LIVRE PREMIER i
dence nous trompe; la fortune n*est pas toujours avec les plus dignes, elle se porte indistinctement de Tun ou de Tautre côté : c*est qu'il est une puissance supérieure qui nous domine et qui tient sous ses lois toutes les choses mortelles. (Manilius, IV, 95.)
P. 248. Des chevaux quUls appelloient funales ou dextrarios. Equus funalis était le cheval de trait de gauche, celui qu'on attelait en dehors du timon. Equus dexterior (et non pas dextrarius, qui est un barbarisme, usité seulement dans le latin du moyen âge) était le cheval de main, qu'on tenait à droite. Ainsi nous lisons dans Suétone, Tibère, c. 6, que Tibère, encore adolescent, accompagna le char d'Auguste à son triomphe d'Actium, porté sur le cheval de trait de gauche, et Marcellus, fils d'Octavie, sur celui de droite: Dehinc puhescens Actiaco triumpho currum Augusti comitatus esty sinisteriore funali equo, quum Marcellus, Octavix filiuSf dexteriore veheretur.
— Dit Timseus en Platon, Dans le Timée, p. 528. 249. Desultorios equos. Chevaux de voltige.
— On dict de Cxsar. Voy. Plutar<^e, Vie de César, c. 5.
— Quitus desultorum... Comme nos cavaliers qui sautent d'un cheval sur un autre, les Numides avaient coutume de mener deux chevaux à la guerre, et souvent, au fort du combat, ils se jetaient tout armés d'un cheval fatigué sur un cheval frais, tant leur agilité était grande, et tant leurs chevaux étaient dociles! (Tite-Live, XXIII, 29.)
— // mesprind lourdement à Artibius. Voy. Hérodote, V, III.
2 5o. Chacun sçait du cheval d'Alexandre, Voy. Aulu- Gelle, V, 2.
— Cxsar en avoit aussi un autre. Voy. Suétone, Vie de César, c. 61.
— Aussi dict Pline, Dans Hist, natur., liv. XXVIII, c. 4.
— On lia en Xenophon, Dans la Cyopédie, liv. IV, c. 3.
i54 NOTES
P. 2 5o. Platon la rtcommande. Dans les Lois^ liv. VII, vers le commencement.
25 I. Trogus et Justinus. Voy. Justin, liv. XLI.
— Et Suétone le remarque plus particulièrement de Cxsar. Dans la Vie de César, c. 60.
— Quo haud dubie... Où, sans nul doute, le Romain excelle. (Tite-Live, IX, 22.)
— Arma proferri,.. 11 commande qu'on livre les armes, qu'on amène les chevaux, qu'on rende les otages. (César, de Belle gallico, VII, 11.)
2 52. Cedebant.,. Vainqueurs et vaincus se ruaient, se massacraient; nul ne songeait à fuir. (Virgile, ^/i.,X, 7 56.)
— Et quo... Lorsqu'on abandonne aux vents le soin de diriger ses coups. L'épée est la force du soldat; tou> tes les nations guerrières combattent par Tépée. (Lucain, VIII, 384.)
— Quoi qu'en die Chrysantlies en Xenophon. Dans laCjfropédie, liv. iV, 3.
— Primus clamor... Les premiers cris et la première charge décident de la victoire. (Tite-Live, XXV, 41.)
253. Magnum stridens... Semblable à la foudre, la Phalarique fendait Pair avec un horrible sifflement. (Virgile, Enéide, IX, 705.)
— Saxis globosis... Habitués à lancer sur la mer les cailloux ronds du rivage, et à tirer, avec leurs frondes, d'une distance considérable dans des cercles de médiocre grandeur, ils blessaient leurs ennemis non seulement à la tète, mais à telle partie de la tète qu'il leur plaisait. (Tite- Live, XXXVIII. 29.)
254. Ad ictus... Au bruit terrible dont retentissaient les murailles sous les coups des assiégeants, le trouble et l'effroi s'emparèrent des assiégés. (lo., ibid., 5.)
— Non tam patentibus... La largeur des plaies ne les effraye pas; et même, lorsqu'elles sont plus larges que