DV REPENTIR
P. 21, 1. 3. CoiHine disoit Démodes). Cf. Plutarque, Vie de Demosthene : « Demades, lequel se voulant justifier de ce qu'il avoit tourné sa robbe en matière de gouvernement de la chose publique, dit qu'il s'estoit bien contredit à soymesme assez de fois selon les occurences des affaires mais contre le bien de la chose publique, jamais. « (m, f° 586.)
P. 21, 1. 8. Populaire & pi'ivàj. On retrouvera de semblables déclarations dans l'essai III, xiii.
P. 23, 1. 2. Adjonstant tousjotirs). Rapprocher ce ique dit Montaigne dans les essais I, lvi, et II, m.
P. 23, 1. 10. Par bestise et ignorance). Dans l'essai II, XII, Montaigne dit de cette idée : « Si cela est vray, cela est subject à une longue interprétation.» (P. 140.)
P. 2^, 1. II. La malice). Cf. Sénèque, Épitres : ' « Quemadmodum Attalus noster dicere solebat, malitia ipsa maximam partem veneni sui bibit.» (Ép. 81, p. 87.)
P. 23, 1. 12. Le vice laisse). Cf. Plutarque, De la tranquillité de l'âme : «Le remords de la conscience... laisse comme un ulcère en la chair, une repentance en l'ame qui tousjours s'egrattigne & s'ensanglante elle mesme : car la raison oste eiface les autffes tristesses angoisses & douleurs, mais elle engendre celle de la repentance, laquelle le mord avec honte, & le punit elle mesme : car ainsi comme ceulx qui tremblent de froid ou bruslent de chauld en fièvre, en sont plus afiîigez & plus tourmentez que ceulx qui souffrent les mesmes passions par causes extérieures de froideur d'hyver, ou de chaleur d'esté : aussi les mesadventures fortuites & casuelles apportent des douleurs plus légères, comme venans du dehors. » (ix, f° 75 v°.)
P. 24, 1. 15. Oiix fuerant vitia). «Les vices
d'autrefois sont devenus les mœurs d'aujourd'hui. » (Sénèque, ép. 39.)
P. 25, 1. 13. Tiw tibi). «C'est à votre jugement que vous devez avoir recours. » (Cicéron, Tusculanes, I, xxiii.)
P. 25, 1. 14. Firttitis et vitiorum). « Le témoignage intérieur que se rend le vice ou la vertu est d'un grand poids. Otez cette conscience, il ne reste plus rien. » (Cicéron, De natura deoriim, III, xxxv.)
P. 25, 1. 25. Onz tnens est hodie). «Que ne pensais-je dans mon jeune temps ce que je pense aujourd'hui ! ou pourquoi, avec mes sentiments d'aujourd'hui, mes joues ne retrouvent-elles le duvet de la jeunesse ! » (Horace, Odes, IV, x, 7.)
P. 26, 1. 7. Bias). Cf. Plutarque, Le bancqiiet des sept sages : « Bias après : en laquelle (maison), dit-il, le maistre est tel au dedans par luj- mesme, comme il est au dehors par la crainte de la loy. » (xii,
f" 155 VO.)
P. 26, 1. 10. Jiiliiis Drnsiis). Id., Instruction pour ceux qui manient affaires d'estat : « Pourtant à bon droict fut grandement loué Julius Drusus, Sénateur Romain, de ce qu'il respondit à quelques ouvriers, qui luy promettoient de faire en sorte, s'il vouloit, que ses voisins qui decouvroient & voioient en plusieurs endroits de sa maison, n'auroiejit plus nullement de veuë sur luy, & ne luy cousteroit que trois mille escus seulement : Mais je vous en donneray six mille, dit-il, & fliittes en sorte que Ion voye dedans ma maison de tous costez, à fin que tous ceulx de la ville voyent & sçachent comment je vis : car c'estoit un personnage grave, honeste Se sage. » (iv, f° 162 v".)
ESSAIS DE MOXTAIGXE.
P. 26, 1. 14. On remarque avec). Id., Vie d'A^csilas : « Quand il alloit seul avec son train par les champs, il logeoit tousjours dedans les plus saincts temples des Dieux, voulant que les Dieux mesmes fussent tesmoings de ce qu'il faisoit en son privé. » (v, {" 423 ro.)
P. 26, 1. 18. Peu d'hommes). Rapprocher Plutarque, Vie de PéricUs : « Il est vray qu'en une vraye vertu entière cela est toujours le plus beau qui est le plus apparent, et il n'y a rien es gens de bien et d'honneur que les estrangers trouvent si admirable comme leurs domestiques qui sont tousjours à l'entour d'eulx trouvent leur vie ordinaire. » (vu.) Cicéron dit dans le De pclitione consolatns : « \'erior fama e domesticis émanât. »
P. 26, 1. 20. Nul a este projeté). Souvenir de saint Luc : « Amen, dico vobis, quia nemo propheta acceptus est in patria sua. » (iv, verset 24.)
P. 27, 1. 17. Dict Arislole). Morale à Nicomaque, X, vu.
P. 27, 1. 23. Je conçois aisément). \o\x essai III, xii.
P. 29, 1. 3. Sic nhi desuetœ). «Ainsi lorsque les bêtes sauvages, déshabituées de leurs forêts, se sont adoucies dans leur captivité, et que quittant leur mine menaçante elles soilfFrent enfin l'empire de l'iiomme; si une goutte de sang vient à toucher leurs lèvres ardentes, leur rage et leur férocité aussitôt se réveille; au goût du sang leur gosier se gonfle, elles brûlent de s'assouvir, et c'est à peine si dans leur rage, elles se retiennent de déchirer leur maître épouvanté. » (Lucain, IV, 237.) Toutes les éditions.que j'ai consultées présentent, au premier vers, la leçon «clauso^K
P. 29, 1. 10. Le langage latin m'est comme naturel). Sur la manière dont Montaigne a appris le latin, voyez la fin de l'essai I, xxvi. Pour Ici pensée, on peut rapprocher la scène bien connue de l'écolier limousin chez Rabelais, II, vi.
P. 32, 1. 3. Z.fl secte de Pythagoras). Cf. Séncquc : «Pythagoras ait, alium animum fieri intrantibus templum, deorûmque simulacra ex vicino cerncntibus, & alicujus oraculi operientibus vocem. » (Ép. 94, p. 226.) Voir aussi Plutarque, Des oracles qui ont cessé, v, {'• 338 r".
P. 34, 1. 7. Phocion). Cf. Plutarque, Les dicts notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « Phocion accomparoit ses propos (de Leosthenes) aux C5'prés : Car ils sont, disoit il, beaux, droicts & haults, mais ils ne portent point de fruict. Et comme neantmoins les premiers rencontres en eussent esté heureuses, & la ville en feist sacrifices aux Dieux pour les bonnes nouvelles, quelqu'un luy demanda : Et bien Phocion, es tu content que cecy ait esté faict ? Bien suis-je content, dit il, que cecy soit ainsi advenu, mais je ne me repens point d'avoir conseillé cela. » (F° 197 v°.)
P. 35, 1. 13. Dans l'cncheineurc). A ce sujet voir entre autres Cicéron, De fato, ix.
P. 35, 1. 17. Celuy qui disoit). Cf. Plutarque, Que l'on ne scaiiroit vivre joyeusement selon la doctrine d'Epicurus : « (Epicurus estoit) en cela bien loing de la sentence du sage Sophocles, lequel disoit, qu'il estoit bien aise d'estre eschappé des liens de l'amour & de la volupté, comme du joug & de la chaîne d'un maistre violent & furieux. » (ix, f*" 2S3 r'\) et. aussi Cicéron, De senectute, xiv, où la même opinion est attribuée à Sophocle. Sénèque l'exprime aussi quelquefois pour son propre compte. Cf. par exemple l'épître 12. Il est vrai qu'en d'autres endroits (ép. 26 par exemple), il déclare, comme Montaigne, qu'on ne doit pas compter pour progrès moral les amendements que nous devons seulement à l'âge.
P. 55, 1. 20. Kec tam aversa). «Et on ne verra jamais la Providence si ennemie de son œuvre que la fiiblesse soit mise au rang des meilleures choses. » (Quintilien, Institution oratoire, \, xii.)
P. 36, 1. 9. Elle s'est affoiblie et empiréc). Pour la même idée', cf. l'essai II, xvii, pp. 77-78.
P. 37, 1. I. La santé m'advertit). Pour la même idée, cf. l'essai III, ix.
P. 37, 1. 7. Conic disoit Aniistbencs). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Autisthcne : « Rogatus quidnam apud homines esset beatissimum : Felicem, inquit, mori.» (VI, V, 349.)
P. 38, 1. 24. J'oscrois croire). Xénophon exprime le même avis dans son Apologie de Socrale.