‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 212 sur 270 · TOME PREMIER lig · texte numérisé non relu

TOME PREMIER lig

m'est moins chère? Un même jour a causé notre ruine commune. (HoE., Od. II, XVII, 5.)

P. 187. Qu»,.* Pourquoi avoir honte ou cesser de pleurer une tête si chère ?(lD., ibid,, I, xziv, i.)

— O misero,,, O mon frère ! que je suis malheureux de t'avoir perdu I Avec toi ont péri d'un coup toutes nos joies et ce charme que ta douce amitié répandait sur la vie. En mourant, frère, tu as brisé tout mon bonheur> mon ftme est descendue au tombeau avec la tienne ; depuis que tu n'es plus, j'ai dit adieu à l'étude et k toutes les choses de l'intelligence. Ne pourrai-je donc plus te parler ni t'entendre? Jamais donc plus je ne te verrai, 6 frère qui m'étais plus cher que la vie? Ahl du moins, je t'aimerai toujours ! (Catolli, LXVUI, ao, et LXV, 9, pour les trois derniers vers.)

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