‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 428 sur 449 · LIVRE III, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE XIII

P. 421. Texte de 1588 : Le plus beau couple). Plutarque avait composé une vie de Scipion qu'il mettait en parallèle avec Epaminondas. C'est ce qu'Amyot, dans la préface de sa traduction des Fies, apprenait à Montaigne. Rapprocher ce qu'il a écrit dans l'essai II, XXXVI, p. 87, 1. lé.

P. 421, 1. 15. S'esl ven eu écluse). Cf. Platon, Banquet : a Cum aliquando cogitatio quœdam incidisset, stetit cogitans eodem vestigio matutino tempore : cumque explicare id quod cogitabat non daretur, perstabat cogitans nec dimittebat... Socrates stetit usque ad auroram sequentem, ac solis exortum. » (xxxvi, p. 220; éd. de 1546, p. 458.)

P. 421, 1. 18. Au secours d'Alcihittdcs). Ici., ihid. : « Nemo alius me servavit (dit Alcibiade dans le Banquet) quam Socrates. Videns enim me graviter vulneratum, nequaquam deseruit, sed ante me prosiliens, me ipsum atque arma mea protexit, ab hostibusque servavit. » (xxxvi, p. 220; éd. de 1546, p. 439.)

P. 422, I. 2. Recherché par une beauté). Cf. Platon, Banquet, xxxii, p. 215; éd. de 1546, p. 42e.

P. 422, 1. 3. En la bataille Deliene). Cf. Diogène Laërce, Vie de Socrate :- « Praslio commisso circa Delium, lapsum equo Xenophontem apprendit, atque servavit. » (II, xxii, p. 110.)

P. 422, 1. 5. Marcher à la guerre). Cf. Platon, Banquet : « Primum... laborum patientia non me solum, sed alios omnes longe superabat : & siquo in loco, ut accidere solet in bello, commeatus deficeret, nuUi pares huic reperiebantur ad famem sitimque perferendam. Rursus vero in abundantia reiiim & comessatione mensaque militari, solus hic frui posse videbatur. Et quamvis bibere nollet, tamen si cogebatur, omnes protinus bibendo longe vincebat : & quod mirabile est, ebrium quisquam eum nunquam conspexit. Sed hoc mihi adhuc in posterum redargui posse videtur. Adversus autem hyemes & frigora, quae illis in locis asperrima sunt, mirabilia faciehat. Quandoque enim gelu maximo intolerabilique facto, ita ut nulli exire de tabernaculis auderent, & siqui exibant, non nisi suiîarcinati admodum, pedésque et crura pellibus pannisque laneis diligenter circumvoluti : Socrates per hoc ipsum tempus ita exibat cum cccteris militibus, ut nihil ad eam vestem

adjungeret, quam primo ferre solitus erat. Nudis vero pedibus per glacicm facilius incedebat, quam cum calceis alii. » (xxxv, p. 219; éd. de 1546, p. 438.)

P. 422, 1. II. Estoit-il conuié). Cf. ci-dessus le texte cité pour la p. 422, I. 5. A'oir aussi le Banquet, pp. 213 et 223.

P. 422, 1. 27. Elle tient pour grand). Ct. Sénèque, Epltres : « Magni animi est magna contemnere, ac mediocria malle quam nimia. » (Ép. 39.)

P. 423, 1. II. Eudoxus). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Eudoxiis : « Enim vero Nicomachus Aristotelis filius illum ait voluptatem bonum dicere. » (VIII, Lxxxviii, p. 576.)

P. 423, 1. 15. Eodeni enim uitio). «La dilatation de l'âme dans la joie n'est pas moins blâmable que sa contraction dans la douleur. » (Cicéron, Tnsc, IV, XXXI.)

P. 423,1. 18. D'estendre l'autre). Rapprocher l'essai III, IX, p. 249, 1. 19.)

P. 423, 1. 21. Platon les accouple). Voir essai II, XX, p. 465, 1. 15 et la note. Outre le passage du Phédou qui est cité en cet endroit, on peut voir Platon, Philèbe, xiii, p. 27 ; République, v, p. 462; etc.

P. 423, 1. 22. L'office de la fortitude). Cf. Platon, Lois : « Utrum ad timorés solum atque dolores fortitudini pugna est duntaxat? An etiam ad cupiditates voluptatesque, ac véhémentes quasdam blanditias, qucE eorum etiam qui honesti videntur, aninios flectunt, & quasi caereos faciunt ? — Adversus hxc omnia. » (I, p. 633; éd. de 1546, p. 750.)

P. 423, 1. 24. Ce sont deus font eines). Cf Platon, Lois : « Duo namque hi fontes natura scaturiunt : à quibus qui haurit, unde, quando, quantumque oportet felix est, privatus scilicet & civitas omneque animal. » (I, p. 6^6; éd. de 1546, p. 751.)

P. 424, 1. I. Ladolur). Cf. Platon, Lois : «Primum profecto puerorum sensum esse dico voluptatis atque doloris... : Disciplinam appello virtutem qu3e primo pueris advenit. Si voluptas & amor dolorque & odium recte in animos influant antequam ratione moveantur, & ratione deinde présente, rationi consentiant propter superiorem bonorum morum consuetudinem, h.^c ipsa consentio universa quidem virtus est. » (II, p. 653; éd. de 154e, p. 758.)

ESSAIS DE MON'TAIGNE

P. 424, 1. 15. Stiiiti tiita...). «La vie de l'insensé est ingrate, elle est trouble; elle se porte tout entière dans l'avenir.» (Sénèque, ép. 15.) Le texte est celui des éditions contemporaines.

P. 42e, 1. 3. Morte obita qiiaks). « Semblables à ces fantômes qui voltigent dit-on après la mort, ou à ces songes qui trompent nos sens endormis. » (Virgile, Enéide, X, 641.)

P. 426, 1. 6. Alexandre disoit). Cf. Arrien de Nicomédie : « Quant à moy, je n'estime point qu'un homme généreux et de bon cueur se propose d'autre but de ses travaux mesmes, qui luy causent tout honneur et réputation. » (V, xxvi, 220.)

P. 426, 1. 8. A7/ aclitni credens). « Crovant n'avoir rien fait tant que quelque chose restait à faire. » (Lucain, II, 637.)

P. 426, 1. 12. Sapiens diuiliarnni). «Le sage recherche avec avidité les richesses naturelles. » (Sénèque, ép. 119.) Le texte «quœsitor» est indiqué en marge dans l'édition de Bàle 1557.

P. 42e, 1. 14. Par laquelle Epimenides). Cf. Plutarque, Banquet des sept sages, xi\-, f° 156 v°, où il est longuement parlé de cette drogue d'Epiménide. Voir aussi Diogène Laërce, Vie d'Epiménide, l, cxiv, 89.

P. 426, 1. 22. Om'nia qtiœ secitndiim). «Tout ce qui est selon la nature est digne d'estime. » (Cicéron, De finibiis, III, vi.) Le texte est tiré de deux phrases : « .Estimabile esse dicitur... id quod aut ipsum secundum naturam sit, aut taie quid cfficiat, ut selectione dignum propterea sit, quod aliquod pondus habeat dignum Kstimatione . . . Initiis igitur ita constitutis, ut ea qu^ secundum naturam sunt, ipsa propter se sumenda sint... » (III, vi; t. IV, p. 69.)

P. 427, 1. 6. Le raisonable aueq). Cf. Sénèque, Épîlres : « Adjicimus raiionali irrationale, honesto in honestum... Fortissim;e rei inertissima adstruitur; severissim* parum séria. » (Ép. 92.)

P. 427, 1. 13. // prœfere celle de l'esprit). \o\r par exemple la République, IX, p. 585.

P. 427, 1. 19. hitrandmn est). «Il faut pénétrer la nature des choses et voir exactement ce qu'elle exige. » (Cicéron, V, xvi.)

P. 427, 1. 20. Nous l'auons confondue). Rapprocher l'essai III, xii.

P. 428, 1. 5. Atuq laquelle). Cf. Platon, Lois : « Immo vero ad hoc ipsum respexisse videtur, qui proverbio primus ita de deo est locutus, quod nec deus unquam cum necessitate pugnabit. » (MI, p. 818; éd. de 1546, p. 836.)

P. 428, 1. 9. Qui iielut). « Quiconque exalte l'àme comme le souverain bien et condamne la chair comme chose mauvaise, embrasse et chérit l'âme charnellement et charnellement fuit la chair, parce qu'il en juge par vanité humaine, non d'après la vérité divine. » (Saint Augustin, Cité de Dieu, XIV, V.) Notons que saint Augustin parle ainsi pour combattre la doctrine des Manichéens.

P. 428, 1. 15. Conduire l'homme). Rapprocher l'essai III, 11.

P. 428, 1. 18. Stullitix propriuni). « Peut-on nier que ce soit le propre de la sottise de faire lâchement et en maugréant ce qu'on est forcé de faire, de pousser le corps d'un côté et l'âme de l'autre, de se partager entre des mouvements si contraires?» (Sénèque. ép. 74.) Montaigne écrit quiv facienda sunt au lieu de quw facit, texte des éditions contemporaines.

P. 429, 1. 8. Archimedes). Allusion à l'enthousiasme d'Archimède qui, sollicité par Hiéron de Syracuse de vérifier si une couronne d'or était pure de tout mélange d'argent, et ayant à cette occasion découvert dans son bain un grand principe d'hydrostatique, sortit tout nu dans la rue en s'écriant : «Eurêka! Eurêka ! »

P. 429, 1. 21. Esope). Cf. Planude, Vie d'Esope.

P. 430, 1. 9. Ses fantasiesj. Voir Quinte Curce, IV, VII, 29 et 30; et rapprocher Rnuie d'Histoire littéraire de la France, année 1916, p. 419. ^'oir encore dans Quinte Curce, VIII, v, 13 et 22. En marge de son exemplaire, Montaigne écrit « déification d'Alexandre » ; et plus loin, quand Quinte Curce raconte que les Perses se prosternent devant lui, Montaigne note: « adoration ». Rrcue d'Histoire littéraire de la France, 19 18, p. 617.

P. 430, 1. 10. Philotas le mordit). Id., ibid. : « Hic, cum scripsissem ei pro jure tam familiaris usus atque amicitia;, qualis sors édita esset Jovis Hammonis oraculo : sustinuit scribere mihi, se quidem gratulari, quôd in numerum deorum receptus essem :

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