‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 241 sur 270 · TOME TROISIÈME · texte numérisé non relu

TOME TROISIÈME

dont on ëprouye le dégoût, même au milieu des fleurs. (LucRJtci, IV, I i3o.)

P. 79. Est quœdam.,. Il 7 a une certaine volupté dans les pleurs. (Ovide, TrûU, IV, m, 27.)

— Om/ie... Les punitions exemplaires ont toujours quelque chose d'inique qui atteint les particuliers, mais dont la société bénéficie. (Tacite, Annal., XIV, 44.)

83. Au Peru, ils couroyent sur Us hommes. C'est-à-dire que les Péruviens couraient à homme, comme on court à cheval.

85. Et patimur.,. Nous subissons les maux d'une longue paix; plus terrible que les armes, le luxe nous a domptés. (Juv., VI, 291.)

86. Nil,.. O Némésis ! fais que je ne désire jamais rien que je ne puisse avoir qu'au détriment de son légitime possesseur ! (Catulle, LXVIII, 77.)

87. Quid,.. C'est à quoi tendaient stupidement ces combats impies de gladiateurs, ces massacres de la jeunesse et toute cette volupté qui se repaissait de sang.

— Arripe.,. Saisissez, 6 prince ! une gloire réservée à votre règne, la seule dont il vous reste à grossir l'héritage paternel. Que le sang humain ne soit plusjversé dans nos cirques pour le plaisir du peuple 1 Contentons-nous du sang des bètes, et que nos regards ne soient plus souillés par le spectacle de jeux homicides. (Prudence, contre Symmaque, II,

88. Consurgit,.. La vierge modeste se lève à chaque coup, et toutes les fois que le vainqueur égorge son adversaire, elle est ravie ; et, si le vaincu demande grâce, elle renverse le pouce et ordonne qu'il meure. (Id., Ibid,, II, 617.)

— Nunc, Maintenant ils vendent leur tète et vont mourir dans r«rène ; chacun d'eux s'est fait d'abord un ennemi au milieu de la paix pour venir ensuite le combattre devant le peuple. (Manil., Astron,, IV,

— Hos... Mêlé à ces nouveaux jeux, un sexe inhabile au dur maniement du fer descend effrontément dans l'arène aux applaudissements de la foule et combat à l'instar des gladiateurs. (Stage, Syl»,, I, vi, 5i.)

90. Tôt... A tant la Galatie, à tant le Pont, à tant la Lydie. (Claudien^ In Eutrop., I, 20 3.)

91. Tantum.., Ce que c'est pourtant que de si bien faire le malade ! Célius n'a plus besoin de feindre qu'il a la goutte. (Martial, VII, 39.)

94. Sed,., Elle n'a pas besoin pour se redresser d'être excitée de la voix ou caressée du pouce. (lo., XII, 98,)

94. Fautor... Tes partisans applaudifbnt à ton jeu en baissant les deux pouces. (Hor., Epist., I, xvui, 66.)

— Conveno.,. Quand la foule étendait et renversait le pouce, il fallait, pour lui plaire, que tout vaincu fût égorgé. (Juv., III, 36.)

95. Qtulcun, de qui il ne me souvient point. Ce quelqu'un est Philoclès, général athénien. Voy. Pldtarque, Lysandre.

P. 96. Née,,, Et qui ne se platt à immoler an tanreaa que s'il résiste. CuQDim, EpUt. ad Hadrian, t. 3o.)

— Et lupus,.. Et le loup, et les ours, et les animaux les moins nobles, s'acharnent sur les mourants. (Ovtoe, Trist,, III, y, 35.)

99. Nostre due d'Orltam deffla le roj d'Angleterre, Voy. Chronique9 de Monitrelet, vol. I, c. 9.

10 1. Primitût.,. Malheureux coups d'essai de la jeunesse! dur apprentissage d'une guerre prochaine! (Virg., ^n., XI^ i56«)

— Non schipar... Ils ne veulent ni esquiver, ni parer, ni fuir; l'adresse n'a point de part à leur combat ; leurs coups ne sont point feints, tantftt directs, tantôt obliques; la colère, la fureur, leur ôtent tout usage de l'art. Ecoutez le choc horrible de ces ëpées qui se heurtent en plein fer : ils ne rompraient pas d'une semelle ; leurs pieds restent immobiles et leurs mains sont toujours en mouvement; d'estoc ou de taille, tous leurs coups portent. (Tasso, Gerut, lib,, canto XII, st. 55.)

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