TOME TROISIÈME
p«rbe et d^assant de la té(e tons ceux qai l'entourent. (Vi&g., jEn., VII, 783.)
P. 41. Speciosus,,, U était le plus beau d*entre les fils des hommes. (?«., XLV, 5.)
4a. Unde»,. Aussi ai-je les jambes et la poitrine couvertes de poils. (Martial, II, 36.)
— Minuiatim,,, Peu à peu les forces et la vigueur se perdent, et la décrépitude va toujours croissant. (LucaicB, II, i i3i.)
— Singula»., Chaque année nous enlève quelque chose de nousmêmes. (HoR., Episi., II, u, 55.)
43. MolUter,», Le plaisir de l'étude me faisadt oublier la fatigue. (Id., Sût., II, u, 12.)
43. TantL., A ce prix-là, je ne voudrais pas tout le sable du Tage, avec l'or qu'il roule à l'Océan. (Juv., Sat, III, 54.)
— • Non agimur,,. L'Aquilon n'enfle pas mes voiles, ni l'Auster ne trouble ma course paisible. En force, en talent, en figure, en vertu, en naissance^ je suis des derniers de la première classe, mais des premiers de la dernière. (Hor., Epist,, II, u, soi.)
44. Hgc, Ce qui échappe aux yeux du maître et dont profitent les voleurs. (lo., Epist,, I, vi, 45.)
46. Spem... Je n'achète pas à ce prix l'espérance. (Térznce, Adtlph., acte II, se. tu, V. 11.)
— Alter,,, Qu'une rame batte les flots, et l'autre le sable du rivage. (Propkrce, m, m, a 3.)
47. Cui.,, Trouvant la condition plus douce sans la poussière de la victoire. (Hor., Epist,, I, i, 5i.)
— Turpe,., Il est honteux de se charger la tète d'un poids que l'on ne saurait porter : bientôt les genoux fléchissent et se dérobent au fardeau. (Properci, III, IX, 5.)
48. Nunc, Aujourd'hui, si ton ami ne nie pas le dépôt que tu lui as confié^ s'il te rend ton vieux sac avec sa vieille monnaie intacte, c'est un prodige de bonne foi qu'il faut inscrire dans les livres toscans et expier par le sang d'une brebis. (Juv., XIII, 60.)
5 a. Plenus,,. Je suis plein de trous et je perds de tous les côtés. (TiRENCE, Eunuch., acte I, se. 11^ v. a 5.)
54. Le jeune Pline instruira... Voyez les Lettra de Plimx, V, 3, où se trouve un exemple du rigorisme que Pline l'Ancien apportait dans l'emploi du temps.
55. Nasutus,,. Soyez fin^ ayez du nez, mais un nez plus long que celui d'Atlas, et confondez par vos plaisanteries Latinus en personne, vous ne parviendrez pas à dire pis de ces bagatelles que je n'en ai dit moi-même. Pourquoi mâcher dans le vide? Il faut de la chair pour mordre et se rassasier. Ici, vous perdez votre peine, répandez ailleurs votre venin sur ceux qui s'admirent : car, pour moi, je sais que tout ceci n'est rien. (Martial, II, i3.)
P. '56. Nesi,,. Ni oui ni non, voilà ce que dit mon cœur. (PiniARCA, Venise, iSSy, p. ao8.)
57. Dum,„ Lorsque l'esprit est dans le doute, il est à la merci de la moindre impulsion. (Térence, Andr,, acte I, se. vi, ▼. Sa.)
— Sort,», Le sort tomba sur Mathias. (Act, AposU, I, 26.)
58. Justa,.. Ainsi, lorsque ses plateaux sont chargés d*un poids égal, la balance ne s'abaisse ni ne s'élève d'aucun côté. (Tibulle, IV, 41.)
— Cxdimur,,. On est également battu de part et d'autre. (Hor., Epist,, II, II, 97.)
59. Nunquam,,» Il n'est pas d'action si honteuse et si infâme qu'on n'en puisse citer d'encore pires. (Juv., VIII, 18 3.)
61. Mihi,,, Vivre et me bien porter, voilà toute ma philosophie, (Lucrèce, V, 959.)
— Nemo.,, Personne ne tente de descendre en soi-même. (Perse, IV, 2 3.)
65. Faciasne.», Ferez-vons ce que fit autrefois Polémon converti? Quitterez-vous la livrée de la débauche, les bandages, les coussins, les vaines parures, comme on raconte de ce jeune débauché qui, assistant un jour par hasard à une leçon de l'austère Xénocrate, arracha de son front et jeta à la dérobée les fleurs dont-il était couronné à la mode des buveurs? (Hor., Sat., II, m, 2 53.)
67. Non recito.,. Je ne récite pas ceci à tout venant, ni en tous lieux et en présence de n'importe quelle assemblée ; je le lis seulement à mes amis, ïonqu'ils m'en prient. Il est beaucoup d'auteurs, au contraire, qui déclament leurs ouvrages en plein forum et dans les bains publics. ^Id., SaL, l, IV, 72.)
68. Non equidem.,. Mon dessein n'est pas de grossir mon livre de billevesées, de donner du poids à de la fumée ; je parle sans prétention. (Perse, V, 19.)
69. Ne toga,,. Que les thons et les olives ne manquent d'enveloppe. (Martial, XIII, i.)
— Et laxas,,. Et je fournirai souvent aux maquereaux des habits où ils seront à l'aise. (Catulle, XCIV, 8.)
7 1 . Ce bon compaignon de Grèce, Lysandre. Voyez sa Vie dans Plu-
TARQUE.
72. Le chapitre XIX, sur la Liberté de conscience, est consacré à l'empereur Julien, surnommé l'Apostat. La justice que rend ici Montaigne à un ennemi loyal du christianisme faillit être un obstacle à l'obtention de la bulle de bourgeoisie romaine qu'il sollicitait en i58i, pendant son séjour à Rome. Le maître du sacré palais blftmait fort ce chapitre ; mais enfin le censeur, dit-il, remit à ma conscience de rhabiller ce que je ver^ rois de mauvais goust, (Voyage, t. II, p. 35.) La bulle obtenue, Montaigne ne rhabilla rien, car ce rhabillage eût été fait au détriment de la vérité que nous devons même à nos ennemis. On sait que, depuis. Voltaire a pris texte de ce chapitre pour toutes ses louanges en faveur de Julien.
78. Medio,,. De la source des plaisirs s'élève comme une amertume