‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 257 sur 317 · Suave... Il est doux, pendant la tempête, de con · texte numérisé non relu

Suave... Il est doux, pendant la tempête, de con

a6o NOTES

templer du rivage ceux qui luttent en pleine mer contre la fureur des flots. (Lucrêcc, II, i.)

P. i68. Qui terois,,, Cesi-à-dire : « Moi qui serois. »

— En ce peu que j'ay eu à negotier entre nos princes, en ces divisions et subdipisions qui nous deschirent aujourd'huy. On Ut dans les Mémoires de de Thou que Montaigne est intervenu entre le duc de Guise et le roi de Navarre. Mais ce ne doit pas être à cette intervention déjà ancienne que s'applique ce passage des Essais : il figure au troisième livre, publié seulement en i588, et se réfère très vraisemblablement à des événements récents, à ceux qu'amena la reprise des hostilités après la rupture de la paix de Fleix, alors que la guerre était engagée à outrance entre la Ligue et Henri de Bourbon, et que la perte de toute chance de rapprochement avait amené un rengrègement de mal, d'où ces divisions et subdivisions qui deschiroient réellement la France à celte époque. Connu et estimé du roi de Navarre, qui lui avait fait visite à son château, et en relation officielle comme maire de Bordeaux avec le maréchal de Matignon, lieutenant général du roi de France en Guyenne, Montaigne fut l'intermédiaire tout désigné entre les deux princes pour les différends qui pouvaient s'arranger à l'amiable ou qui comportaient des préliminaires de conciliation. Voyez à ce sujet VÉtude biographique sur Montaigne, par A. Grun.

— La responce de Hipperides, Voy. Plutarque, de la Différence du flatteur avec l'ami, c. 24.

Jl 169. Porte s'il peut. C'est-à-dire : « Que le coup porte s'il peut. »

— Vtatur,,, Qu'il s'abandonne aux mouvements de Tâme, celui que ne peut maîtriser la raison. (Cicéron, Tusc, IV, 25.)

p 170. Fut-ce pas Atticus, Voy. Cornélius Népos, Vit d'Atticus, c. 6.

«- Ea non média,,. Cela n'est pas prendre un chemin mitoyen, c'est n'en prendre aucun; c'est attendre l'événe-

ment pour passer du côlé de la fortune. (Tite-Live, XXXIf,

P. 170. Gelon. Voy. Hérodote, VU, i65.

171. Du feu evesque d'Orléans, sieur de Morvilliers. Jean de Morvilliers, évèque d'Orléans, garde des sceaux de France, né à Blois en 1 5o6, mort à Tours en 1577, prit part au traité de Cateau-Cambrésis et au concile de Trente.

173. Philippides respondit, Voy. Plutarque, de la Curi(y- $i7é,c. 4.

175. Et il succédait : si m'en desprins je de belle heure. C'est-à-dire : « Cela eut de la suite, cela se prolongeait ; toutefois je m'en défis de bonne heure. »

Page 1