‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 215 sur 317 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

sens est irrécusable» car quel guide plus fidèl6 que les sens? (Lucrèce, IV, 479, 483.)

P. i38. Cicero dict. Dans Acad., II, 27.

— O misérable ! Voy. Plut arque, Contredits des philosophes stoïques, c. 9.

139. An poterunt... L*ouïe pourra-t-elle rectiffer la vue, ou le tact rectifier Touïe? Le goût suppléera-t-il le tact, ou celui-ci aura-t-il son équivalent dans Todorat et la vue ? (Lucrèce, IV, 487.)

— Seorsum... A chacun sa puissance, à chacun sa force propre. (Id., IV, 490.)

143. Quicquid... Vers de Lucrèce, V, 577, que Montaigne a traduits avant de les citer.

— Nec... Et cependant nous ne convenons pas que les yeux se trompent. Il ne faut donc pas leur imputer les erreurs de l'esprit. (Id., IV, 38o, 387.)

144. Proinde... Les sens ne nous trompent jamais. Si la raison ne peut expliquer pourquoi ce qui est carré de près paraît rond de loin, il vaut encore mieux, à défaut de solution vraie, en donner une fausse de ce double phénomène, plutôt que de laisser échapper l'évidence de ses mains, plutôt que de mentir à sa foi première et de ruiner tous les fondements de crédibilité sur lesquels reposent notre conservation et notre vie : car les intérêts de la raison ne sont pas les seuls ici en jeu; la vie elle-même ne se conserve qu'avec le secours des sens, c'est sur leur témoignage que nous évitons les précipices et les autres choses nuisibles. (Id., IV, 5 00.)

— Timagoras, Voy. Cicéron, Acad., 11, 2 5.

145. Exstantesque... Des montagnes qui s'élèvent audessus de la mer nous paraissent de loin une même masse, quoique, en réalité, elles soient très distantes l'une de l'autre. Les collines et les champs semblent fuir vers la poupe du vaisseau sur lequel nous naviguons. Si votre cheval s'arrête au milieu d'un fleuve, son corps vous parait remonter obliquement le courant. (Lucrèce, IV, 398, 390, 421.)

m NOTES

p. 147. Et Zenon. Voy. Diocène Laerce, IV, 23.

— Surquoy Philoxenus. Id., IV, 56.

148. Auferimur... Nous sommes séduits par la parure; Tor et les pierreries cachent des défauts : une jeune fille est la moindre partie de ce qui nous plaît en elle. Souvent on a peine à trouver ce qu'on aime parmi tant d'ornements : c'est sous cette égide opulente que l'amour trompe nos yeux. (Ovide, de Remed. amor., I, 343.)

— Cunctaque... Il admire tout ce qu'il a d'admirable. L'insensé! il se désire lui-même, c'est lui-même qu'il approuve, lui-même qu'il convoite ; il brûle de feux qu'il a lui-même allumés. (Id., Metam., III, 424.)

— Oscula... Il la couvre de baisers et s'imagine qu'elle y répond; il la saisit, il l'étreint, il croit sentir sous ses doigts le frisson de la chair et craint en la pressant d'y laisser une empreinte livide. (Id., ibid., X, 2 56.)

149. Ut despici.,. De telle sorte qu'on ne peut regarder en bas sans être pris de vertige. (Tite-Live, XLIV, 6.)

I 5o. Ce fat pourquoy ce beau philoiophe se creva les jtux. CiCBRON, de Finibus bon. et mal., V, 29, ne dit pas positivement que Démocrite, dont il est question ici, se soit percé les yeux, et Plut arque, de la Curiosité, c. 11, déclare la chose fausse.

— Que Theophrastus dict. Voy. Plutarque, Comment il faut ouïr^ c. 2.

— Fit etiam... Il arrive souvent que tel spectacle, telle voix, tel chant, et souvent aussi la douleur et la crainte, impressionnent vivement les esprits. (Cicéron, de Divinat., h Î7-)

— Ce fleuteur protocole de Gracchus. Voy. Plutarque, Comment il faut refréner la colère, c. 6.

i5i. Et solem... On voit deuxThèbes et le soleil double. (Virgile, jEn., IV, 470.)

— MulUmodU, . . Nous voyons la difformité et la Ukieur

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