIS COMMERCES

P. 40, 1. 6. Huic versatile). « Il avait l'esprit si souple à se plier également à toutes occupations que, quelle que fût celle qu'il entreprît, on eût dit qu'il était uniquement né pour celle-là. » (Tite-Live, XXXIX, XL.)

P. 41, 1. 4. Vitin otij). «Il faut échapper par le travail aux vices de l'oisiveté. » (Sénèque, ép. 56.) Voici le texte de Sénèque : « Nihilque tam certum est, quam ocii vitia negocio discuti. » (P. 139.)

P. 41, 1. 16. Onihns vivere). «Pour elles, vivre c'est penser. » (Cicéron, Tusculanes, V, xxxviii.) « Loquor de docte homine cui vivere est cogitare », dit Cicéron.

P. 41, I. 19. Dict Aristote). Dans la Morale à Nicomaxjue, X, wii. Cf. aussi Cicéron, De fiuihiis, V, IV, où il est dit qu'Aristote et Théophraste ont préféré la méditation à toute autre occupation, la méditation « quiv: quia deorum erat vitae simillima sapiente visa est dignissima ».

P. 42, 1. II. Une lourde ignorance). Sur ce sujet cf surtout l'essai II, xvii, 436.

P. 42, I. 21. Est loitte sapiance insipide). Cette idée est fortement exprimée chez Sénèque, ép. 14, et surtout ép. 103.

P. 43, 1. I. Selon qu'on peut). Cf. Xénophon, Mémorables : « Quapropter illud quoque carmen commendabat : secundum quod potes immortalibus diis sacrificia offeras. Erga etiam amicos aut hospites, casteramque vitam, optimam hanc admonitionem esse aiebat : Secundum quod potes agas. » Rappelons que sur plusieurs de ses volumes (Pétrarque, Hebreo) Montaigne a écrit sous le titre : « Mentre si puo. »

P. 43, 1. 24. Comme disait cet antien). Cf. Plutarque, De la pluralité d'amis: «L'amitié est bien par manière de dire beste de comp.ignie, mais non pas de trouppe.» (11, f° 103 v°.)

P. 43, 1. 25. Scrvile prudence). Pour le développement de ces idées, voir l'essai De l'amitié, I, xxviii.

P. 44, 1. 12. Le conseil de Platon). Dans les Lois : « Alloquutlo omnis ad servos quodam modo imperium sit, neque jocus ullus cum ipsis seu fteminis sive masculis habeatur. » (vi, 777-778; éd. de 1546, p. 818.)

P. 44, 1. 20. Narras). « Vous me contez la généalogie d'Eacus, et les combats livrés sous les murs sacrés d'Ilion, mais vous ne me dites pas à quel prix sera le vin de Chio, quel esclave chauffera mon bain, ni chez quel hôte et à quelle heure je me mettrai à l'abri du froid des Pélignes. » (Horace, Odes, III, xix, 3.)

P. 44, 1. 26. Comme la vaillance Lacedemonienne) . Cf. Plutarque, Comment il fault refréner la cholere : « C'est pourquoy les Lacedemoniens ostent avec le son des flûste la cholere à leurs gens, quand ils vont combattre. » (x, f" 59 v".)

P. 45, I. 8. Favcllar in punta di forchella). Parler sur la pointe d'une fourchette (c'est-à-dire parler d'une manière subtile et recherchée).

P. 45, 1. 10. D'y reserver l'ordre). C'est l'idée que Montaigne développera longuement au début de l'essai III, viii. Il y expliquera que l'ordre est le secret de « l'art de conférer » .

P. 45, 1. 12. Les sçavans). Encore la critique du pédantisme que Montaigne fait surtout dans les essais I, xxv; I, xxvi; IH, viii.

ESSAIS DE MONTAIGNE

P. 45, 1. i8. Hoc serwonc pavent). «C'est dans ce Style qu'elles expriment leur crainte, leur colère, leur joie, leur chagrin, et jusqu'à leurs plus secrètes pensées. Que dirai-je encore ? elles se pâment doctement. » (Juvénal, vi, 189.) Le texte de Juvénal est au dernier vers : « Concumhunt grœce. »

P. 45, 1. 28. De capsula totœ). « Elles ont l'air de sortir d'une boîte.» D'après Sénèque, épître 115, qui avait dit des petits maîtres du temps : « Nosti complures juvenes barba et coma nitidos, de capsula totos. »

P. 47, 1. 16. Trefve de cérémonie). Rapprocher la fin de l'essai I, xiii, 57.

P. 48, 1. 5. Hyppomachiis). Cf. Plutarque, Vie de Dion : « Un certain maistre de lucte & d'escrime, nommé H3''ppomachus, disoit qu'il cognoissoit bien de tout loing ceulx qui avoient appris ces exercices du corps soubz luy, à les veoir tant seulement revenir du marché apportans de la chair en leurs mains. » (i, f° 669 v°.)

P. 48, 1. 19. Nain nos qitoque ocnlos). «Car, nous aussi nous avons des yeux qui s'y connaissent. » (Cicéron, Paradoxes, V, 11.)

P. 48. 1. 28. Oiiiciinqne Argolica). « Quiconque de la flotte grecque s'est sauvé d'entre les rochers de Capharée, détourne toujours ses voiles des eaux de l'Eubée. » (Ovide, Tristes, I, i, 83.)

P. 49, 1. 27. Neqiie affectiii siio). « Incapables d'attachement, insensibles à celui des autres. » (Tacite, Annales, XIII, xlv.)

P. 50, 1. I. Suivant la persuasion de Lysias). Cf. Platon au commencement du Phèdre. Socrate réfute par la suite ces principes posés par Lysias.

P. 51, 1. 3. Par la difficulté). Cf. à ce sujet l'essai II, xv, et spécialement la note p. 388, 1. 16.

P. 51, 1. 4. La façon de l'empereur Tibère). Cf. Tacite, Annales : « In his modestam pueritiam, in aliis imagines majorum, incitanientum cupidinis habebat. » (VI, i, 154.)

P. 51, 1. 6. La courtisane Flora). C'est Antoine de Guevara qui a vulgarisé cette histoire dans une de ses Epttrcs doras où il parle longuement de trois courtisanes anciennes : Lamis, Lais et Flora. (Cf. éd. de 1565, f° 149 v°.) Je la retrouve dans les TfwtoVw

prodigieuses de Bouaystuau (éd. de 1567, f" 85 i-°), qui copie textuellement Guevara; dans les Dames galantes de Brantôme (t. IX, p. 300); etc.. D'après ces auteurs, Flora avait placé à sa porte un écriteau qui disait : « Roy, Prince, Dictateur, Consul, Censeur, Pontife et Questeur, pourront heurter et entrer céans. » (^Épîtres dorées, f° 149 v°.)

P. 51, 1. 20. Ches le grand seignur). Cf. Guillaume Postel, Histoire des Turcs : « Ces jeunes gens icy, ne sont de plus haut aage que de vingt ou vingt et deux ans pour le plus, tous beaux jeunes hommes esclaves... » (Ed. de 1560, 3'' partie, p. 3.)

P. 51, 1. 23. Les offices d'amitié). Dans l'essai I, xxvin, Montaigne a déclaré qu'aucune femme ne s'estait encore élevée à la vraie amitié.

P. 52, 1. 12. // a beau aller à pied). Rapprocher Rabelais : « Les Philosophes disent soy pour mener près la mer, et naviguer près la terre estre chose moult seure et délectable : comme aller à pied, quand l'on tient son cheval par la bride. » (FV', xxiii.)

P. 52, 1. 13. Nostre Jacques). Cf. Olivier de la Marche, Mémoires : « Le Roy Jaques de Xaples, se tira, des Italies, au pais de Bourgongne, au lieu de Besançon : & me souvient que les gens d'église de la vile de Pontarli, ensemble les nobles, les bourgeois, & marchans, firent une congrégation & une assemblée, par procession, pour aler au-devant du Roy Jaques qui venoit en ladicte ville : &; y mena le maistre de l'escole ses escoliers : duquel nombre j'estoye : & ay bien mémoire que le Roy se faisoit porter, par hommes, en une civière, en quoy l'on porte les fiens & les ordures communément : & estoit le Roy demy-couché, demy-levé, & appuyé à l'encontre d'un pauvre méchant derompu oreillier de plume. Il avoir vestu, pour toute parure, une longue robe d'un gris de trespetit pris : & estoit ceint d'une corde nouée, à façon de Cordelier : & en son chef avoit un gros blanc bonnet (que l'on appelle une cale) nouée par dessous le menton : &: de sa personne il estoit grand Chevalier, moult beau, & moult bien formé de tous membres. Il avoit le visage blond & agréable : pouvoir avoir environ quarante ans d'aage : & après luy venoyent quatre Cordeliers de l'observance, que l'on disoit moult grans clercs,

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