‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 190 sur 270 · TOME PREMIER · texte numérisé non relu

TOME PREMIER

Page 1 . Ou me ftaie tendu et band/ en ma meilleare démarche. Il est i remarquer que ce membre de phrsie ne le trouve que dsD) l'Avis aa lic- (eurpUcé eu Itle de l'ëdlliou de i i»». La première édition, celle d^ i SSo, n'en tait pas cnention ; et la derniire, celle de i SgS, ■ reproduit Wiluellement avec» date IM vil au lecteur de iS8o.

1, Edouard, prince de Galla, fili d'Ëdouird III, roi d'ADglïlerre. Le trait d'hërolime des trois gentilshommes françali rapporté ici par Mottlaigne en tiré de Fiolstin, vol. I, ctiap, 1&9.

— Gufeniu, incienneproTJDce de France, théâtre sanglant de lultei lécnlairet entre Franf aii et Anglaii pendant presque tout le moyen Ige.

4. Cuelphe, dac de Bavierei, fut assiégé par Conrad III, en 1 140, dans Weinsberg, lillede la haute BaTiire, Voj. CalTisius, Opui chronologicum .

5. Slcjl lapitU paaion vilieute aux stoîquei. C'est-à-dire : > Cependant lestloTques (ou stoïciens) tiennent li pitié pour une passion condamnable >. Phtaia de conslmclion latine. Si J est employé dans l'acceptioa restrictive, qu'il avail fréquemment autrefoii, de néanmoins, toutefoa, cependant.

6. Absolut à toutes ptinn. A grand'peine, avec beaucoup de peine. [1 est regrettable que nous nous soyons priiés de ce prétérit du lerbe absoudre lans l'avoir remplacé.

6, Zenon de Mamtrlt, est nommé Sfhénon, Slennîia et Stenâ par Plutarque. Moataïgue, qui citait touveiit de mémoire, en a fait Zenon, probablwnent en souvenir du grand philosophe de l'eniiquiié.

— Encore d'après Plutarqne, ce ne serait pas k Piruse ou i Piroiae, Tille de l'Ëtrarïe. qne Syllan'eii montré impitoyable, mais bien à Prlnette, ville du Latium.

S. Ajant apptrftu ua dt lu (fomoiiguei, Domatiqae doit s'entendre

ici comme ami, familitr dt la maiion, sens qu'il Hait encore au

XVII» siècle, et ainsi qu'il ressort d'ailleurs s i lignes plus bas. C'est le neeessitudo des Latins.

P. 28. Un prince des nostres. Sous les derniers Valois, il y avait à distinguer entre les princes des maisons de France, de Bourbon et de Lorraine, qui se disputaient le pouvoir. Bien qu*aUiëe aux deux premières par les femmes et ayant de profondes racines dans le pays y Ift maison de Lorraine, représentée par les Guises, n*en était pas moins d'origine étrangère. Montaigne marque cette différence en disant un prince des nostres quand il entend parler d'un membre de la maison de Lorraine, et nos princes pour désigner les représentants des maisons de France et de Bourbon. Ici, ce prince des nostres est Charles de Guise, le fameux cardinal de Lorraine, qui se trouvait au concile de Trente en i563, lors de l'assassmat de son frère aîné François de Guise et lors de la mort, à la suite de la journée de Dreux, d*un frère bâtard, abbé de Cluny, ^and prieur par conséquent.

9. Diriguisse ma/i's. Avoir été pétrifiée par la douleur. (OviOE,Mé/am.,VI, 304.) Le texte d'Ovide porte : diriguitque malis,

— Et via vix.,. Enfin c'est avec peine qu'il recouvre la voir pour exprimer sa douleur (Virg., iSn., XI, i5o). La traduction littérale :

« La douleur ouvre enfin le passage à sa voix », ne nous parait pas rentrer dans le génie de notre langue.

— Chi puo dir,,, Qyi peut dire comme il brûle est dans un petit feu. (PÉnruARQUE, sonnet iSy.)

— Misero quod omnes.,. Misérable que je suis ! Tamour trouble tous mes sens. A ta vue, 6 Lesbie ! je suis hors de moi, il est au-dessus de mes forces de parler ; ma langue s'embarrasse , une flamme subtile court dans mes veines , mes oreilles résonnent de mille bruits confus, et le voile de la nuit s'étend sur mes yeux. (Catulle, Carm,, LI, 5.)

10. Curar levés.,. Les légers soucis sont bavards, les grandes passions silencieuses. (SiNÈQUB, Hipp., acte II, se. 3, v. 607.)

— Talua. Lisez Talva, ou mieux Talna.

— 17/ me compexit.,. Dès qu'elle me voit venir, dès qu'elle aperçoit de tous côtés les armes troyennes, éperdue, frappée d'un si grand prodige, elle demeure immobile à ce spectacle ; son sang se glace, elle tombe, et ce n'est que longtemps après qu'elle peut enfin parler, (Viac. , iSn., III, 3 06.)

la. Quisquam,,, Il est rare que nous nous déracinions pour ainsi dire et rejetions de la vie. Dans son ignorance de l'avenir, l'homme s'imagine qu'une partie de lui-même lui survit, et il ne peut s'affranchir d*nn corps périssable (Lucrèce, III, 890). Ce n'est pas là tout à fait le texte de Lucrèce, mais Montaigne est coutumier de ces arrangements dans les citations.

— Bertrand du Glesquin mourut au siegt du ehasteau de Rançon. Du Guesclin mourut le i3 juillet i38o, au siège de Chftteauneuf-de-Randon ou Randan, situé entre Mende et Le Puy. Voy. les Mimoiru de Brantôme, t. II, p. 3 20.

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