II, XVI
— Rt vtraque... A la vérité, les craintes et les soucis, inséparables de rhomme, ne s'effrayent point du fracas des armes ; ils fréquentent hardiment à la cour des rois et n'ont aucun respect pour l'éclat qui environne le trône. (Locaics, II, 47.]
274. Nec... La fièvre brûlante ne vous quittera pas plus tôt parce que vous êtes étendu dans la pourpre et parmi les broderies que si vous gisez sur le grabat du plébéien. (Id., II, $4.)
374. PutUx... Que les jeunes filles se l'arrachent, que partout les roses naissent sous ses pas. (Piasi, Sat., II, 38.)
175. H9C.. Les choses valent selon le possesseur : bonnes & qui sait s'en servir, mauvaises à qui en mésuse. (TiaiNCE, Heaut, , act. I, se. 3, V. 21.)
Non domus,,. Ce ne sont pas ces terres, ce palais, ces monceaux d'or et d'argent qui guériront de la fièvre celui qui les possède, ou qui purgeront son ftme de toute inquiétude : la jouissance exige la santé de l'ftme et du corps. Pour qui désire ou qui craint, toutes ces richesses sont comme des tableaux & un chassieux ou des onguents à un podagre : quand le vase est impur^ tout ce qu'on y verse s'aigrit. (Hor. , Epist. , I, 11, 47.)
— Totus.,, Cousu d*or et d'argent. (Tibdlli, I, 11, 70.)
176. Si vtntri... Si votre ventre est libre, si vos poumons et vos jambes font leur office, toutes les richesses des rois ne pourront rien ajouter à votre bonheur. (Hor. , Epiit. , I, xii, 5.)
— Ul iaHm».. Il est plus doux d'obéir que décommander. (LucaicB, V, Ma6.)
P. s 77. Pinguii,,. Trop d*tmour nom dégoûte, comme l'excès d*on mets agréable a£Fadit l'estomac. (Ovide, Amor^ II. zb, 2 5.)
— Plerumque... Un peu de changement ne déplaît pas aux princes : quelquefois, un repas frugal, sans tapis et sans pourpre, sous le toit du pauTre, leur a déridé le front. (Hor. , Od, , III, xzix, i3.)
279. Maximum... Le plus grand avantage de la royauté, c'est que le peuple est obligé non seulement de souffrir, mais encore de louer les actions du maître. (S^nbque, Thyest,, act. Il, se. i, ▼. 3o.)
281. Nimirum.., C'est sans doute parce qu'il ne connaissait pas bien les bornes qu'on doit mettre à ses désirs et jusqu'où ra le plaisir véritable. (LucRicE, V, 1431.)
282. Mores,.. Chacun est l'artisan de ta fortune. (Couc. Nipos, Vie d'Atticus, c. II.)