TOME SIXIÈME
p. I. Belli.,, Souvent le dieu des combats, le redoutable Mars, enivré de ton amour, vient languir dans tes bras. Penché avidement sur ton sein, son souffle suspendu à tes lèvres, il ne peut assez se repaître de la vue de tes charmes. Cest alors, ô déesse, que, le tenant enlacé de ton beau corps, tu dois choisir le moment de lui parler en faveur de tes protégés. (Lucrèce, I, 33.)
P, 2 . Rejicit, pascit. . . Expressions employées dans le passage de Lucrèce cité plus haut, et dans celui de Virgile, Mn., VIII, 387, cité page 261, tome V.
— Contextus... Leur discours est d'une contexture virile; ils ne s'attachent pas à l'orner de fleurs. (Sénèque, Episi, 33.)
— -> Ptctus.,. C'est le cœur qui rend éloquent. (Quinti- LIEN, X, 7.)
3. Pluiarque dit quUl vtid le langage latin par Us choses. Dans la Vie de Démosthène, Plutarque dit, en parlant du latin qu'il s'était mis à apprendre sur le tard : « Je n'ay pas tant apprins ny tant entendu les choses par les paroles, comme, par quelque usage et cognoissance que j'avois des choses, je suis venu à entendre aucunement les paroles. » (Version d'Amyot.)
5. Léon Hébreu. Rabbin portugais, qui vivait sous Ferdinand le Catholique. 11 est l'auteur d'un Dialogue sur l'amour, traduit de l'italien en français et très répandu au XVI« siècle.
— Ficin. Contemporain de Léon Hébreu. Il traduisit les œuvres de Platon et composa divers écrits de métaphysique.
— Dieu leur doint bien faire! Mot à mot : « Dieu leur donne bien faire ! » Autrement dit : « Dieu veuille qu'ils aient raison ! •
— Bembo. Le cardinal, auteur d'un poème licencieux, gli Asolani^ que Jean Martin a traduit sous le titre : les àsolains, de la Nature d'amour, Paris, 1547, in-8<*.
— Equicola. Théologien et philosophe du XVI® siècle, auteur d'un livre intitulé délia Natura d'amore.
— Aniinonydes. Ou mieux Antigenides, d'après Valère Maxime, Aulu-Gelle, Plutarque et Suidas.
7. Des singes horribles. Voy. Elien, de Animal., XVII, aS ; et Strabon, XV, p. 102 3.