‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 167 sur 317 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

P. 160. Quis.,. Comment ne pas oublier, au milieu de telles distractions, les soucis de Tamour? (Horace, Epod.,

161. Sans dire qui est cest autheur latin, Suétone, Vie de César, c, 74.

i63. Ainsin amollit.,, Artaxerses. Voy. Plutarque, Apophthegmes,

— Leur haut chappeau. Leur tiare.

— Qui corpus. Ils tuent le corps; et, après, ils ne peuvent rien faire de plus. (S. Luc, c. xii, v. 4.)

— Heu ! reliquias. Eh quoi 1 ils traîneraient ignominieusement par la terre les restes d'un malheureux roi à demi rôti, décharné jusqu'aux os et dégoûtant d'un sang noir. (Ennius, apud Cic, Tusc, I, 44.)

— Les ^Egyptiens. Voy. Hérodote, II, 47.

164. Ut homo,,. Qu'un homme tue un homme sans y être poussé par la colère ou par la crainte, seulement pour le voir mourir. (Sénèque, Epist. 90.)

i65. Questuque,.. Et, plaintif, ensanglanté, il semble demander grâce. (Virgile, ^n., VII, Soi.)

— Primoque.., C'est, je crois, du sang des animaux que le fer a été teint pour la première fois. (Ovide, Métam,, XV, 106.)

166. Morte,,, Les âmes ne peuvent mourir : après avoir quitté leurs premières demeures, elles passent dans d'autres qu'elles habitent, et il en est éternellement ainsi. (Id., ibid., i58.)

— Muta,., Il emprisonne les âmes dans des corps d'animaux : l'âme du cruel va animer un ours, celle du voleur un loup, celle du fourbe un renard; et, après avoir ainsi, pendant de longues années, subi mille métamorphoses, purifiées enfin dans le fleuve de l'Oubli, elles sont rendues à leur première forme humaine. (Claudien, in Rufin., II, 482-491.)

i8o NOTES

P. 167. Ipse.., Moi-même, il m*en souvient (fait dire Ovide à Pythagore), au temps de la guerre de Troie, j*étais Euphorbe, fils de Panthus. (Ovide, Métam.,XW, 160.)

— Crocodilon... Les uns adorent le crocodile; d'autres regardent avec une sainte terreur l'ibis engraissé de serpents; ici brille sur Tautel la statue d'or d'un singe à longue queue; là on vénère un poisson; ailleurs, c'est un chien qui fait l'adoration de villes entières. (Juvénal, XV, 2-7.)

— Et l'interprétation mesme que Plutarque donne. Dans son traité d*Isis et Osiris, c. 39.

— Belluae... Les barbares ont divinisé les bêtes à cause du profit qu'ils en retirent. (Cicéron, de Nat, deor,, I, 36.)

168. Les Romains avoient un soing public de la nourriture des oyes. Voyez entre autres Tite-Live, V. 47.

— Les Athéniens ordonnèrent. Voy. Plutarque, Vie de Caton le Censeur, c. 3.

Page 1