‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 427 sur 449 · LIVRE III, CHAPITRK XIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRK XIII

P. 414, 1. 9. Ils ih'seitl que Cranaus). Selon Atliéiiée, II, II, ce n'est pas Cranaus, mais Aniphictyon, son successeur, qui fut l'inventeur de cet usage.

P. 414, 1. II. l'estime plus deceni). Rapprocher l'essai II, 11, p. 17, 1. 11, et la note.

P. 414, 1. 14. Fn (ikinaii qui mil de l'eau). Rapprocher Journal de voyage : « Leur service de table est fort différent du nostre. Ils ne se servent jamais d'eau à leur vin, et ont quasi raison : car leurs vins sont si petits, que nos gentilshommes les trouvoint encore plus foihles que ceu.\ de Guascongne fon baptisés, et si ne laissent pas d'cstre bien délicats. » (P. 81.)

P. 415, 1. 5. Sentir du trouble). Rapprocher /u//;;/rt/ de voyage : « Sentivami ancora tal volta abbagliar gli occhi quando mi affaticava o a leggerc, o a fissarli incontra a qualche objetto splendente e chiaro : e n' era in gran travaglio d' animo sentendo continuarmi questo difetto dal giorno che mi pigliô la migrena ultimamente presso a Firenze : cioè una gravezza di testa sur la fronte senza dolore, un certo annuvolar degli occhi che non mi curtava la vista, ma non so come me la turbava aile volte. » (P. 364).

P. 415, 1. 21. La châbericre du philosofc). Cf. Diogène Laërce, VII, clxxxiii.

P. 416, 1. 5. Par fois iiws doits). \o\v ci-dessus, même essai, p. 386, 1. 16, et la note.

P. 416, 1. 5. Diogenes). Cf. Plutarque, One la Fertii se peult enseigner & apprendre : « Diogenes voyant un jeune garçon qui mangeoit gouluëment, donna un soufflet à son paîdagogue. » (11, f° 39 r°.)

P. 416, 1. 6. // V auoit a Rome des gens). Cf. Sénèque, Épîtres : « Quod si velis dein, quemadmodum amhules, discere, admittte istos, quos nova artificia docuit famés: erit qui gradus tuos temperet, et buccas et dentés obsen-et. » (Ép. 15.)

P. 416, 1. 13. Par la raison que Platon). Dans le Protagoras : « Videtur mihi disputatio de rébus poeticis persimilis esse conviviis imperitorum plebeioriimque hominum. Qui cum propter inscitiam nequeant invicem propria voce suisque sermonibus ipsi coUoqui, mercede exhibita, tihicinas introducunt, & aliéna voce, hoc est tibiarum flatu, convivium transigunt. Ubi autem boni ptc-eclarique & eruditi

viri conveniunt, neque tibicinas ibi, neque saltatrices, neque cantatrices ullas videas, sed voce propria remotis iis nugis jocisque convivium celebrare, & alternis interrogationibus responsionibûsque modeste disserere, etiam si vinuni abunde bibant. » (XXXII, p. 347; éd. de 154e, p. 243.)

P. 416, 1. 16. Varro demande). Cf. Aulu-Gelle : « Ipsum deinde convivium constat, inquit, ex rébus quatuor, et tum denique omnibus suis numeris absolutum est : si belli homunculi collecii sunt : si lectus locus : si tempus lectum : si apparatus non neglectus. » (XIII, xi.)

P. 417, 1. 2. Xerxes estoit un fat). Cf. Cicéron, Tiisc. : « Xerxes — refertus omnibus pra:miis, donisque fortune — pnïmium proposuit, qui invenisset novani voluptatem. » (\', vu; t. IV, p. 170.)

P. 417, 1. I2-. Sincenim est nisi lias). « Si le vase n'est pas net, tout ce que vous y versez .s'aigrit. » (Horace, Épitres, I, n, 54.)

P. 417, 1. 19. La balance de Crilolaiis). Cf. Cicéron, Tiisc. : « Quo loco quicro quam vim habeat libra illa Critolai; qui quum in alteram lancem animi bona imponat, in alteram corporis & externa tantum propendere illam boni lancem putet, ut terram et maria déprimât. » (V, xvii; t. IV, p. 174.)

P. 418, 1. 3. Les philosophes cyrenaiqties). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Aristippe : « Longe tamen esse pnrstnntiores corporum quam animorum voluptates, deteriorésque corporis quàm animi affectationcs, quocirca & his peccantes magis cruciari. » (II, xc, 150.)

P. 418, 1. 5. Come dict Aristote). Dans la Morale il Xiivmaqiie, II, \'ii, et III, xi.

P. 418, 1. 7. Ne refusent la lumière). Rapprocher Sénèque, Épitres : « Concupiscenti aut contemnenti omnia prout magno aut parvo empta sunt, fastidio est lumen gratuitum. » (Ep. 122.)

P. 418, 1. 14. Aristippus). Cf. Cicéron, Académiques : « Aristippus, quasi animum nullum haheamus, corpus solum tuetur : Zeno quasi corporis simus expertes, animum solum complectitur. » (II, xlv; t. IV, p. 34.) Cicéron critique l'attitude de ces deux philosophes; il préfère suivre l'opinion moyenne de Calliphon et de Carnéade.

P. 418, 1. 16. Pythagoras, disent ils). Cf. saint

ESSAIS DE MOXTAIGKE.

Augustin, Cité de Dieu : «Cùm stuJiuui sapientiœ in actione & contemplatione versetur, unde una pars ejus activa, altéra contemplativa dici potest. Quarum activa ad agendam vitam, id est, ad mores constituendos pertinet, contemplativa auteai ad conspiciendas naturaf causas, & syncerissimam veritatem. Socrates in activa excelluisse memoratur : Pythagoras verô magis contemplativ.'c quibus potuit intelligentas viribus institisse. Proinde Plate utrunque jungendo pliilosophiam perfecisse laudatur, quam in très partes distribuit. » (VIII, iv.) Cf. aussi Marsile Ficin, dans son Coiiiineiitaire des Lois de Platon : « Compertum... habemus sapientiam quidem Pythagor.e magis in contemplando, Socratis vero in agendo magis, Platonis denique in contemplando pariter atque agendo consistere. » (I; éd. de 1546, p. 743.)

P. 420, 1. 2. Et Bniliis). Cf. Plutarque, Vie de Bnttiis : « En ce camp là tout le long du jour, excepté le temps qu'il estoit avec Pompeius, il vacquoit aux livres & à l'estude, non seulement tous les jours précédents, mais aussi celuy mesme de devant la grande battaille de Pliarsale. Il estoit au cueur d'esté &: faisoit un fort grand cliault, avecques ce que Ion avoit logé le camp près de lieux marescageux, & ceulx qui portoient sa tente avoient beaucoup demouré à venir : au moien dequoy tout las & travaillé qu'il estoit, à peine se meit il sur le midy à manger un morceau : puis au lieu que les autres dormoient, ou bien pensoient & se soucioient de ce qui adviendroit le lendemain, il estudia & escrivit tout le long du jour jusques au soir, composant un sommaire de Polybius. » (i, {" 687 r°.)

P. 420, 1. 7. O fortes). «Courageux guerriers, qui avez souvent partagé avec moi de plus rudes épreuves, aujourd'hui noyez vos soucis dans le vin; demain nous nous embarquerons sur la vaste mer. » (Horace, Odes, I, VII, 30.)

P. 420, I. 10. Fin théologal). Rapprocher Erasme, Adages : Hac tempestate apud Parisios vujgari joco vinum theologicum vocant quod sit validissimum. » Voir aussi Henri Esiienne, Apologie pour Hérodote, XXII. L'expression « vinum théologale » se rencontre déjà dans les sermons d'Olivier Maillard.

P. 420, 1. 21. Ciii cor sapiat). «Avec un jugement

délicat qu'il ait encore un palais délicat. » (Cicéron, De fin., II, ^■I1I.) Montaigne conserve en gros l'idée de Cicéron qui dit : « Nec enim sequitur, ut cui cor sapiat, ei non sapiat palatus. » (II, viii; t. IV, p. 51.) Mais les contextes de part et d'autre diffèrent passablement, car Cicéron stipule que le sage doit faire peu de cas (« parvi ducere») des plaisirs que procurent les sens.

P. 420, 1. 22. Le relâchement). Dans sa lettre à Henri IV datée du 18 janvier 1590, Montaigne loue tout particulièrement ce prince de savoir se démettre aux petites affaires. « C'est estre audessus du pois & de la foule de vos grans & importans affaires que de vous sçavoir prester & desmettre aus petits à leur tour suivant le devoir de vostre authorité royale qui vous expose à toute heure à toute sorte & degré d'homes & d'occupations... »

P. 420, 1. 23. Epaminondas). Cf. Cornélius Képos, Vie d' Epaminondas : « Citharizare & cantare ad chordanmi sonum doctus est a Dionysio... Carmina cantare tibiis ab Olympiodoro, saltare a Calliphrone.» (11, p. 22.) Xépos insiste longuement sur ces particularités du caractère d'Epaminondas qui lui semblent choquer l'idée que le Romain se fxit du héros. » Voir aussi Cicéron, Tusc, I, 11.

P. 421, 1. 3. D'un' origine céleste). Cf. Tite-Live, XXVI, XIX, 481. Voir aussi Aulu-Gelle, VII, i; \'alère Maxime, I, m, dont les témoignages sont rappelés dans les Annotationes ex variis doctorinn Iticiibrationilms collecta: que Montaigne trouvait très probablement dans son édition de Tite-Live.

P. 421, 1. 5. Baguenaudant). C'est de Scipion Emilien qu'il est ici question, comme Montaigne l'avait fort bien indiqué en 1588, non du premier Africain, auquel se rapporte toute l'addition de l'exemplaire annoté. Montaigne a confondu les deux personnages. Pour ces faits, cf. Cicéron, De oratore,

Page 1