‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 316 sur 317 · IV · texte numérisé non relu

IV

PoLEMON, philosophe. Pourquoi appelé en justice par sa femme, V, 272.

Police humaine. A besoin du vice pour se soutenir, V,

PoLiCRATES ou PoLYCRATEs, tyran de Samos. Pourquoi jeta à la mer un joyau de prix, IV, 22.

Politiques, Comment ils amusent le peuple dans le temps qu'ils le maltraitent le plus, VI, 121.

Polonais. Se blessent pour donner foi à leur parole, I, 78.

Pompée, danseur du temps de Montaigne, II, 33.

PoMPEiA Paulina, femme de Sénèque, Se fait ouvrir les veines du bras pour mourir avec son mari, V, 93 et suiv. Pourquoi Néron empêcha la perpétration de ce suicide, 96 et suiv.

PoMPEius ou Pompée. Pardonne aux Mamertins en considération de Zenon, J, 7. Blâmé de n'avoir su profiter de

Pavantage qu'il eut une fois sur César, II, 239. Ses fautes à la bataille de Pharsale, 244. Bon cavalier, 249. Déclarait ses ennemis tous ceux qui ne l'accompagnaient pas à la guerre, V, 65.

POMPONIUS Fl ACCUS, V, I77.

Portugais. Chassés par des mouches à miel de devant une ville qu'ils assiégeaient, 111, 2 35.

PossiDONius ou PosiDONius, phUosopht stoïcien. Ne veut pas avouer que la douleur soit un mal, I, 70; III, 261.

Poste. Comment pratiquée chez les anciens et au Pérou, IV, 286 et suiv.

PosTHUMius. Pourquoi fit mourir son fils, II, 117.

Pouces. Comment certains rois barbares contractaient alliance au moyen des pouces, IV, 3 02. Étymologie du mot pouce, ibid. Ce que signifiaient les pouces baissés ou haussés chez les Romains, 3o3. De l'importance du pouce à la guerre, ibid. Pouces coupés à des ennemis vaincus, 304.

Poulpe. Poisson qui change de couleur à sa volonté, III,

PoYET, avocat. Comment resta court, I, 48.

Praxiteles, VI, 18.

Prédicateurs. Comparés aux avocats, I, 47 et suiv. L'émotion qui leur vient en parlant les anime vers la créance, IV, 98.

Prédictions. Qui se tiraient du vol des oiseaux, III, 2 2 5.

Présomption. Est notre maladie naturelle et originelle, III, 193 et suiv.; et semble être notre unique partage, 259. Ce que c'est que la présomption, IV, 208 et suiv.

Prières. La patenôtre, la première des prières, II, 290. Les prières ne doivent pas être en contradiction avec les actes, 292. Abus des prières, 3 02.

Princes, Loi très sage, concernant la conduite des princes après leur mort, 1, i5. Cérémonie ordinaire à leurs entrevues, 59 et suiv. Effets du soupçon et de la défiance chez les princes, i83 et suiv. De quoi ils doivent se glorifier, II, 195 et suiv. Sont sujets aux mêmes passions et aux mêmes accidents que les autres hommes, et ne jouissent pas des avantages attachés à la médiocrité, 209 et suiv. Si un prince fait mieux d'attendre son ennemi sur ses propres terres que

d*aUer Pattaquer chez lui, 24$ et suiv. Leurs âmes sont iatées à même moule que celles des savetiers, III, 2 3 S. Combien il importe aux princes de fuir la fourberie, IV, 237 et suiv. Us doivent leur temps et leurs soins à la chose publique, 283. Leurs secrets sont une importune garde à qui n'en a que faire, V, 173 et suiv. En quel cas ils sont excusables de manquer à leur parole, 183. Portrait d'un prince qui était supérieur aux accidents de la fortune, VI, 2x3.

Procès, Il n'en est point de si clair auquel les avis ne se trouvent divers, IV, i 28.

Profit, Profit de l'un est dommage de Pautre, I, 149 et suiv.

Promesse. Seul cas où Ton est autorisé à manquer à sa promesse, V, i85.

Pronostications, Quand abolies, I, 5 i et suiv.

Prophètes des sauvages de l'Amérique. Comment traités si leurs prophéties ne se réalisent pas. 11, i36 et suiv.

Prot AGORAS. N'avait aucune opinion sur la Divinité, IV, 9.

Protogenes, peintre. Comment fut servi par le hasard, II, i56 et suiv.

PsAMMENiTus, roi d'Egypte, Prisonnier de Cambyse» I, 9 et suiv.

Psaumes de David, Défendus par l'Eglise pour des usages profanes, II, 294.

Ptolemeus ou Ptolemée. Avait fait autorité avec son système du monde, IV, 108.

Pyrrho ou Pyrrhon. Par quel exemple il rassura ses compagnons, un jour de tempête, I, 69; III, 262. Comment dépeint, 288. Essaya vainement de conformer sa conduite à sa doctrine, V« 21 et suiv.

Pyrrhoniens, Ce qu'ils professaient, III, 283 et suiv. N'ont plus d^expressions pour soutenir leur doctrine, IV, 3o. Ce que c'est que leur ataraxie, 120.

Pyrrhus. Ce qu'il dit des Romains en voyant leur armée en ordre de bataille, II, 12 5. Sa vaine ambition, a 19. Faillit perdre une bataille pour s'être déguisé dans le combat, 243.

Pythagoras ou Pythagore. Calme l'emportement d*une troupe de jeunes gens par la musique, II, a 32. Achetait d<& bêtes en vie pour leur redonner la liberté, III, 1 6 5 . Em-

pruDta la métempsycose des Egyptiens, 166. Dt sei Nombres, IV, 3. Quelle idée il croyait que l'homme peut avoir de Dieu, 7. Ce que c'est que Dieu selon ce philosophe, 9.

Qualités, Par quelles qualités vaut chaque homme, II, 19S et suiv.

QuARTiLLA. N'avait point mémoire de son fillage, VII, 40,

Querelles. Délibération qui doit les précéder, VI, 2 36 et suiv. Combien sont honteuses la plupart des réconciliations qui les suivent, 241.

QuiNTiLiEN. Proscrit le fouet des écoles, II, 54.

Quito, ville du Pérou, \l, 71.

Rabelais. A quel rang est placé par Montaigne, III, 122.

Raisciac, seigneur allemand. Sa mort subite causée par la tristesse, I, 12.

Raison. Ce qu'elle nous a appris de l'âme, IV, 54 et suiv. Nous nuit plus qu'elle ne nous sert, 102. Glaive double et dangereux, 249.

Rang, Combien le rang nous impose, VI, io3 et suiv.

Rangon {Le comte Guy de), I, 3o.

Rasias ou Razias, surnommé le père aux juifs. Sa mort généreuse, III, 35.

Ravenne {Victoire de), II, 240.

Récompenses dans Vautre vie. Sur quoi fondées, IV, 12 et suiv.

Régents de collège. Plaisamment caractérisés, II, 59.

Regulus. Sa parcimonie, II, 277. A montré plus de fermeté que Caton, III, 29.

Religion, La nôtre n'a pas eu de plus assuré fondement humain que le mépris delà vie, I, 126. La religion relève de la foi plus que de la raison, III, 174 et suiv. Les hommes se servent communément de la religion pour satisfaire leurs passions, 178. Quelle est la plus vraisemblable des opinions humaines touchant la religion, IV, 6 et suiv. Il faut une religion palpable pour le peuple, 7 et suiv. Conséquences de trop de zèle en religion, 271 et suiv.

Rémora. Poisson auquel les anciens attribuaient la propriété dVrêter les vaisseaux, III, 223.

Renard. Raisonne très sensiblement, III, 207 et suiv.

René, roi de Sicile. Son portrait présenté à François II, IV, 247.

Rense (L« capitaine), II, i56.

Repentance des hommes. Pleine de corruption « V, 200. Quel doit être l'effet d*une vraie repentance, 2o3. De celle amenée par Tâge, 207 et suiv.

Repos. Incompatible avec la gloire, II, 191.

Réputation. Est mise à trop haut prix, IV, 198 et suiv.

Ressemblance, Passe des pères, des aïeuls et des bisaïeuls aux enfants, V, 120 et suiv.

Reu (M. du), I, loJ.

Révélation. C'est d'elle que nous vient l'assurance de l'immortalité de l'âme, IV, 74.

Rhege ou Rhegium, aujourd'hui Reggio,i'i7/« d'Italie, I, 7.

Rhétorique. De sa vanité, II, 272 et suiv.

Richesses. Moyens d'éviter les embarras qui les accompagnent, I, 88 et suiv.

Robert, roi de France, II, i56.

Robert 1*^, roi d'Ecosse, I, 18.

Rochefoucauld {Le comte de La), II, 59.

Rois. Nous leur devons l'obéissance, mais l'estime et l'affection ne sont dues qu'à leurs vertus, I, 1 5 et suiv. Vanité impertinente d'un roi, 26. De quoi ils doivent se glorifier, II, 197 et suiv. Ils sont sujets aux mêmes passions et aux mêmes accidents que les autres hommes, 209 et suiv. Sont moins en état de goûter les plaisirs que de simples particuliers, 2 I 3 . Sont prisonniers dans les limites de leur pays, 2 1 5 . Comment un roi peut inspirer à ses sujets le mépris du luxe, 220 et suiv. Les âmes des rois et des savetiers sont jetées au même moule, 111,235. Les rois doivent mourir debout, IV, 283; et commander leurs armées en personne, 284. Si la libéralité sied bien à un roi et jusqu'à quel point, VI, 5o et suiv. Quelle est la vertu qui convient proprement aux rois, 5i. Il n'est pas en leur pouvoir de contenter l'avidité de leurs sujets, 52 et suiv. Les rois sont excusables, parce que leur métier est âpre et difficile, 75. Sont exclus par leur grandeur des luttes du corps et de l'esprit, 76 et suiv. La seule chose que les enfants des rois apprennent

INDEX îçî

comme il faut, 77. Comment leurs défauts leur sont cachés, 79. Les rois donnent les dignités et les charges plus par fortune que par mérite, 99 et suiv. Quel respect leur est dû, 104. Les rois auraient besoin d*avoir auprès d*eux quelqu'un qui leur parlât librement et les avertît de leurs fautes, VU, 24 et suiv.

Romains. Pourquoi ôtaient aux peuples nouvellement conquis leurs armes et leurs chevaux , H , 2 5 i . Combattaient à répée et à la cape, 261. Prenaient des bains tous les jours avant le repas, 262. Se parfumaient tout le corps et se faisaient épiler; aimaient à se coucher mollement et mangeaient sur des lits, ibid. Comment ils témoignaient leur respect aux grands, 263. A quel usage ils employaient l'éponge, ibid. Rafraîchissaient leur vin avec de la neige; avaient des cuisines portatives, des poissons dans leurs salles basses, 264. Quelle était chez eux la place d'honneur à table, 265. S'ils se nommaient avant ou après ceux à qui ils parlaient ou écrivaient, ibid. Leurs femmes se baignaient avec les hommes , ibid. Ils payaient le batelier en entrant dans le bateau, 266. Les femmes couchaient au lit du côté de la ruelle et portaient le deuil blanc, ibid. Les Romains portaient même accoutrement les jours de deuil et les jours de fête, 282. Armes et bagages d'un piéton romain, III, 114 et suiv. Pourquoi les Romains se tenaient continuellement en guerre, IV, 292. De la grandeur romaine, 296 et suiv. Pourquoi les Romains rendaient aux rois tous leurs royaumes après les avoir conquis, 297. Pourquoi ont refusé le triomphe à des généraux qui avaient remporté de grandes victoires, VI, 100.

Rome. Plus vaillante avant qu'elle fût savante, II, 19; III, 257. Inclination particulière que Montaigne avait pour cette ville, VI, 20 5 et suiv. Rome, ville universelle, 208.

RoMMERO {Le seigneur Julien) , I, 34.

Ronsard. Comment jugé par Montaigne, IV, 26:.

Rossignols. Instruisent leurs petits à chanter, III, 216.

Ruses de guerre. Condamnées chez les anciens, I, 28. Autorisées chez nous, 29.

RusTicus. Loué par Plutarque et par Montaigne, III, 46.

RuTiLius (Publius), V, II.

Sacrifices humains. En usage dans presque toutes les religions, II, laS et suiv. Usage farouche et insensé, IV^ 21, Sage, En quoi il diffère du fou par rapport aux passions,

I, 58 et suiv. Dans la conduite de la vie, le sage est déterminé par les apparences, III, 287 et suiv.

Sagesse, Sa plus expresse marque et son but, II, 47. Ne nous garantit pas plus que l'ignorance contre les accidents de la vie, 283. Son caractère, selon Montaigne, V, 253.

Salluse ou Sallusse {François, marquis de), I, 52.

Salone. Héroïsme de ses habitants assiégés, V, 85 et suiv.

Salsberi {Guillaume, comte de), II, 206.

Sancho XII, roi de Navarre, surnommé le Tremblant,

Saturinus ou Saturninus. Ce qu'il dit ayant été élu général, VI, 200.

Savants. Sottise d'un Romain qui se croyait savant parce qu'il avait des savants à ses gages, II, 8. Caractère des faux savants, 10. Surnommés Lettre- ferits en Périgord, 11. Les vrais savants, comparés aux épis de blé, III, 279. 11 y a plus affaire à interpréter les savants qu'à interpréter la science, VII, 9. D'un savant qui n'étudiait qu'au milieu du bruit, 3 2.

ScJEVA, centurion de l'armée de César, V, 84.

ScANDERBECH. Comment sa colère fut apaisée par un soldat qu'il voulait tuer, I, 4. Ce qui suffisait, selon lui, à un chef de guerre pour garantir sa réputation, V, 81.

Science, Demande à être digérée, II, 8 et suiv. Ne peut se passer de l'entendement, i3. Est un outil de merveilleux service et un grand ornement entre des mains dignes, 27. Si elle exempte des incommodités humaines, III, 257. A le défaut de traiter les choses trop finement et avec trop d'art, VI, 5. Abus qu'on fait de la science, 83 et suiv. C'est un bien dont l'acquisition peut être dangereuse, 271 et suiv. Si, à l'épreuve, nous tirons grand secours des instructions de la science, 288 et suiv.

Science de gueule. Plaisamment tournée en ridicule, II, 274 et suiv.

SciPiON l'Africain. Son intrépidité, I, i85 et suiv. A vécu la belle moitié de sa vie de la gloire acquise en sa jeunesse,

II, 3 06. Accusé devant le peuple, dédaigne fièrement de se justifier, III, 52.

SciPioN le jeune. Reproche qu^^il fit un jour à ses soldats,

III, 114. Sa réponse à un jeune homme qui faisait parade d'un beau bouclier, ibid. Comment il faisait manger ses soldats, II 5. Simplicité de ses manières, VII, 80.

SciPiON, beau-père de Pompée. Ce quMI racheta par sa mort, 1, 108.

ScRiBONiA, dame romaine. Pourquoi conseille à son neveu de se tuer, III, 3 5.

Scythes. Comment excusèrent leur fuite à Darius qui les poursuivait, I, 5 7. S'abreuvaient du sang de leurs chevaux,

II, 2 56. Par combien de meurtres ils honoraient leurs rois morts, III, 209.

Sebastien, roi de Portugal ^ IV, 62.

Sebond {Raymond). Apologie de sa Théologie naturelle ,

III, 169 et suiv. Elle fut traduite de Pespagnol en français par Montaigne, 172 et suiv. Objections contre ce livre et réponse, 1 74 et suiv. Autre objection réfutée par Montaigne, 187.

Sechel {Georges). Avec quelle horrible férocité il fut traité, après avoir été vaincu parle vayvode de Transylvanie, V, 16.

Sejan. Mort de sa fille, V, 182.

Seleucus, roi. Cas quMl faisait de la royauté, II, 21 3.

Selym I®"^. Ce qu'il pensait des victoires gagnées en l'absence du maître, IV, 284.

Semence. Par quel moyen elle devient prolifique, IV, 80.

Seneca ou Seneque. Conseil qu'il donne à Lucilius, II, i52. Comparé avec Plutarque, III, 128 et suiv. Prétend ne devoir sa vertu qu'à lui-même, 261. Pensée de Sénèque critiquée, IV, i65. Comparé avec le cardinal de Lorraine, V, 47. Portrait injuste que l'historien Dion a fait de ce philosophe, 48 et suiv. Sa mort, 93 et suiv. Efforts qu'il fit pour se préparer à la mort, VI, 274. Il s'accoutuma pendant un an à ne rien manger qui eût eu vie, VII, 3a.

Sens. Si l'expérience des sens peut mettre fin à l'incertitude philosophique, IV, 52 et suiv. Ils sont le commencement et la fin de toute science, 137. Il y a lieu de douter

que l'homme soit pourvu de tous les sens naturels, i38. Contradiction des philosophes sur la valeur à attribuer aux sens, 143 et suiv. Sens des animaux comparés avec les nôtres, iSs et suiv. On ne peut juger définitivement d*une chose par les apparences, 1 59 et suiv.

Senteurs, II, 286 et suiv.

Sertorius, III, 23

Servitude volontaire, un des ouvrages de La Boétie, II, 40.

Servius le grammairien. Comment se délivra de la goutte, 111,27.

Sextilia, dame romaine. Pourquoi se donna la mort, III, 37 et suiv.

Set ANUS. Voy. Sejan,

Sforce (Ludovic], duc de Milan. Sa captivité et sa mort,

Sforce (François), fils du précédent, I, 4$.

Silence. Est d*un merveilleux usage aux grands, VI, 99. SiLVius médecin. Une de ses ordonnances, III, 16. Sincérité. Doit être inspirée de bonne heure aux enfants,

Singes. Rencontrés aux Indes par Alexandre ; comment attrapés, VI, 7 et suiv.

Société. Ceux qui se dérobent aux offices communs de la société prennent le parti le plus commode, V, 70,

Socrates. Ce que c'était que son démon, I, 55. Comment il se joue d'un sophiste qui n'avait rien gagné à Sparte, II, 19. Sa réponse à quelqu'un qui lui demanda d'où il était, 40. Un mot de lui, 179. Son opinion sur ce que doivent faire les jeunes gens, les hommes faits et les "vieillards, 184. Pourquoi il fut estimé le seul sage, III, 70. Comment s'essayait à la vertu, III, 1^6. Pourquoi la vertu lui devint aisée, 147 et suiv. Sa mort comparée à celle de Caton, i5i. Ce qui lui fit donner le nom de Sage, 276. Sa réponse à ceux qui lui demandaient ce qu'il savait, 280. Il ne ffiisait cas que de la science des mœurs, 293. Pourquoi se comparait aux sages-femmes, 294. Ses idées confuses de la Divinité, IV, 9. Ce qu'il demandait aux dieux, 117. Noble constance dont sa mort fut accompagnée, 173. II est supérieur à Alexandre, V, 197. Pourquoi il ne s'op-

posa pas au dessein que ses ennemis avaient de le faire mourir, 211. Ce qu'il dit en voyant quantité de joyaux et de meubles de prix, VI, 224. Comment il voulait qu'on se défendit contre l'amour, 2 3 5. Admirable par la simplicité de ses discours et de sa conduite, 269 et suiv. Nous avons une connaissance très certaine de son caractère, 270 et suiv. Discours qu'il tint à ses juges, 294 et suiv. Appréciation de ce discours, 296 et suiv. Socrate nous offre l'image de la perfection, VII, 81 et suiv.

Soi. La plus grande chose du monde, c'est de savoir être à soi, II, 184. C'est une chose louable que d'être iuste estimateur de soi-même, III, 69 et suiv. Chacun doit se faire juge de soi-même, V, 193.

Soie [Habits de). Quand les hommes commencèrent à en mépriser l'usage en France, II, 221.

Soldats. Comment leur lâcheté doit être punie, I, 94 et suiv. S'ils doivent être richement armés, II, 241 et suiv. S'il leur faut permettre d'insulter l'ennemi, 242. Soldat qui, venant à guérir d'une maladie, perdit toute sa valeur, III, 6. Autre soldat qui n'était vaillant que pour regagner ce qu'il avait perdu, ibid. La vie du soldat est agréable et très noble. Vil, 57 et suiv.

Soleil. Son adoration, culte excusable, IV, 8.

Solitude. L'ambition nous en donne le goût, II, 177. Elle ne nous défait point de nos vices, 179. En quoi consiste la vraie solitude, 180. A qui elle convient le mieux, i83. Quelle occupation il faut choisir à une telle vie, 187. Dans quelle vue Pline et Cicéron la conseillent, ibid. et suiv. Solitude recherchée par dévotion, 188. Le vrai usage de la solitude, 193.

SoLON. Réflexions sur le mot de ce philosophe, que nul homme ne peut être dit heureux avant sa morty I, i 7 et io5. Ce qu'il répondit à ceux qui l'exhortaient à ne pas répandre pour son fils mort des larmes inutiles, IV, 127. Permit aux femmes de se prostituer pour gagner leur vie, V, 293.

SoLYMAN II, empereur des TurcSy IV, 2 38.

Sommeil, Ce n'est pas sans raison qu'on lui trouve de la ressemblance avec la mort, III, 57.

SoPHOCLES. Mourut de joie, I, i3. Censuré pour avoir

loué un betu garçon, II, 121. Jugement en sa faveur non fondé, III, II.

SoPHRONiA {Sainte). Pourquoi se donna la mort, III, 36.

Sorciers. Ce qu*en pense Montaigne, VI, 2 59 et suiv.

Sot. Il est impossible de traiter de bonne foi avec un sot, VI, 87. Comment un sot dit quelquefois une chose sensée, 107. Ce quMl y a de plus déplaisant dans le sot, c*est qu*il admire tout ce qu'il dit, 109.

Sottise. Ne pouvoir supporter la sottise est une autre sorte de sottise, VI, 83. La gravité, la robe et la fortune de celui qui parle donnent souvent crédit à des propos vains et ineptes, 96.

Soumission, Commune façon d'amollir les cœurs, I, 3.

Sourds naturels. Pourquoi ne parlent point, III, 2o5.

Spartiates. Pourquoi refusèrent le prix de la valeur à un de leurs citoyens qui s'était le plus distingué dans un combat, II, 168.

Spectacles, Utiles dans les grandes villes, II, 74. Des spectacles à Rome, VI, 53 et suiv.

Speusippus, philosophe platonicien. Fausse tradition sur sa mort, I, 11 5. Il mit fin lui-même à sa vie, III, 28. Son opinion sur la nature de Dieu, IV, 9.

Spurina, jeune Toscan, Pourquoi se défigura, V, 69 et suiv.

Statilius. Pourquoi refusa d'entrer dans une conspiration contre César, II, 271.

Stilpon, philosophe. Sa constance après l'embrasement de sa patrie, où il avait tout perdu, II, 181. Comment il hâta sa mort, III, 20. Il devait sa tempérance à ses soins, i58.

Stoïciens. Tiennent la pitié pour condamnable, I, 5. Disent que le sage peut quitter la vie et que le fou ne doit pas y renoncer, III, 28. Ne pensent pas que des amours saintement réglées soient interdites au sage, IV, 128.

Strato ou Straton, philosophe. Ne reconnaissait pour Dieu qu'une nature aveugle, IV, 10 et 34. Loge l'âme entre les deux sourcils, 57.

Stratonique ou mieux Stratonice, femme du roi Déjotarus, Vertu de cette princesse, II, 145.

Strossi ou Strozzi, maréchal de France^ IV, 261 ; V, 7 1 .

Stu ART (Mar/e), reine d'Ecosse, I, 106.

SuBRius Flavius. Sa constance avant de mourir, V, 2 36 et suiv.

Succès. N*est pas une preuve d^habileté, VI, 99 et suiv.

SuFFOLC (Duc de). Périt victime de la mauvaise foi de Henri Vil, roi d'Angleterre, I, 3 5.

Suicide. Sépulture ignominieuse ordonnée par les lois de Platon pour ceux qui s'étaient tués eux-mêmes, III, 3o. Si le suicide peut être justifié, 3 1 et suiv.

Sujets. S'il leur est permis de se rebeller et armer contre leur prince pour la défense de la religion, III, 179.

SuLMDNE (Le prince de). Excellent cavalier, II, 259.

Supérieur. Ce qu'il doit attendre de ses subordonnés, 1, 1 00.

Surnoms illustres. Souvent dispensés mal à propos, II,

Sylla. Se montre inexorable à Pérouse, I, 7. Comment récompensa et punit un esclave pour avoir trahi son mahre, V, 180 et suiv.

Table, Quelle était la place d'honneur à table chez les anciens Romains, II, 265. Comment les anciens Grecs et Romains comprenaient les plaisirs de la table, VII, 65 et suiv.

Tacitus ou Tacite. Son génie et son caractère, VI, 1 13 et suiv. Sévérité avec laquelle il a jugé Pompée, 1 1 5. S'il a bien jugé d'un mot de Tibère écrivant au Sénat, ibid. et suiv. Blâmé pour s'être excusé de parler de soi dans son Histoire, 116. Si Tacite et tous les historiens sont dans leur r61e en rapportant les communes créances sans vouloir les régler, 1 1 7 et suiv.

Tages. Auteur de l'art de deviner parmi les Toscans, I, 53.

Talva ou mieux Talna. Comment mourut, I, i3.

Tamburlan ou Tamerlan, II, 19 et 2 58.

T Asso (Torgua/o). Meurt fou, 111» 266.

Taure A Jubellius. Sa mort généreuse, III, 40,

Taverna (Francisque), ambassadeur du duc de Milan,

Terince. S'il est Tauteur des comédies publiées sous son

nom» II, 195. En quoi il est admirable, III, 124. Comparé à riaute, 12S

Teres, roi de Thrace. Ce quMI avait Thabitude de dire quand il ne faisait pas la guerre, I, 80.

Ternate, la principale île des Moluques. On n'y entreprend la guerre qu'après l'avoir déclarée, I, 29.

Terreurs paniques. Ce qu'on entend par là, I, 10 5.

Thales. Pourquoi ne voulait pas se marier, I, 82. Ce qu'il fit pour répondre à ceux qui lui reprochaient d'être incapable de s'enrichir, II, 5 et suiv. Sa réponse à sa mère qui le pressait de se marier, III, 88. Histoire de son mulet, 23 1. Son opinion sur la nature de Dieu, IV, 8. Tour que lui joua une femme de Milet, 47. Son opinion sur la nature de l'âme, 5 5. Il estimait la connaissance de l'homme très difficile, 81.

Thalestris, reine des Amazones. Pourquoi alla trouver Alexandre, VI, 23.

The ANC, bru ou mieux femme de Pythagore. Ce qu'elle disait d'une femme couchée avec son mari, I, 139 et suiv.

Thebains. Jugeant Pélopidas et Epaminondas, I, 6. Cruautés exercées contre eux par Alexandre, 9.

Themixtitan. Sacrifices de petits enfants à cette divinité, IV, 20.

Theodorus, Ce qu'il répondit à Lysimachus qui menaçait de le tuer, I, 63. Ne voulait pas que le sage se hasardât pour le bien de son pays, II, 272. Niait ouvertement quMl y eût des dieux, IV, 10.

Théologie. Se mêle avec la philosophie de régler les mœurs des hommes, II, 118 et suiv. Ne devrait rien avoir à démêler avec les autres sciences, 297 et suiv.

Theon, le philosophe. Se promenait en songeant, tout endormi, VII, 62.

Théophile, empereur. Sa stupeur après une défaite, I, io3.

Theophrastus ou Theophraste. Indéterminé dans ses opinions sur la nature de Dieu, IV, 10. Voulait assigner des bornes à la curiosité, 86.

Theopompus, roi de Sparte. Pourquoi refusa certaine louange, II, 2o5«

Thomas {Simon) ^ médecin. Conseils qu'il donne à un riche vieillard de Toulouse, I, i3 3.

Thoulouse ou Toulouse, I, i3 3.

Thrace. Ses habitants tiraient des flèches contre le ciel quand îl tonnait, I, 27. En quoi les rois de Thrace se distinguaient de leur peuple, II, 209.

Thrasonidez, jeune homme grec. Pourquoi refusa de jouir de sa maîtresse, VI, 17.

Thuriens. Un règlement de leur législation, I, 168.

Tibère. Voy. Tybere.

TiGiLLiNus ou TiGELLiNus, Capitaine du guet à Rome* Sa mort pleine de mollesse, I, 1 15, et VI, i85.

Tigre. Exemple de générosité de cet animal, III, 244. Tigres attelés à un coche, VI, ^8.

TiMOLEON. Comment sauvé d'un assassinat, 11, 157 et suiv. Pourquoi pleura son frère, à qui il venait de donner la mort, I, 176. A quelles conditions il fut justifié de ce meurtre par le sénat de Corinthe, V, i83 et suiv.

TiMON, surnommé le Haïsseur des hommes. Juge moins aigre et moins piquant que Oîogène, II, 271.

ToRQUATus. Voy. Manlius Torquatus.

Trahison. Combien la trahison est funeste à qui se charge de l'exécuter, V, 177 et suiv. En quel cas la trahison est excusable, 179. Trahisons punies par ceux qui les avaient commandées, ibid. et suiv.

Traîtres. Exécrés par ceux mêmes qui les récompensent, V, 181 et suiv.

Trapezonce, c'est-à-dire George de Trébizonde , dialecticien, III, 21 3.

Tripoli {Raymond, comte de), V, 3 i .

Tristesse. Chapitre sur ce sujet, I, 9 et suiv.

Trivolce ou Trivulce {Théodore). Un mot de lui, I, 17 et suiv.

Trivulce {Alexandre), Sa mort, I, 3o.

TuLLius Marcellinus, jeune Romain. Avec quelle fermeté il se résolut à mourir, IV, i-jl et suiv.

Turcs. Ont des aumônes et des hôpitaux pour les bêtes, III, 168. Fondement le plus commun de leur courage, V, 28 et suiv. Turcs fanatiques qui se mutilent, V, i3.

Montaigne. VII. 5i

TuRNEBUs (A dr/a/ius). Son caractère, II, 12. Son éloge,

IV, 120 et 261.

Tybere. Traita sa louange, V, i65 et suiv.

Tyran. Comment défini par Platon, II, 21 5. Tyrans

ingénieux à prolonger les tourments de ceux quMls font

mourir, V, 1 2 et suiv.

Urgulania, aïeule de Plautius Sylvanus, IV, 171.

Vaillance. A ses limites, I, 92. Est la première des vertus pour les Français, III, 77. Ce qui doit l'avoir mise en crédit parmi les hommes, ibid. Est une vertu populaire en France, IV, 263.

Vaincus morts. Pleures par leurs vainqueurs, II, 172 et suiv.

Valachiy courriers du Grand-Seigneur, IV, 290. Valentinois. Voyez Borgia.

Varro ou Varron. Le plus subtil et le plus savant auteur latin, au jugement de Montaigne, IV> 38. Comment excusait les absurdités de la religion romaine, 42. Ce qu'il demande pour rendre un festin agréable, VII, 75.

Varus {Quintilius)f I, 27.

Vaux (Henry de), chepalier champenois. Assiégé dans le château de Commercy par les Anglais, I, 3 i.

Velly (le seigneur du), ambassadeur de France à Rome, I. 99.

Vengeance. Comment s'assouvit et se contente mieux, V, 5. Moyen de dissiper les désirs de vengeance, 239. Venise. Aigre senteur de ses marais, II, 289. Vercingetorix, roi des Arvernes. Chef et général de toutes les parties des Gaules révoltées contre César, V, 8 1 .

Vérité, D^oh nous vient sa connaissance, III, 278. S'il est au pouvoir de l'homme de la trouver, 279. Sa recherche, occupation très agréable, IV, i et suiv.

Vertu. Comment la volupté en est le but, I, 110. Le mépris de la mort est un de ses principaux bienfaits, 1 1 1 . Le vrai portrait de la vertu, II, 48. Comment elle doit être représentée aux jeunes gens, ibid. Elle est facile à acquérir, elle est la source des vrais plaisirs, ibid, et suiv. Si elle peut

INDEX 4o3

être rec^ierchée avec trop d'ardeur, uy. Tendance qu*ont les hommes à lui attribuer des motifs vicieux, i68 et suiv. Se contente de soi, 182. Elle doit être suivie pour ellemême, III, 10. La vertu semble supérieure à la bonté naturelle, et pourquoi, 144 et suiv. Est vaine et frivole, si elle tire sa recommandation de la gloire, IV, 191 et suiv. Une Tertu naïve et sincère ne saurait être employée à la conduite d*un Etat corrompu, VI, 198.

Vervins (le seigneur de). Condamné à mort pour avoir rendu Boulogne, I, 94.

Vespasien. Comment entendait qu'un empereur dût mourir, IV, 283.

Vêtements. De l'usage de se vêtir, II, i6i et suiv.

Veuve. Qui se trouve grosse sans savoir à quelle occasion elle rétait devenue, III, i5. On doit laisser aux veuves de quoi maintenir leur état, 101 .

Viandes. Farcies de drogues odoriférantes, II, 289.

ViBius ViRius, sénateur de Capoue. Comment lui et Tingt-sept sénateurs de Capoue se donnent la mort, III, 39 et suiv.

Vices. Prennent pied dès la plus tendre enfance et devraient être réprimés aussitôt, I, i5 2. Ne sont pas tous égaux, III, 12 et suiv. Un vice n'entraîne pas nécessairement tous les autres vices, iSy et suiv. Vices déguisés sous le nom de vertus, V, 172. Douleur qui accompagne le vice, 192 et suiv.

Victoire. N'était point acquise chez les Grecs à qui demandait à l'ennemi un corps pour l'inhumer, I, 18. En quoi consiste la vraie et solide victoire, II, 141. Doit être regardée en gros et être le but principal du capitaine et des soldats, 228. Celle qui se gagne sans le maître n'est pas complète, IV, 284.

Vie. Le mépris qu'on en fait, fondement le plus assuré de notre religion, I, 126. N'a qu'une entrée et cent mille issues, III, 26. Mépris de la vie, mal fondé, 3o et suiv. Vie de l'homme, comparée avec raison à un songe, IV, 1 5 2. Vie exquise, V, 195. Nous troublons la vie par le soin de la mort, VI, 292.

Vieillards. Exemple d'un vieillard qui, voulant se faire

craindre dans sa famille, y était méprisé, III, 94 et suiv. Vieillards trompés par leurs femmes, 96 et suiv. Ce que c'est que leur sagesse, V, 207 et suiv. Les vieillards, naturellement moroses, doivent chercher à se ravoir de la vieillesse en profitant de toutes les occasions de jouir de quelque plaisir, 247 et suiv.

Vieillesse. II est rare de mourir de vieillesse, II, 304. Quelle étude convient à la vieillesse, V, 17 et suiv. Si la vieillesse doit nous empêcher de voyager, VI, 173 et suiv.

Vierge, Ne pouvait être mise à mort parmi les Romains , V, 182.

ViLEGAiGNON, cheifalief de Malte, Comment surnomma le pays où il prit terre en Amérique, II, 126.

Vin, Gelé et distribué par morceaux, II, 164. La délicatesse au vin est a fuir, III, 17. Jusqu'à quel âge Platon le défendait aux enfants, 19. Restrictions requises dans l'usage du vin, ibid. et suiv. Vin pur, peut être contraire à l'extrême ▼iei liesse, 20.

Virgile ou Vergile. Combien apprécié par Montaigne, III, 124. Si on peut lui comparer Lucrèce ou l'Arioste, ibid. et suiv. Ce que Virgile doit à Homère, V, 101. Chapitre sur des vers de Virgile, 247 et suiv.

ViscHA. Voyez Zischa.

Visions, miracles y enchantements. N'ont de crédit que par la puissance de l'imagination, I, i 36.

ViTELLius. Comment ranima les soldats d'Othon, II, 242.

Vives, I, 141.

Voix. Qualifiée par Zenon fleur de la beauté, IV, 147. Comment il faut régler sa voix en conversant avec les ftommes, VII, 42.

VoLUMNius (Lucius). Ce qu'il dit en faveur de rélection au consulat de Fabius et de Décius, II, 273.

Volupté. Sujette à plus d'incommodités et de traverses que ht vertu, I, 110. Recherche l'irritation de la douleur, IV, 179. L'extrême volupté confine à la douleur, 279. Une volupté constante et universelle serait insupportable à TTiomme, 280. Une volupté modérée sert de contre-poids à Pcsprit, VII, 88.

Voyages. Sont très utiles à la jeunesse, II, 33 et suiv.; et

sont d'un grand secours aux vieillards, VI, 173 et suiv. Vue, Combien elle en impose à l'esprit, IV, 148 et suir. VuiTOLDÉ. Voyez Witolde.

WiCLEF {Jean)f l'hérétique. Ses erreurs, cause de trouble en Bohême, I, 19.

WiTOLDE, prince de Lithuanie, Pourquoi ordonna que les criminels condamnés à mort se défissent de leurs propres mains, V, 182.

Kantiens. Assiégés par Brutus, ne purent être détournés de courir volontairement à la mort, I, 66.

Xenocrates. Etablit huit dieux, IV, 9. Comment maintint sa continence, V, 60.

Xenophanes. Le seul philosophe théiste qui ait rejeté toute sorte de divination, I, $4. Son opinion sur la nature de Dieu, IV, 10. Ce qu'il dit plaisamment des animaux,

Xenophon. Pourquoi a écrit sa propre histoire, II, 195. Son opinion peu déterminée sur la nature de Dieu, IV, 9.

Xerxes. Fouette la mer et envoie un cartel à une montagne, I, 26. Pourquoi frappé d'un sentiment de joie et de tristesse à la vue de ses troupes innombrables, II, 17$. Proposa un prix pour qui inventerait de nouvelles voluptés, VII, 75 et suiv.

YvoY. Surprise de cette ville par la faute de Rommero,

Zamolxis, divinité des Gètes, IV, ao.

Zeleucus ou mieux Zaleucus, législateur des Locriens. Ses lois pour corriger le luxe, II, 222.

Zenobia. Sa continence conjugale, II, 120.

Zenon de Citium. Avait deux sortes de disciples, II, 66. Ne reconnaissait pour Dieu que la loi naturelle, IV, 10. Comment il définissait la nature, 42. Faiblesse de ses arguments, 59. Sa chasteté, VI, 12.

Zenon d'Élée. Opinion qu'on lui attribue, IV, 10. Comment il définissait la voix, 147.

4o6 INDEX

Zenon, de Mamertt. A quoi détermina Pompée par la considération de sa vertu, 1,7.

Zeuxidamus, roi dt Spartt. Un mot de lui, II, 57 et suiv.

ZiscHA {Jean). Ce qu*il ordonna qu*on fît de sa peau après sa mort, I, 19.

ZoROASTRE. Opinion sur l'époque où il a vécu, IV, iio.

Uorthographe des Essais est flottante et comme abandonnée au double courant qui, à partir du XIV^ siècle, s'était nettement déclaré dans la langue entre la prononciation et récriture, et qui, au XVI®, loin de s'être confondu, avait acquis toute sa violence séparative.

On sait que, des deux systèmes d'orthographe : l'orthographe phonétique qui se modèle sur la voix, et l'orthographe étymologique qui s'attache plutôt à rappeler l'origine des mots, le moyen âge avait d'abord adopté le premier, n'acceptant en principe que les lettres vivantes et écrivant comme on prononce : noces, conte (supputation), /«rt$,/>om, doiy cru, aventure, fait, prise, saut, devoir, avoir, farmacie, etc. Mais les clercs, dont le latin était la langue habituelle, commencèrent de bonne heure à introduire dans le français la lettre étymologique; et ces mots s'orthographièrent sous leur plume : noi^ces, compte, temps, poing, doigt, crud, adventure, faict, prinse , sau\t, dehvoir, havoir, pharmacie, etc., à cause de leurs originaux : nuptix , computus, tempus, pugnus, digitus, crudus, adventura, factum, prensum, saltus, dehere, habere, (pipfJLUxov, etc., et sans que ces nouvelles lettres ajoutassent à la prononciation.

A côté de l'abus, il y eut l'erreur de l'étymologie. Ainsi, en rétablissant c, l, b, dans faict, sau\t, dehvoir, les érudits ne parurent pas se douter que ces lettres latines étaient déjà

4o8 GLOSSAIRE

représentées en français par l'i de faif, par Vu de taut, et par le p de devoir, et latin, à Porigine de la langue, s*étant changé en if, b en v, et / appuyé sur une consonne ayant fait u à partir du XI P siècle [sait y a\tre : saut, autre). Les lettres parasites se glissèrent même là où elles ne pouvaient se recommander de l'étymologie, par exemple : / dans peu\t (de potest)^ g dans ung, moings (de unus, minus)y h dans habondance, autheur, authorité (de abundantia, auctor, auctorUas)y s dans paile, gmle, chestif, throsne (depaUidus, gracilis, captivas, thronus), etc. Toutefois, 5 avait ici son utilité : sMl ne se prononçait pas, il servait à allonger le son de la voyelle précédente. On n'en saurait dire autant d'un certain nombre de lettres doubles dont l'intrusion est manifeste : ff dans proffit (de profectus). Il dans parolle (de parabota), mm dans homme (de /lomo), nn dans honneur, donner (de honor^ donare), etc. Ces lettres, pour la plupart, n'avaient pas même le mérite de la régularité et de la constance. Ainsi le mm de homme ne se retrouve plus dans son composé homicide, ni le fin de honneur et de donner dans leurs dérivés honorer, honorable, donateur, donation, etc. De même encore, le moyen âge écrivait nacion, ancien, etc., conservant au t un son unique ; les érudits rétablirent le //" latin et écrivirent nation, antien : d'où les inconséquences de langage, telles que « les notions ■ et « nous notions », « les portions » et « nous portions », « les lois antiennes » et « chanter des antiennes », etc.

Même fluctuation dans l'emploi des voyelles et des diphtongues.

A nasal était pris pour e, et réciproquement e pour a dans plus d'un cas : encore, PBnger et mtnger, ranger, etc.

E se trouvait à l'état parasite dans vtoir, cheoir,eage, etc., et correspondait à ai dans frtsche, lesse, gresse, esselle, etc.

/ avait le son de l'e dans cer'imonie, littré, et de l'y dans pais, rdiaume, etc.; mais l'y, en revanche, avait tendu à se substituer presque partout à 1'/, parce que, en principe, c'était un moyen de distinguer 1'/ du /, qui ne figurait pas encore dans Palphabet, bien qu'il fût prononcé. On écrivait : ce/uy-cy, suyvant, fouyr, lyon, aymoyt, etc.

O latin s'adoucissait en ou : arrouser, moue//e, prouffit.

etc.; et u en eu : stur , cameu, receu, gageurt , tut, peut, feut, etc.

Ai correspondait à è ouvert et quelquefois à é fermé : alzlgresse, «aiz, etc., et pouvait être remplacé par a devant g et gn : montaixgne, pillaigCf ou montagne, vilhge, etc.

AUf que les Latins prononçaient aou^ se réduisait souvent à o, et la lutte entre les deux formes amenait l'orthographe mixte ao : povre, pouvre, pzovre,

Ei s'écrivait pour ai : plsLindre, cnindre, etc., et correspondait à è ouvert : rexgle ; il s'écrivait aussi pour i : velstes, fe'istes, etc.

Eu, avons-nous dit, servait d'adoucissement à u.

le se substituait à Ve latin : br'ief, dang'ier^ legler, estrangier, etc.

Oi, qu'on prononçait o^, oué, prenait parfois cette dernière orthographe : coe/fe, m/rouer, etc.

Ou s'écrivait pour o assez fréquemment.

Enfin, u< alternait avec les formes o< et eu : cuer, cueur, et cœur; nue/", noef et neuf; deuil et dueil, vueille et veuille, etc.

La grammaire de la langue n'offrait pas beaucoup plus de fixité ; nous en dirons seulement quelques mots. Le genre dans les substantifs, sans être arbitraire, laissait de la marge. On trouve au masculin des noms aujourd'hui féminins : dot, fourmi f limite, etc., et, à l'inverse, au féminin, des noms devenus plus tard masculins : honneur, poison, ongle, espace, blasphème, etc.; plusieurs même étaient employés concurremment dans les deux genres : art, debte, mensonge, estude, etc. Certains adjectifs à terminaison variable pouvaient conserver encore une forme unique pour le masculin et le féminin : grand, vile, puérile, etc., à l'imitation du latin grandis, vilis, puerilis, d'où ils sont lires ; d'autres suivre la même règle par assimilation, bien que leurs originaux latins distinguent entre les deux genres : fortuite^ publique, décrépite, exacte, etc., de fortuitus, publicus, decrepitus, exactus, faisant au féminin fortuita, publica, etc. Les participes présents étaient variables, et les participes passés conjugués avec avoir variaient au gré de l'écrivain. Dans plus d'un cas, le pronom personnel était supprimé comme sujet, toujours à l'imitation du latin, et qui relatif était mis pour ce qui, que pour ce

que. Quant aux verbes, un grand nombre d*entre eux pouvaient, sous leur forme simple, non seulement passer du sens actif au sens passif, et réciproquement, mais encore au sens pronominal; on disait : jouir une cho$e ou d'une chose; ap' prendre quelqu'un à ou apprendre à quelqu'un de; despiter pour se despiter; desconforter pour se desconforter, etc. Beaucoup aussi comportaient des régimes variables, soit la forme indirecte pour la forme directe, et à l'inverse, comme sentir à l'huile, au flatteur, ou sentir l'huile, le flatteur, soit, dans la forme indirecte, les prépositions prises l'une pour l'autre : à pour avec {invoquer Dieu à prières); à pour sur {se reigler au patron d'autruy); contre pour avec (contester conirt quelqu'un) ; de pour par {estouffé de la presse; forcé de famine) ; pour au sens de par (obéir pour crainte), etc. A la 3® personne du pluriel du passé défini, on trouvait encore des formes en arent, dues au dialecte bourguignon : donnarenty arrivarent, et, à l'imparfait du subjonctif de la première conjugaison, les deux premières personnes du pluriel fléchies en / au lieu de a, selon le dialecte poitevin : donnissions, arrivissiez, etc. Enfin, le verbe de la proposition conjonctive affectait assez fréquemment la construction infinitive des Latins : « Nous tenons celuy avoir l'honneur de la guerre qui en a le profit » (Essais, I, 29); et avec la construction que, Pemploi du subjonctif n'était rien moins que nettement déterminé : « Nous ne pouvons guieres tordre les hommes de leur ply accoustumé que nous ne rompons tout » (VI, i38).

Au XVI® siècle, Tadmiration générale qu'inspirait l'antiquité n'était pas faite pour éloigner la langue de l'imitation du latin. Les recherches d'orthographe érudite notamment prirent un développement considérable, grâce aux savants imprimeurs de l'époque, tels que les Estienne, qui ne laissaient pas une édition sortir de leurs presses qu'ils ne l'eussent surchargée de toutes les lettres parasites pouvant rapprocher du latin les mots de la langue vulgaire. Contre l'école des étymologistes, Meigret et Ramus, soutenus par la Pléiade, tentèrent un retour au pur système phonétique du moyen âge. Us échouèrent, mais non sans conserver des fidèles et jeter du désarroi dans le camp des vainqueurs.

Ainsi s*explique cette variabilité grammaticale, et surtout orthographique, qu'on observe dans les Essais, mais dont Montaigne décline la responsabilité, n Ne te prens point à moy, lecteur, dit-il, des fautes qui se coulent icy par la fantasie ou inadvertance d'autruy; chaque main, chaque ouvrier y apporte les siennes. Je ne me mesle ny d'ortografe, et ordonne seulement qu'ils suivent l'ancienne, ny de la punctuation : je suis peu expert en Tun et en l'autre » (VI, i5i). Ailleurs (II, 248), il se défend d'être grammairien. Il pouvait s'en défendre : il était mieux que cela, il créait; et, lorqu'on crée dans la langue, ce ne sont pas quelques négligences qui enlèvent rien à la précision et à l'énergie du style, elles seraient bien plutôt comme les scories obligées du rude et précieux métal natif.

Abrier, dérivé de abri. Le barbarisme abriter, moins harmonieux, a fini par prévaloir.

Abuter (S'), viser, tendre à un but. « Il faut tousjours luy fournir d'object où elle (l'âme) s'abutle et agisse » :

Accessoire, conjoncture, accident, malencontre, danger. Était pris encore en ce sens au XVII^ siècle :

Et tout ce qu*elle a pu, dans un tel accessoire, Cest de me renfermer dans une grande armoire.

(Molière, École dis Femmes.)

AccouER, lier, attacher à la queue l'un de l'autre comme des chevaux qu'on mène à la file. « Nous n'avons pas faict marché, en nous mariant, de nous tenir continuelement accouez l'un à l'autre , comme je ne sçay quels petits animaux que nous voyons » : VI, 171.

AccousTUMANCE, action de s'accoutumer. Les mots habi" tude, coutume, ne sont pas des termes absolument synony-

mes d* accoutumance ; ils marquent l'habitude formée, prise, tandis qu'accoutumance exprime l'action de s'accoutumer. Le mot a vieilli, mais il n'est pas hors d'usage, et il serait bon de le conserver.

AccousTUMER. Se conjuguait le plus ordinairement avec l'auxiliaire avoir dans le sens de s'accoutumer, prendre une coutume : « Les parties qu'on a accoustumé de tenir cachées » : I, 20. Montaigne l'emploie dans la même acception avec l'auxiliaire être : « Ce qui nous fait souffrir avec tant d'impatience la douleur, c'est de n'estre pas accoustumez de prendre nostre contentement en Tame » : I, 73.

Adirer, égarer, perdre.

Adresser, redresser. « N'adresse elle pas quelquefois (la fortune) nos conseils et les corrige? » : II, iSy.

Advertance , surveillance, attention , d'où le composé inadvertance.

Affady, languissant, dégoûté. « Je suis si affady après la liberté que qui me deffenderoit l'accez de quelque coin des Indes, j'en vivroys aucunement plus mal à mon aise » : VII, 14.

Affermer, forme ancienne du verbe affirmer, de Pital. affermare.

Affoler, ravaler, déprécier. « Affoler les mystères de Venus » : IV, i3o.

Affoler, rendre fou.

Affrerer (S'j, s'unir d'un lien fraternel. « Il (l'esprit) s'est si estroittement affreré au corps qu'il m'abandonne à tous coups pour le suyvre en sa nécessité » : V, a 5 2. On trouve affrété, au lieu de affreré, dans l'édition de iSçS. Cotgrave attribue à peu près le même sens au mot ainsi orthographié.

Affûter, aiguiser, ajuster, disposer. « Il (le médecin) a besoing de trop de pièces, considérations et circonstances pour affûter justement son dessein » : V, iSç.

Aguet (D*), de parti pris, de propos délibéré, ex prxparato, dedita opéra. (Nicot.) « Il la (l'âme) faut tendre et roidir d'aguet » : III, 159, — Marcher d*aguet, marcher avec circonspection, en se tenant à l'aguet, sur ses gardes : V, 262.

GLOSSAIRE 4i3

Ahan, Ahaner, onomatopées exprimant l'effort, l'extrême fatigue du corps et de Pesprit; très usitées autrefois, tombées en désuétude aujourd'hui et employées seulement dans quelques locutions familières, comme suer d'ahan. Depuis quelque temps, toutefois, nous remarquons avec plaisir une certaine tendance à remettre en honneur ces vieilles et vigoureuses locutions populaires.

AiNS, mais. La forme mais figure concurremment.

AiNSiN, autre forme de ainsi. — Par ainsin ou ainsi, par là, par cette raison, en conséquence.

AiSER (S*), diminuer. « Je voyois... les difïicultez de mon entreprise s'aiser et se planir » : IV, io3.

AiSNAGE, aînesse.

Alaigresse, Alaigreté, agilité, du lat. agilitas, alacritas. (Nicot.)

Amerrons, pour Aimerons : II, i2 5. Vieille forme du mot aimer, qu'on écrivait d'abord amer,

Amette, petite âme. (Cotgrave.)

Ammitoné, autre orthographe d^emmitonné.

Ancienneté (L'), l'antiquité.

Animal, animé. « Si Dieu est, il est animal » : IV, 35.

Apparoir, apparaître. « Us ne nous en font rien apparoir » : V, 2o3.

Appiler (S'), se ramasser, se resserrer sur soi. « Vous vous escoulez, vous vous respandez ; appilez vous, soustenez vous » : VI, II 3.

Appréhender, comprendre. « Nostre parole le dict, mais nostre intelligence ne l'appréhende point m : IV, 32. Appréhender dans le sens de craindre était inconnu au XVI» siècle.

Appuyer, résister, comme en mécanique, où appui et résistance sont termes à peu près synonymes. « Appuyer et retarder de sa puissance l'inclination vers le mal » : VI,

Argolet, arquebusier à cheval, espèce de soldat d'avantgarde qu'on employait pour les découvertes et les escarmouches. « Et comme ils n'estoient point considérables en comparaison des autres cavaliers, on a dit un argoulet pour un homme de néant. » (Ménage.)

Aronde, Arondelle, hirondelle. Le vieux mot qui servait à désigner l'hirondelle était aronde.

Arrousa, pour Arrosa : V, 96.

Arrouter, mettre en route, en chemin, en train. «C'est chose difficife de fermer un propos et de le coupper despuis qu'on est arroutté » : 1, 41.

Ars, se, part. pas. du vieux verbe ardre ou arder, brûler, formé du latin ardere, être en feu.

AsNE. « Brider l'asne par la queue » : 1, 1 1 3, s'y prendre gauchement, faire une chose tout de travers.

AspRE, monnaie turque, valant à peu près un sou.

Assagir (S'), devenir sage. « J'estudiay jeune pour l'ostentation; depuis, un peu pour m'assagir » : V, 280.

Assigné a, livré à. « Quand je me suis commis et assigné entièrement à ma mémoire » : VI, 148.

AsTHEURE ou AsTURE, à Cette heure.

Astrolabe, instrument autrefois employé pour mesurer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon.

Ataràxie, tranquillité parfaite, absolue indifférence; du grec àrapx^lx.

Atout, avec.

Attendre, tendre à, s'appliquer. « Je m'y attens trop ambitieusement» : VI, i3 5.

Attrempance, modération, réserve, du lat. temperantia.

Aucun, Aucunement. Ces mots, qui aujourd'hui ont presque toujours le sens négatif et sont comme des termes synonymes de nul et de nullement^ s'employaient le plus souvent autrefois sans la négation et signifiaient quelque, quelqu'un, en quelque manière.

Avalée (Bride), bride abattue. « Cheval dressé à se manier à toutes mains avec une baguette, la bride avalée sur ses oreilles » : II, 2 55.

Av aller, mettre à val, renverser.

Avantcoureus, avant-coureurs.

AvEiNDRE, atteindre, du lat. ad venire.

Avenir (S'), se joindre, se rencontrer, s'allier. « Aux actions des hommes insansez, nous voyons combien proprement s'avient la folie avecq les plus vigoureuses opérations de nostre ame » : III, 265.

GLOSSAIRE 4i5

AvoYER (S*), EsTRE Avoyé, sc mettre en chemin, être en route, in via esse. (Nicot.) « Je suis mal-aisé à esbranler ; mais, estant avoyé, je vay tant qu'on veut » : VI, 167.

Babouin, singe, enfant, écolier.

Baisse, terrain affaissé, vallée.

Balbucie, balbutiement.

Balievre, lèvre d'en bas.

Baller, danser. (Cotgr.) « Ce qu'on appeloit danser, on l'appelle maintenant baler. » (H. Estienne.)

Balote, petite balle servant à exprimer des suffrages. On dit boule à présent.

Barbotage, action de barboter dans l'eau; au figuré, action de marmotter, de parler entre ses dents.

Bardelle, terme de manège encore en usage pour désigner une sorte de bât, de selle grossière faite de toile et de bourre.

Barguignage ou Bar(^ignage, action de marchander, d'où hésitation à prendre un parti ; du lat. barca, barque, considérée comme servant à porter des marchandises.

Bastant, suffisant, de l'ital. bastare, suffire.

Baste, il suffit, c'est assez, de l'ital. &as/a. « Baste, que je me suis meshuy promis de ne prendre plus la charge de parier en lieu de respect » : VI, 149.

Basteler, bateler, faire le bateleur. « Voilà comment ils vont baslelant et baguenaudant en tous leurs discours » ;

Battelée, charge d'un bateau, navis onus. (Monet.)

Bayasser, bavarder. Rad. baver.

BÉER, ouvrir la bouche, s'étonner, être surpris, et, par extension, soupirer, désirer, aspirer, du celt. bea, trou, ouverture. « Qui ne bée poinct après la faveur des princes... » : VI, 2 36. De ce verbe, qu'on a écrit plus lard bayer, nous avons conservé le participe présent béant et tiré l'adjectif bée dans l'expression gueule bée.

Belistresse, fém. de belistre, gueuse, mendiante. On disait autrefois belistrer pour mendier; il y avait quatre ordres de mendiants connus sous le nom d'ordres des bélîtres.

4i6 GLOSSAIRE

Beluter, bluter, passer au sas, au tamis, au blutoir.

Benivolence ou Benevolence, bienveillance.

Bergamasqub (Le), de Bergame, ville du nord de Tltalie, dont les habitants parlaient un langage grossier. « Qui a en l'esprit une vive imagination et claire, il la produira, soit en bergamasque, soit par mines, s'il est rouet » : II, 60.

Bigle, louche, bigle.

BiENVEiGNER, saluer, accueillir avec bienveillance, comiter exciptrt aliqutm. (Nicot.)

Biffe, trompeuse apparence. « 11 voit que ce n*est que biffe et piperie » : II, ai 3. Ce mot veut dire proprement une pierre fausse, selon Nicot, de Tital. beffa^ attrape, tromperie.

BiGUE, troque, échange.

Bihore, onomatopée par laquelle les charretiers du Languedoc actionnent leurs chevaux, et qui répond à notre aU.

Blanc (Dévoyer du), détourner du but.

Bois (Rompre un), synonyme de rompre une lance, par métonymie.

BoLUs, composé pharmaceutique, sorte de pilule, du grec ^diio^, motte de terre.

Bon de (Être), être le propre de, appartenir à. « Il fut bon d'un Octavius à Romme » (V, 287), id est : C'est ce qui arriva à Octavius, c'est ce qu'Octavius devait justifier. Nous disons encore aujourd'hui : Cela est bon de vous; il était bien de lui de faire telle chose.

Bonnetade, salutation à coups de bonnet.

Boucler, bouclier.

Boule yeue (A), avec certitude, en connaissance de cause, au vu de la boule. « Discourir à boule veue » : IV, 5i.

Bouquer (Faire), faire embrasser par force, du subsi. bouche prononcé bouque, et, au figuré, faire enrager quelqu'un, Tobliger à céder.

Boute-hors, action de mettre ou d'être mis dehors. « Au don de l'éloquence, les uns ont le boute-hors si aisé (le parler si prompt) » : I, 47. « Ils ne sont non plus exempts

du boute-hors (d'être déboutés, mis dehors] qu'estoient leurs devanciers » : IV, 106.

Boutée, poussée, jet. « Boutées d'un courage eslancé hors de son giste » : III, 24.

Brague, haut-de-chausse, culotte.

Brevet, billet ayant la vertu d'un talisman, II, m ; talisman, V, 162. — Brevet à cachetés, billet doux, V, 64.

Breveter, abréger, du lat. brevis, « Lire et breveter Polybe » : VII, 79.

Brocadel, brocart, brocatelle.

Broche (Couper), empêcher, arrêter, comme on interrompt le cours du vin en coupant la broche ou cheville qui sert à boucher le tonneau, a La mort peut mettre fin quand il nous plaira et coupper broche à tous autres inconvénients » : I, 112.

Brocher, piquer. « Brocher des espérons » : II, 257,

Brode, lâche, efféminé, languissant. (Cotgrave.)

BuFFE, soufflet. (Nicot.)

Bute, cible. « Ce sont nos exercices que la chasse, la paume, la bute » : IV, 140.

Caignart ou Cagnard, coin oi]i les chiens se rassemblent, chenil, du vieux français cagne, venant de l'ital. cagna, chienne.

Caler, rabattre de ses prétentions, céder, du grec x^^^v> abaisser.

Cane (Faire la), faire un plongeon ou se jeter à plat ventre.

Capette, diminutif de cape. Terme de mépris par lequel on désignait, à cause de leurs petits manteaux ou capes, les écoliers élevés par charité au collège de Montaigu à Paris.

Capirotade, capilotade, espèce de macédoine de viande. Les Espagaols disent capirotada; Rabelais a dit cabirotade.

Capriole, cabriole. La première orthographe est plus conforme à Tétymologie latine capra, d*où le diminutif capriola.

Catze, pénis, de l'ital. cazzo,

Montaigne, VII. 53

4i8 GLOSSAIRE

Ceps, liens, chaînes. « On le (l*amour) met aux ceps, quand on le guide par art et par sagesse » : VI, 40.

Cercher et Chercher, employés concurremment. Nicot renvoie de chercher à cercher.

Certes (A), tout de bon, sérieusement. « Il ne pouvoit croire qu'ils eussent parlé à certes » : III, 29$. « Soit par gausserie, soit à certes » : VII, 79.

Cbafourrk, défiguré, barbouillé. (Nicot et Cotgrave.)

Chaille (Ne vous), n*en ayez souci, que vous importe? du vieux verbe chaloir, dont nous n'avons conservé que la 3* pers. du prés, de Pind. dans cette expression : // ne m'en chaut.

Chaire, chaise, qui est la corruption de chaire. Aujourd'hui nous donnons à chacun de ces mots une acception différente; mais, au XVP siècle, ils étaient employés indifféremment l'un pour l'autre, par suite d'un zézaiement que la mode avait introduit.

Chamailler, dans le sens actif, se ruer sur quelqu'un, le frapper. « Plusieurs Macédoniens qui le (Alexandre) chamailloient de toutes parts » : I, 8.

Champi» issE, au fig., malin, goguenard. « Ces cbampisses contenances de nos laquais » : II, 266.

Chaudi (Sur la), au moment même, sur-le-champ.

Chaut. Voy. Chaille.

Chef, cap, promontoire. « L'ancien Xantippus fit enterrer son chien sur un chef» : III, 169. — Au chef de, au bout de : « Au chef de chasque journée » : VI, 71.

Cheneviere (Espouvantail de), mannequin pour éloigner les oiseaux.

Cheute, fém. de cheut ou cheu, chu ; du verbe cheoir, qu'on écrit aujourd'hui choir. Nous n'avons conservé de ce verbe que le présent de l'infinitif et le participe passé, alors que nous conjuguons presque à tous les temps son composé échoir,

Chevance, le bien qu'on a, dont on est le chef.

Chevir, venir à chef, à bout : « Si les choses se rendent à nostre mercy et dévotion, pourquoi n'en chevirons nous ? » : 1, 62.

Chèvre (Prendre la), prendre de l'humeur, — Emporter à la chèvre morte, c'est-à-dire sur son dos.

Choué, frustré, déchu de son espoir. « Mes p«dlagogues se trouveroient chouez, s^estans mis au serment de aïoa expérience » : II, 10.

CicuE pour CiGUE, VI, 263 ; du lat. cicuta.

Clause, proposition. (Meigret.) « On nous tient quatre ou cinq ans à entendre les mots et les coudre en clat»ses » : II, 58.

Clerc, lettré, savant, I, i33.

Coches, éclisses servant à comprimer la taille; c*est le corset rudimentaire. « Pour faire un corps bien espaignolé^ quelle geine ne souffrent elles (les femmes), guindées et sanglées à tout de grosses coches sur les costez jusques à la chair vive ?» ; I, 78.

Cogitation, pensée, réflexion, du lat. cogitatio,

CoGNOissANs, gens de connoissance.

CoiNT, joli (Nicol); beau, galant, ajusté (Borel); du lat. cuit us j complus.

Collège, pris dans le sens de congrégation, couvent : « Nous avons mille et mille collèges qui la (la vie) passent commodéement » : I, 84.

Collier, collet à prendre les lièvres. « Une chasse qui se conduict plus par subtilité que par force, comme celle des colliers, de nos lignes et de Phameçon » : III, 210.

Colligence ou Colligance, selon Cotgrave, liaison, coanexion, du lat. colligare, lier ensemble.

CoLOUVRiNE, coulevrine, du lat. colubra, couleuvre.

Commencer (Se) pour Commencer, H, 23 i. Il y a pîi»sieurs exemples du se explétif dans les Essais,

Commune (La), le commun, le plus grand nombre, la généralité. « La commune de son armée » : I, 7. — Le peuple, les plébéiens. « En faveur de la commune » : III, 147.

Condigne, très digne.

CoNDOLU, part, passé du verbe condouloity participer à la douleur de quelqu'un, se lamenter de compagnie.

CoNDONNER, coHcéder. a Toutes ces choses me semblent pouvoir estre condonnées » : V, 106.

CoNFABULATiON, entretien familier.

Conférence ou Conferance, rapport, relation. « La vie commune doibt avoir conferance aux autres vies » : VI, 197.

Conférer, contribuer, du lat. conferre, V, la.

Confidence, courage, résolution. « Opposer aux perturbations la raison, à fortune la confidence » : VI, içS.

CoNNiLLER, se cacHer dans des trous comme des connils ou lapins; au fig., chercher des échappatoires, des détours.

CONNU.L1ERE, terrier, garenne; au fig., subterfuge.

Consent, témoin, du lat. cum et sensus, « Qui peut attendre, le lendemain, sans mourir de honte, le desdain de ces beaux yeux consens de sa lascheté et impertinence, il n'a jamais senty le contentement et la fierté de les leur avoir battus et ternis par le vigoreux exercice d*une nuict o£ficieuse et active » : VI, 26. — Convenable à, seyant à. « Affetterie consente de sa beauté » : IV, 210.

CoNSORCE, société, communauté, du lat. consortium,

Contaoin, paysan, de Tital. contadino.

Conte, histoire. « Le conte dit que Psammeniius, roy d*Egypte,... » : I, 9.

Contemporanée, contemporain.

Contrebas, dans une direction vers le bas.

Contrecarre, opposition, résistance en face (Nicot et Cotgrave), du lat. contra, contre, et cara, mine. « Se faire teste et contrecarre » : VII, 5 1 .

Contremont, vers le haut.

Controverse, controversée. « Il ne se void aucune proposition qui ne soit debatue et controverse » : IV, 91.

CoNTUMELiEUX, EUSE, outrageux, injurieux, du lat. coniumeliosus, dérive de contumdia, injure, affront, a Le chargeant de fellonnes paroles et contumelieuses » : I, 7.

Convive, repas, festin, du lat. convivium.

CoNvoiEMENT, recouduitc. Convoyer quelqu'un qui s'en va, prosequi proficiscentem, deducere aliquem. (Nicot.)

Coquiner, mendier. (Nicot.)

CoRNETER, appliquer des ventouses à l'aide d'un cornet. « Les Allemans ont de particulier de se faire generallement tous corneter et vantouser avec scarification dans le bain » :

Cornichon va devant, selon le Dictionnaire de Trévoux, jeu à qui ira le plus vile à ramasser quelque chose en courant.

Corselet, piquier dans les régiments des gardes, portant une légère cuirasse ou corselet.

CosTiÉ ou CosTiER, quî est à côté. « De la harquebouse, il en tire à Tadventure, et se paye de ce que ses gens luy disent quMI est ou haut ou costié (quMI a tiré haut ou à côté du but) » : IV, 141.

CouLPE, fauite, du lat. culpa.

Courre, infinitif ancien du verbe courir.

Court, orthographe primitive de cour, du bas latin curti$, cortis,

CouTiLLiER, valet d*armes qui portait la coutille, épée ou long poignard employé au moyen âge, du lat. cutellus, petit couteau.

Craindre (Se) pour Craindre. Encore un exemple du se explétif.

Creté, huppé.

Cretense, de Crète, du lat. CrcUnsis, Cretois. « Les republiques qui se sont maintenues en un estât réglé et bien policé, comme la Cretense ou Lacedemonienne » : II, 272.

Grotesque, grotesque.

Guider, croire, penser, par contract. du lat. cogitan,

GuEus, Gueux ou Queux, pierre à aiguiser, et, par assimilation de forme, lingot. « Aristote dict que les cueus de plomb se fondent et coulent de froid et de la rigueur de i'hyver, comme d'une chaleur véhémente » : II, 283. Cotgrave écrit ce mot qucust et le fait féminin.

Cul sur pointe, sens dessus dessous. Cul sur teste, topsy turvy. (Cotg.)

Cymmeriennes (Ténèbres), du grec Kt/x/xé/î tôt, ténèbres profondes que les Grecs plaçaient à TOccident, chez les Gimmériens, peuple mythologique dont le pays passait pour toucher au séjour des morts.

Daguer, frapper à coups de dague.

Dea, forme ancienne de da; la première forme était rf/va, composée des deux impératifs dis et va, d'oii, par contraction, dea, puis da. (Diez.) Interjection quelquefois employée isolément, mais se joignant d'ordinaire aux adverbes oui, non, nenni, pour leur donner plus de force, et aussi à voire.

comme nous en trouvons l'exemple chez Montaigne : « Voire dea » : VI. 259.

Degré, rang qu'on occupe, II, 221.

De la en hors, depuis lors.

Délivre, libre, dégagé de soins.

Deneantise, néant. « L*inanité, la vanité et deneantise de rhomme » : III, 187. On trouve ncanttté dans les Cent Nouvelles. Ces expressions, que Tusage n'a pas consacrées, témoignent des efforts faits pour doter la langue d'un mot qui manque, et dont néant n*est pas l'exact synonyme.

Déport, délai. '(Nicot.)

Desaccoustumance, action de se désaccoutumer.

Desduit. Cette expression, qui est aujourd'hui hors d'usage, signifiait autrefois divertissement, occupation, plaisir de l'amour, du lat. deducere, deductum, tirer, faire sortir, divertir, et au fig., amuser, divertir.

Desenforgé, dégagé. (Cotgrave.)

Desferre, défroque, dépouille, par analogie avec les vieux fers de cheval. « Employant sa desferre à ses continuelles liberalitez » : II, 166.

Desfrauder, frustrer. « Nous nous desfraudons de nos propres utilitez pour former les apparences à l'opinion commune » : VI, I 3 5.

Desfuite, défaite, faux-fuyant, réponse évasive.

Desgarcer, mot forgé par Montaigne pour exprimer que les douleurs de la pierre ne le portaient pas à rêver de femmes, comme il arriva à Cicéron,V, 119.

Desgosiller, égorger.

Designer , prescrire , ordonner. (Cotgrave.) « De mesme, en la médecine, j'honore bien ce glorieux nom, sa proposition, sa promesse si utile au genre humain, mais ce qu'il désigne entre nous, je ne l'honore ny l'estime » : V, 126.

Desjeuner (Se), se nourrir, se repaître, se régaler. « La plus quereleuse et espineuse reformation theologique de quoy le monde se soit desjeuné il y a long temps » : VI, 1 94.

Deslaier ou Dislaier, retarder, remettre, du lat. dilatio. « Ce que je veux faire pour le service de la mort est tousjours fait; je n'oserois le deslaier d'un seul jour » : VI, 182.

Desmarcher, reculer, pedem referre. (Nicot.)

Desmettre, soumettre, abaisser, du lat. demittere, envoyer d'en haut, faire descendre. « Cette contenance démise et flatteuse » : I, 188. >

Desmouvoir, déplacer.

DÉS LORS EN AVANT OU D*ORES KN AVANT, d*OÙ nOUS aVOHS

fait par contraction dorénavant.

Despartir, partager, de despart, partage. « La vigilance estoit telle en luy (en Julien l'Apostat) quMl despartoit la nuict à trois ou à quatre pièces (parties), dont la moindre estoit celle qu'il donnoit au sommeil » .' IV, 174. — Se despartir, se disperser : « Et se despartit l'assemblée » : I, 6.

Despendre, dépenser (Cotgrave), du lat. dependere, payer, et au fig., dépenser.

Despit, ite, dépité, ée.

Despiter, maudire. « Je despitois les dieux, et encore ma dame » : II, 1 1 1.

Desplaisant, fâché. « Je suis bien desplaisant que... » : VI, i56.

Desquine. Voy. Esquine.

Desseigner, projeter, avoir dessein, entreprendre, déterminer. — Desseignéf fait à dessein, préparé d'avance.

Dessoute (En), soudainement, tout à coup, du lat. de subito ou desubito en un seul mot.

Destourbier, obstacle, empêchement, embarras, trouble, du lat. disturbare, disperser.

Destroict, ancien terme de palais et, d'administration : ressort, rayon, étendue d'une juridiction, et, par extension, localité, endroit, district.

Destroussément, ouvertement, brutalement, à la manière des voleurs de grand chemin qui détroussent le voyageur. « Ils vous diront tout destroussément... » : IV, 3i.

Det, dé à jouer, qui s'écrivait aussi dez, du lat. rfar«, datum, pris dans le sens de jeter, de ce qui est jeté sur la table. (Ménage.)

Detraction, médisance, diffamation, du lat. detractio.

Deult, 3° pers. du sing. du prés, de Tind. du verbe douloir, être douloureux, être pénible, éprouver du mal, qui n'est plus employé aujourd'hui qu'à l'infinitif avec la

forme réfléchie. « Il nous deult si le coup ne rencontre » :

Devantiere, sorte de grand tablier que les femmes portent à cheval. — Sans devantiere, à découvert.

Dextre, droite, main droite.

Dextrement, avec dextérité.

DiFFERENTER, mettre en opposition. (Cotgrave.)

Dilection, amour, affection. « Cest, à la vérité, un beau nom et plein de dilection que le nom de frère » : II, 85.

Dire (A), de moins. « Eunuques qui ont le nez et lèvres à dire • : I, iSy. — Avoir à dire, manquer : V, 228.

Discours. Ce mot est pris par Montaigne dans les acceptions les plus variées. Outre son sens ordinaire d'expression de la pensée, entretien, conversation, il signifie encore, au cours des Essais :

— Raison, intelligence, entendement : « Le démon de Socrates estoit, à mon advis, certaine impulsion de volonté qui se presentoit à luy sans le conseil de son discours » : I, 55, Voy. aussi III, 66, 21 3, 220; VI, 176, 252; VII, 48.

— Raisonnement, jugement : « J'ay veu quelqu'un de mes intimes amis courre la mort à force, d*une vraye affection et enracinée en son cueur par divers visages de discours que je ne luy sceu rabattre » : I, 66. Voy. aussi I, 104, 107.

— Opinion : « II m'a cuidé imprimer non tant son discours que son sentiment » : VII, 36.

— Sagesse : « Gallus Vibius, . . se pouvoit vanter d*estre devenu fol par discours » : I, 134. L'édition de 1595 porte « par sagesse ».

— Volonté : « Il y a plusieurs mouvemens en nous qui ne partent pas de nostre discours » : III, 64. « De nostre ordonnance » (1595).

— Supériorité : « II y a encore plus de discours à instruire autruy qu'à estre instruit » : III, 21 5.

— Dessein : « Je m'abandonne à la nayfveté et à tousjours dire ce que je pense, et par complexion, et par discours » : IV, 239. « Et par dessein » (i595).

— Art, artifice, ingéniosité, parti pris : • Est ce pas un misérable animal que l'homme? A peine est-il en son pou^

voir, par sa condition naturelle, de gouster un seul plaisir entier et pur, encore se met-il en peine de le retrancher par discours » : II, 122.

DiscREPANCE, désaccord, du lat. discrepantia.

Discrétion, discernement, du lat. discreiio.

DispATHiE ou Dyspathie, haine, aversion. Mot emprunté du grec ^ûj, malaisément, et iraôcïv, souffrir, et ayant pour synonyme le mot antipathie, qui a fini par prévaloir.

Dispenser a (Se), se permettre de, se laisser aller à : « 11 y en a qui conseillent de se dispenser quelquefois à boire d'autant et de s'enyvrér pour relascher Tame » : III, i5.

DoiNT, 3® pers. sing. du prés, du subj. du verbe donner,

DoLÉ, poli, construit : « Renger quelque pièce de bastiment mal dolé » : VI, 128.

DoMiFiCATioN, en astrologie judiciaire, action de partager le ciel en douze parties appelées maisons, pour dresser un horoscope; du lat. domus et facere.

DoNROiT, contraction de donnerait.

Double, petite monnaie de la valeur d*un double denier.

DuiT, iTE, dressé, façonné, du vieux verbe duire.

Effrat, effroi. La langue aurait dû garder la forme effray, puisqu'elle a consacré son dérivé effrayer.

Elider, détruire, anéantir. « Il me semble qu'on est pardonnable de mescroire une merveille, autant qu'on peut en destourner et elider la vérification par voie non merveilleuse » : VI, 262.

Eloise, éclair, du lat. elucere. Le mol éloise est encore aujourd'hui du langage courant dans les campagnes de l'ouest de la France.

Embabouiner (S'), se tromper soi-même. (Cotgrave.)

Embatre (S'), arriver en quelque lieu. (Nicot.) Je ni*embâtis sur luy, je le rencontrai par hasard. (Cotgrave.)

Emboire, imboire, se pénétrer : « Il faut qu'il emboive leurs humeurs, non qu'il apprenne leurs préceptes » : II, 3 1 .

Embuffler, séduire, tromper. Embujjîer quelqu'un, c'est le mener par le nez comme un buffle. (Cotgrave.)

Emmy, au milieu, du lat. in medio. On a écrit d'abord tn

mi de deux mots, puis, par attraction^ enmi et emmi, d'un seul mot.

Empenne, II, 32, et aussi Empanné, garni de plumes. — Tout empanné f tout d'une pièce, comme la flèche garnie de ses plumes : « Le mur... brusquement enlevé hors de terre recheut toutes-fois tout empanné » : II, i56.

Emperiere, impératrice. On disait avant Montaigne tmpertere pour empereur : « L'emperiere de Rome est mort. » (Froiss., II, m, 32.)

Empescher, embarrasser. « Ceux qui en viennent là, de trainer languissans un long espace de vie, ne debvroient, à l'avanture, souhaiter d'empescher de leur misère une grande famille » : VI, i8o. — S'empescher, se lier, s'engager. « Nous aimons , sans nous empescher , deux choses » : V,

Emploite, emplette, achat, dépense, du bas-lat. impUciia,

Emploiter, employer, débiter.

Encombrier, encombrement, misère.

Enfourner (A l'), au début, au commencement.

Enfrasquer, embarrasser, de l'ital. infrascare.

Encraveure, gravure. « L'engraveure d'un cachet » • VI, 238.

Enhortement, exhortation.

Enhorter, exhorter.

Enquis,. requis. « J'en suis peu enquis et encore moins creu » : V, 207.

Ensacher, mettre dans un sac, et, par extension, entasser, enfoncer. « Vous ensachez le mal en le remuant » : II, 179.

Enseigneur, le doigt indicateur, en chiromancie.

Ensuerer, envelopper d'un suaire.

Ensuivre, suivre. Nous avons conservé la forme réfléchie s* ensuivre.

Entreget ou Entrejet, proposition, ouverture, du lat. interjectus. — « Entrejets d'accord » : I, 28, propositions de paix.

Entrejent ou Entregent, civilité, politesse, art de se pousser dans le monde.

Envis ou Envy, involontairement, à contre-cœur, du lat. invitus, « Je le fois maigrement et envis » : V, 289. — A

l'enpy, malgré la volonté de et aussi à qui mieux mieux, en rivalisant avec, ce qui est encore une lutte contre une volonté contraire.

Epechiste, sceptique.

Equabilité, équité, justice, du lat. œquabilitas,

Equanimité, égalité d'âme, du lat. zquanimitas,

Equipollent (a L*),en revanche.

Eringium ou Ertngium, un des noms du chardon à cent tètes.

Erre, train, allure, du lat. iter, route. — Belle erre, en grande hâte.

Es ou Ez, aux, en les, par contraction de la prép. en et de Tart. pluriel les,

EsBOiTEMENT, b:>itement, claudication.

EscACHERy écraser en aplatissant.

EscHAFFAUT (En l*), sur le théâtre, en public. « Chacun peut avoir part au battelage et représenter un honneste rolle en Teschaffaut » : V, 19$.

EscHARSEMENT, chichemeut, de Tital. scarso.

EscHAUGUETTE (En), en sentinelle.

EscHEVER, échapper à, esquiver, de l'ital. schifare, d*où le mot esquif. « Vous en avez assez veu qui se sont bien trouvés de mourir, eschevant par là des grandes misères » : I, i 3 i .

EscoNJURER, conjurer, détourner, éloigner. « Tandant seulement les mains au devant, je les (les tentations) esconjure » : V, 208.

EscoRGÉE, escourgée, fouet à plusieurs lanières de cuir.

EscoT, escharde, piquant de chardon ou de bois. (Cotgrave.) — Compagnie, parti. « Le pourceau de Pyrrho est icy de nostre escot » : I, 71.

EsGRAFiGNEURE, égratignure, du radical graf ou grif, crochet, a L*esgrafigneure d*un peigne » : I, 11 5.

EsLOCHEMENT, dislocatiou. On trouve es/oc/ier dans Nicot, qui le fait venir du latin fictif exlocart, déplacer.

EsMOiE (S*), s*émeut.

Espagnole ou Espaignolé, à la mode espagnole, a Un corps bien espaignolé » : I, 78.

EsPAULETTES (Par), par parcelles, en détail.

Espérons (Chausser les), poursuivre de près.

EspoiNçoNNiR, animer, aiguillonner. (Nicot.)

EspREiNDRE, exprimer, faire sortir, du lat. exprimere.

EsQuiNE (Bois d*), racine cl*un certain jonc des Indes employée en médecine. (Cotgrave.)

EsRENÉ, éreinté, du lat. renés, reins.

Essayer , éprouver, essuyer. « J'essayois toute sorte d'injures militaires à la fois » : VI, 27$. — Tenter. « Nous ne prions pas que nostre raison ne soit combatue et surmontée par la concupiscence, mais qu'elle n'en soit pas seulement essayée » : VI, 2 35.

Essimer, affaiblir, diminuer.

EsTACADE (Combattre en), se battre en duel, en champ clos. (Cotgrave.)

EsTANçoN, étançon, étai, de l'anc. fr. estance,

EsTANçoNNER, éiayer, soutenir. (Nicot.)

EsTAUssER, écourter, essimer.

EsTEUF, ancienne orthographe d*iteuf, balle pour le jeu de paume.

Estimation, appréciation, prix, valeur, et aussi estime.

Estoc, ligne d'extraction, la source d'une lignée ^ où toute la lignée rapporte son commencement. (Nicot.) — « Par double estoc (des deux côtés) » : IV, 38.

EsTOUPER, boucher, clore, arrêter. (Cotgrave.)

Estour, conflit et combat. (Nicot.) « Ceux qui auront esté bien frottés en quelque estour de guerre » : I, 104.

Estrenuer pour Esternuer, éternuer, par un déplacement de l'r assez fréquent au XVI* siècle.

EsTRiEu, ancienne orthographe d*estrier, étrier. Les deux formes figurent concurremment.

EsTRiF, débat et aussi peine. « Hélas ! en cest estrif, combien ay je enduré! » : II, 11 3.

Estriver, quereller, disputer, combattre, se défendre, résister à, témoigner de la répugnance, hésiter. « Si le condamné estrivoit à leur ordonnance (à l'ordonnance de mort apportée par les satellites de Néron), ils menoient des gens propres à l'exécuter » : V, 93.

EsTROiCY et Estrecy, étréci, de étroit ou étreit suivant la prononciation normande.

EsTUYÉ, en étui. — Mal estuyé, en mauvais étui.

Ethique, ancien terme d'école» qui servait à désigner la science de la morale, d'après les Éthiques d'Âristote.

ExAGiTER, critiquer, du lat. exagitare,

ExERCiTATioN , exercice. « Là c'estoit une continuelle exercitation de la langue, icy une continuelle exercitation de l'âme » : II, 18. — Résultat de l'exercice, préparation. « A mourir, qui est la plus grande besoigne que nous ayons à faire, l'exercitation ne nous y peut de rien ayder » : 111, 55.

ExPECTATioN, curiosité, attente qu'on excite, du lat. ejrspectatio, a On s'estonne du lieu, de l'assistance, de l'expectation, lors mesme qu'il n'y va que de l'ambition de bien dire » : VI, 147.

ExPELLER, pousser hors de, rejeter, du lat. expelUre.

Fab, be, part, passé du vieux verbe faer ou féer, douer de propriétés magiques. « Armes faëes (enchantées) » ; VI, 77.

Fadeze, faiblesse, folie, sottise, du lat. fatuus, fade ,111, 21.

Failloit pour Falloit en mouillant les //. Nous distinguons aujourd'hui entre faillir et falloir; mais ces deux verbes, qui ont une étymologie commune, fallere, se prenaient autrefois dans le même sens et s'écrivaient l'un pour l'autre.

Faineance, fainéantise. (Cotgrave.)

Faintise ou Feintise, dissimulation, tromperie.

Faire (Se) pour Faire : I, 149.

Faitardise, paresse, fainéantise, du fr. faitard, composé de fait et de tard,

Fantasier, imaginer à sa fantaisie. « Car il y a danger que nous fantasions des offices nouveaux » : VI, 27.

Fascheux, blâmable, manquant d'à-propos, IV, 147.

Faucée ou Faulsée, choc, charge, incursion, irruption. (Cotgrave.) « Ils se sont seulement reculez pour mieux sauter, et pour d'un plus fort mouvement faire une plus vive faucée dans la trouppe » : II, 191.

Faucer ou Faulser, rendre faux, et aussi fendre, percer tout outre. (Nicot.)

Faudra, faillira, manquera. « Et ne faudra quelqu'un de dire » : IV, 62.

43o GLOSSAIRE

Fausit, fallut. « II (César Auguste) se trouva pressé d'un si profond sommeil qu'il fausit que ses amis resveillassent » : II, 226. — Faillit. « Il (le malade en voie de guérisonj fausit revenir i la première façon » : I, 144.

Faut, 3° pers. sing. du prés, de l'ind. des verbes faillir et falloir. — Faut à, manque à.

Faux du corps, milieu du corps, partie où le corps faut, c'est-à-dire s'amincit.

Favorir, employé neutralement : c Favorir aux gens d'entendement » : IV, 206, Ce mot ne se trouve ni dans Cotgrave ni dans Nicot, et semble avoir été fabriqué par Montaigne, qui, d'ailleurs, se sert concurremment de la forme régulière favoriser.

Fenoil, fenouil, plante aromatique.

Fermir, affermir, fixer.

Féru, blessé, frappé, part, passé du verbe férir^

Fiance, confiance»

Fient, subsi. masc, fiente, ordure, excrément.

FiERT, 3** pers. sing. du prés, de l'ind., du verbe férir, frapper.

Figue (Faire la), mépriser, braver, se moquer. Cette locution vient de la vengeance que Frédéric Barberousse tira des Milanais, qui avaient promené ignominieusement sa femme sur une mule; une figue fut mise dans les parties de la mule, et chaque captif dut, sous peine de mort, retirer la figue avec les dents; rappeler par moquerie cette aventure aux Milanais fut dit : leur faire la figue, dont le geste était et est encore de montrer le bout du pouce entre l'index et le médius. (Littré.)

Filière. En termes de fauconnerie, on appelle filière une ficelle d'environ dix toises que l'on tient attachée aux pieds de l'oiseau pendant qu'on le réclame, jusqu'à ce qu'il soit assuré. (La veaux.)

FiNER, proprement, venir à fin, à bout, et, par extension, trouver, disposer.

Flueurs, menstrues.

FoARRE, feurre, paille de toutes sortes de blés. — Faire barbe de foarre, c'est, proprement, payer la dîme en gerbes qui n'ont qqe de ta paille, et, au figuré, traiter avec irrévé-

GLOSSAIRE 43i

rence, se moquer. Barbe est ici une locution vicieuse et est pris pour garbe, gerbe. (H. Estienne.) On trouve dans Nicot : faire à Dieu gerbe de foarre, et dans Rabelais : faire gerbe de feurre.

Fonde, fronde» du lat. funda. L*épenthèse incorrecte de IV dans fronde date du XV1« siècle, qui commença à employer les deux formes.

FoRCENER, que, conformément à son étymologie latine, foras, dehors, on devrait écrire forsener : aller au delà, perdre la raison, être hors de soi, exercer sa fureur. « Je veux que l'avantage soit pour nous; mais je ne forcené point, s'il ne Test » : VI, 2 3o.

FoRCLORE, empêcher, exclure, du lat. foras, dehors, claudere, fermer.

Forme (Lièvre en), lièvre au gîte.

Fourché (Faire l'arbre), mettre la tête en bas et les pieds en l'air écartés l'un de l'autre. On dit aujourd'hui faire l'arbre fourchu,

Fouteau, diminutif de fou y nom du hêtre en vieux français.

Fratesque, monacal, de l'it. fratesco, dérivé de fraie, moine.

Frustratoirement, inutilement, en vain.

Galant homme, habile homme. (Nicot.)

Gallée, ancien nom des bâtiments de mer, nommés plus tard galères. Montaigne emploie les deux mots.

Galler, dérivé de galle, gratter, égratigner, et aussi caresser : « Galler le bon temps » : II, 41.

Garbe ou Galbe , bonne grâce, agrément. (Nicot et Borel.)

Garber, donner de la grâce : « Garber (des noms) à la grecque ou à la romaine » : II, 23 3.

Garde a (Je me prends) pour Je prends garde a, I, 182 ,

Gariement, sauvegarde, garantie. (Borel et Cotgrave.)

Garse ou Garce, jeune fille. « L'une (Bradamanie, héroïne du poème de l'Arioste) travestie en garçon, coiffée d'un morrion luisant ; l'autre (Angélique) vestue en garce, coiffée d'un attiffet emperlé » : II, 48.

Gast et aussi Degast. Gast est Tancien mot français auquel on a ajouté plus tard le préfix dé, dans le sens aug- Dienlatif.

Gaudisseur, railleur, de gaudir, se moquer par jeu et en riant. (Nicot.)

Gatac, arbre d'Amérique, de la famille des rutacées, ayant des propriétés sudorifiques.

Geaule, prison, de l'ital. gabbia, gabbiola, cage.

Gehene et Geine, peine, souci, chagrin, et aussi torture, question. « C*est une dangereuse invention que celle des gehenes » : III, 53.

Gehener, tourmenter, serrer, presser.

Genouil, ancienne orthographe de genou,

Gentilfemme, femme de gentilhomme.

Gestes, hauts faits, actions.

Get. Voy. Jet.

GoBEAU, gobelet, coupe à boire, du celt. gob, bouche.

GoDERONNÉ, paré, ajusté.

GoRGiAS, mignon, propre (Nicot); gorgiase ou gorgiasse, agréable, belle. (Borel.)

Gorgiaser(Se), se pavaner, s*enorgueillir, dérivé de gorgias, espèce de collet dont les femmes couvraient leur gorge.

GossEUR ou Gausseur, syn. de gaudisseur. « 11 (Cicéron) estoit bon citoyen, d*une nature débonnaire, comme sont volontiers les hommes gras et gosseurs tel qu'il estoit » : III. i33.

Gourd, perclus par le froid, engourdi, et, au figuré, pesant, maladroit, du Ui.gurdus, lent, paresseux.

GouRMANDER, dévorer avec avidité, au propre et au figuré.

Gratifier a, rendre grâces, être agréable à. « Penser gratifier au ciel et à la nature par nostre massacre et homicide » : II, 123.

Grave, gravier, gravelie.

Gregues et Greguesques, haut-de-chausses ; proprement, chausses à la grecque. « Si nous fussions nez avec condition de cotillons et de greguesques » : II, 162.

Grève, jambe, et aussi la partie de l'armure qui couvrait la jambe, et, par extension, bottine. « Les femmes en Tune

et l'autre jambe portent des grèves de cuivre » : I, i58.

Greyeure, hernie; dérivé dégrevé, du bas-latin ^reva^ qui a signifié jambe et partie de Tarmure qui couvrait la jambe.

Groisse, grossesse.

Grosserie, ânerie, bêtise.

GuAiM. « En guain cessant et en dommage émergeant »» VI, i52, c'est-à-dire sans profit ni per-te, lucro cessante, émergente damno.

GuERDON, récompense, de Pital. guiderdone.

Guigner (Se), se faire signe du coin de l'œil. « Gomme ils se guignoyent l'un l'autre que l'occasion estoit propre à leur besoigne « : II, iSy.

Gtmnosophistes, philosophes indiens, nommés ainsi par les Grecs parce que la plupart vivaient nus; du grec yu/Avds. nu, et ffoyta-nîç, sage.

Hallebrené, se dit, en fauconnerie, d'un oiseau de proie qui a les plumes rompues; d'où, au figuré, fatigué, harassé. « Le crocheteur et le savetier, tous harassez et hallebrenez qu'ils sont de travail et de faim » : V, 280.

Harde, troc.

Harder, troquer. (Borel.)

Harpade, coup de harpon ou de griffes.

Harper (Se), s'attacher fortement, se saisir l'un l'autre.

Hautaineté, terme vieilli, dérivé de hautain. « L'orgueil et hautaineté de nos bastimens » : I, 106.

Hautesse, hauteur, élévation; n'est plus employé qu'au figuré.

Herbe du Turc, nom vulgaire de la herniole, hernaria glabra,

Hergne ou Hargne, humeur chagrine ; d'où hargneux.

Heur, syn. de bonheur, employé concurremment avec son composé.

Hommenet ou Hommelet, hommeau, petit homme.

HoRMAis, apocope de désormais, qu'on écrivait aussi des or ou hor (de hora, heure), mais (de magis, davantage, en avant).

ICELui, iCELLE, celui, Celle dont on a parlé auparavant. Montaigne, VII. 55

ICHNEAUMON, ichneumoD, nommé aussi mangouste et rat de Pharaon, mammifère carnassier digitigrade» de la grosseur d*UQ chat et de la forme de la martre, très friand de serpents et d'œufs de crocodile.

Idotne, propre i, du lat. idoneui.

Importable, insupportable. • Les maladies importables » : VI, 114.

Impos, impotent.

Improuveu, imprévu, — A l'improuveu, à l'improviste.

Inculcation, action dMnculquer, de faire entrer dans Tesprit en répétant souvent la même chose ; du lat. inculcatio, fait de in, dans, et culcare, fouler, presser. « Je me desplais de rinculcation, voire aux choses utiles » : VI, 1 46.

Infiable, peu digne de foi. (Cotgrave.)

Infondre, instiller, faire couler goutte à goutte dans; du lat. infundtrt.

Informer, former, façonner.

Infrasquer (S'), s'embarrasser, s'embrouiller ; de l'ital. infrascare, qui signifie couvrir de feuillage.

Injure, tort, du lat. injuria. « Je ne prise pas tant la foy de mes gents comme je mesprise leur injure a : VI, i32. — Par injure, sans justice, k tort.

Injurer (S'), s*injurier, IV, 270.

Insister, résister, V, 298.

Ire, courroux, colère, du lat. ira,

Ireux, courroucé. • Selon que l'eau est ireuse ou bonasse • : m, 4.

Ja, déjà.

Jet, Ject, calcul à l'aide de jetons ; du lat. jactus. « Le jet à la plume est plus sûr que celui des jetons. » (Richelet.)

Labile, sujet à changer, du lat. labilis, coulant, fugitif, fragile.

Ladre, lépreux, du lat. Lazareus, Lazare, le mendiant dont il est parlé dans saint Luc.

Lairray, Lairrions, etc., contractions de laisserais, lais^ serions, etc.

Lamdit ou Landt, foire de Saint-Denis. (Ménage.) Salaire

que les écoliers donnaient à leur maître à l'époque de la fête et de la foire du landy,

Languacer ou Languagier, bavard. (Nicot.)

Leçon, lecture, II, 35.

Lecteur, professeur, lecteur public. (Nicot.)

Léger (De), légèrement, aisément.

Liaisons des mariages, nouement d*éguillettes. « Je suis encore de cette opinion que ces plaisantes liaisons des mariages dequoy le monde se voit si plein qu'il ne se parle d'autre chose, ce sont des impressions de l'appréhension et de la crainte » : I, i36.

Libertin, affranchi, du lat. Ubertus ou libertinus.

Librairie, bibliothèque. « Ma librairie » : V, 239.

Liture, rature, surcharge, du lat. litura.

Loise, 3® pers. sing. du subj. du vieux verbe loisir^ être permis. « Ses ordonnances (celles de Zeleucus) estoieni telles que, sauf les ruffiens, à l'homme ne loise porter en son doigt anneau d'or » : II, 222.

LouDiER ou LoDiER, du lat. lodiXy couverture de lit.

LoY, prescription émanant de l'autorité souveraine, et aussi :

— Liberté : « Il y a prou (beaucoup de) loy de parler par tout, et pour et contre » : II, 2 38.

— : Moyen, faculté : « Il est bien mal-aisé de borner les efforts des facultez de l'ame, là où des forces corporelles nous avons plus de loy de les limiter et cognoistre » : V, 5o.

— Loisir : « Je seray des derniers sur qui il faudra mettre la main; ce pendant qu'on pourvoira aux plus pressans, j'auray loy de m'amender » : VI, 120.

— Droit : « Nous avons loy de nous appuyer, non pas de nous coucher si lourdement, sur autruy » : VI, 181.

LuiTE ou LuiCTE, LuiTER OU LuiCTER, vieille orthographe de lutte, lutter.

Lut (Boire a), bien boire, boire d'autant, pergrzcari. (Nicot.) Le Duchat, dans son commentaire de Rabelais, croit que l'expression boirt allus, dont on a fait ensuite à lut par corruption, vient de l'allemand all'aûs, tout au fond, jusqu'au bout.

Macheurz, tache, confusion, meurtrissure. (Cotgrave et Nicot.)

Maestral, magistral.

Magistère, science magistrale, du lat. magisUrium, fonction, dignité de chef. « Les sçavans chopent volontiers à <ette pierre : ils font tousjours parade de leur magistère et sèment leurs livres par tout » : V, 218.

Magistrat, se disait au XV1« siècle pour magistrature, dont l'expression ne paraît s'être introduite qu'au commencement du siècle suivant.

Mail, dont maillet est le diminutif. « Â bons coups de mail • : VI, 282.

Maille, ancienne monnaie de cuivre qui valait la moitié d'un denier. Faire la maille bonne, compter largement. Faire la maille bonne de sa parole, tenir fermement sa parole, V, i85.

Main (Avant ou Avant la), d'avance.

Maistrise, possession. « La maistrise engendre mespris de ce qu'on tient et régente » : IV, 212.

Maltalent, dépit, animosité ; formé de mal et de talent dans le sens, attribué primitivement à ce mot, de vouloir, intention.

Malvoulu, haV, détesté, à qui l'on veut du mal.

Maniacle et Maniaque , termes synonymes selon Cotg. « Maniacle confiance » : V, 80.

Manque, manqué, défectueux. « Je n'ay rien mien que moy, et si en est la possession manque et empruntée » : VI, i58.

Marc, pris dans son sens étymologique probable de pulpe, comme venant de l'allemand marck, et signifiant, au figuré, le fond par opposition à la surface. « Je ne conseille non plus aux dames d'appeller honneur leur devoir... leur devoir est le marc, leur honneur n'est que l'escorce » : IV, 207. « Ils inventent marc et tout » : I, 42.

Marine, mer. « Le long de la marine » : VI, 80.

Marchande (Mettre, Tirer en place), développer, faire valoir. « Il les faut (certains discours de Plutarque) arracher de là (de ses Vies) et mettre en place marchande » : II, 3 9. « J'oys encore sans rider le front les subornemens qu'on me

faict pour me tirer en place marchande (pour me tirer de ma retraite) » : VI, 282.

Martin (Faire le prestre), jouer plusieurs rôles. Expression proverbiale fondée sur le conte d'un prêtre nommé Martin, qui faisait les fonctions de prêtre et de clerc en disant la messe. *

Mascher, blesser, incommoder. (Nicot.)

Maucré, forme ancienne de malgré, dont nous avons conservé quelques dérivés : maugréer, maugréeur.

Médiane, veine du pli du coude. « La veine qui est faite des deux (cephalique et basilique) est appellée vulgairement médiane, à raison qu'elle est faite de deux rameaux et située entre iceux. » (Paré, IV, 21.)

Memorieux, qui a de la mémoire. (Cotgrave.)

Mensale, en chiromancie, ligne qui traverse le milieu de la main.

Mercadence, commerce.

Mercurializer, reprendre, censurer. « Tels de mes amis ont par fois entreprins de me chapitrer et mercurializer à cœur ouvert » : V, 194.

Mercy a, grâce à. « Riche, mercy à cette trafique » : V, 201. — Sa mercy, par sa merci, grâce à lui. « Nous autres ignorans estions perdus, si ce livre ne nous eust relevez du bourbier : sa mercy, nous osons, à celt* heure, et parler et escrire » : III, 4$.

Merque pour Marque.

Meshuy pour Mais hut, ce jourd'hui, aujourd'hui, désormais, du lat. magis et hodie,

Mesnagerie, économie, soin du ménage. « Quant à la mesnagerie, elles (les bétes) nous surpassent » : III, 2 3 i . — Conduite, ménagement : « Et me sert cette mesnagerie de quelque consolation » : VI, i 56.

Metonomie, métonymie, du grec /Asrà, indiquant changement, et ovo/xa, nom.

Meurte, qu'on écrivait aussi myrte,

MiE, pas, du lat. mica, parcelle.

MiGRECEOis, qui est à moitié grec. • Le sçavant amour du migregeois Properce » : II, 108.

Mineux, euse, qui fait des mines, minaudier, minaudière^

en bonne et mauvaise part; d'où, par extension, pauvre, misérable, et aussi discret, retenu. « L'amour des Espagnols et des Italiens, plus respectueuse et craintifve, plus mineuse et couverte, me plaist. » : VI, i5.

MoiAU, milieu, centre. (Cotg.)

Moins de, i l'exception de.

Mole pour Moule.

Moleste, fâcheux, importun, du lat. moUstus. « Je me compose pourtant à la perdre (la vie) sans regret, mais comme perdable de sa condition, non comme moleste et importune » : VII, 84.

Mon, particule affirmative dont l'origine est incertaine. H. Esticnne la fait venir de moult, Nicot du mot grec fUv, tt Ménage de /xàiv, certes, assurément. Diez veut que mon réponde à Tadverbe latin mande, proprement, certainement. Furetière suppose que l'expression c'est mon est l'abréviation de c'est mon avis; et la conjecture semble plausible, par exemple dans le passage suivant : « S'ils s'en contenteront? respondit-il ; vrayment, c'est mon, pour avares qu'ils soient » : II, 14a. Quoi qu'on explique, c'est mon, ce a ou ça mon, sçavoir ou asçavoir mon et faire mon ont la plus haute origine, et persistaient encore au XVII® siècle chez Molière.

Monopole, assemblée factieuse pour faire quelque menée (Nicot), et aussi intrigue. « Les symptômes ordinaires de cette autre maladie amoureuse, ce sont haynes intestines, monopoles, conjurations » : V, 287.

Monstre ou Montre, montre, revue, parade. « Un jour qu'il (le roi Pyrrhus) assistoit aux montres générales de son armée » : III, 2 36.

MoRFONûEMENT, maladie causée par un froid subit. On trouve morfondure dans Nicot.

MoRGUANT, hautain, menaçant, méprisant. « Un homme si desdaigneux et si morguant » : VI, 96.

MoRNÉ, émoussé, sans pointe. « J'auray eslancé quelque subtilité en escrivant, j'enten bien mornée pour un autre, affilée pour moy » : I, 5o.

MoRRioN, casque à l'usage de l'infanterie, comme la sa» lade était l'armure de tête de la cavalerie.

Mousse, émoussé. Montaigne a dit également moussé

dans le même sens. « L*esprit, je l'avois moussé » : II, 70.

MuANCE, terme de musique : changement d'une note en une autre.

Muer, changer, a Muant de lieu, d*occupation^ de compagnie » : V, 240.

MuLCTER, condamner, du lat. mulctare.

Mule (Ferrer la), profiter sur Tachât qu'on fait pour un autre. « Tel valet ferre la mule au maistre qu'il ne hayt pas pourtant » : V, 267.

Mundifier, purifier.

MussER, cacher, du lat. mussare, parler entre les dents, taire, cacher. « Musse dans un coing » : III, 239.

Nasitort, cresson à feuilles découpées, d'un goût âpre et piquant.

Ne, ni, du lat. ntc.

Neantise, nullité, incapacité, paresse.

Négoces, affaires. « Quant aux négoces, il m'est eschappé plusieurs bonnes avantures à faute d'heureuse conduite » : V, 2o5.

Nez (S'en prendre au), s'en prendre à soi. « C'est à elle à s'en prendre au nez » : I, 168. — Hocher du nez, dédaigner, repousser. « Alexandre hocha du nez les ambassadeurs corinthiens qui luy oiîroyent la bourgeoisie de leur ville » : VI, 217. — Rincer le nez, se nettoyer, se gratter le nez. « Ciceron, ce me semble, avoit accoustumé de rincer le nez, qui signifie un naturel moqueur » : IV, 2 1 1 . Ménage, citant ce passage dans son Dictionnaire étymologique , fait venir rincer de ringere, et lui attribue le sens de froncer, rider; mais cette opinion ne semble pas avoir été partagée.

NoisiF, qui cherche noise, querelleux. (Nicot.)

NouvelletI, nouveauté.

Nue (En), en l'air. « C'estoyent des pensemens vains, en nue, qui estoyent esmeuz par les sens des yeux et des oreilles » : III, 65.

Nuisance, tort, dommage, incommodité.

Onc, Onques, Oncques, quelquefois, jamais, au sens positif; du lat. unquam.

Opiniastuse, opiniâtreté. (Nicot.)

Orbe (Coup). Un coup orbe, dit Nicot, est un coup qui ne fait que meurtrissure, sans ouverture de plaie.

Orbieri, œillère, garde-vue.

Ord, sale, dégoûtant, d*où ordure.

Ore, Ores, Or, alors, maintenant; répété, signifie tantôt. — Ores que, à présent que, quoique.

Orbe, bord, extrémité, du lat. ora.

Orer, parler. Nous avons conservé le composé pérorer.

Orra, ouïra, de l*ancien verbe oir, entendre.

Orthographie, orthographe, II, i83. — Ailleurs, ortografe,\l, i5i.

OsT, armée, du lat. hostiSf pris dans le sens de troupe, réunion de soldats.

OUBLIANCE, oubli.

Ouvrer, travailler. — A l'ouvrer, au travail, à Touvrage. « J*a3r la veue assez claire et réglée, mais à Pouvrer elle se trouble » : IV, 21 5.

OuvROUER, lieu où Ton travaille, ouvroir, atelier, « Megabysus, estant allé voir Appelles en son ouvrouer, fut long temps sans mot dire » : VI, 99,

Pache, pacte, traité, accord.

Palestrinb, lutte ou palestre.

Falot (Tenir), aller de pair. « Si je leur pouvoy tenir pâlot, je serois honneste homme » : II, 28.

Parangon de (Au), en comparaison de.

Parangonner, comparer.

pARENTELLi, Tenscmble des parents, toute la famille, du lat. parentela.

Parlement ou Parlem ant, action de parlementer. « Bertheville... estant sorty pour parlemanter^ pendant le parlemant la ville se trouva saisie » : I, 34. — Cour supérieure de judicature. « Nos parlemens renvoyent souvent exécuter les criminels au lieu où le crime est commis » : I, 112.

Parlier, parleur, babillard.

Partemint, départ. « Il suffit de Paccompagner à son partement » : I, 60.

Partir, partager, qui est le sens primitif de partir; du

lat. partiri, diviser en parts. « Comme le monde se voit party » : VI, 17. « Nous partons le fruict de nostre chasse avec nos chiens et oyseaux, comme la peine et l'industrie » : III, 210. Elle (la raison) le fend (le temps) incontinent et le part en futur et en passé » : IV, 164.

Passer, surpasser, surmonter. « De Rome il (César) s'en alla au fin fonds de l'Espaigne, où il passa des diffîcultez extrêmes » : V, 76.

Patissage, action de patisser.

Patisser, faire de la pâtisserie. Employé activement au figuré : « Dieu sçait lors, entre la douleur et la frayeur, de quel bon jugement ils vous le (leur testament) pâtissent ! » :

I, II 3. « Ainsin, à force beaux mots, ils nous vont palissant une belle contexture des bruits qu'ils ramassent es carrefours des villes » : III, 139.

Pauses (A), de temps en temps, par intervalles.

Paux, ancien pluriel de pal, pieu, palissade.

Pavesade ou Pavoisade, comme l'écrit Nicot, grand nombre de pavois ou boucliers.

Peculiere, particulière, du lat. pecuUaris.

® Peculierement, particulièrement, du lat. peculiariter, en pécule, à titre de pécule; au fig., en propre, spécialement.

Pédante, pédant, de l'ital. pédante.

Pelaudé, vexé, molesté, mis à contribution, dépouillé. « Je fus pelaudé à toutes mains ; au Gibelin j'estois Guelphe. au Guelphe Gibelin » : VI, 280.

Pellegrin et Peregrin, voyageur, étranger, et, par extension, fin, délicat, insolite, de l'ital. peregrino, dérivé du lat. peregrinus. « Oyez dire Metonomie, Métaphore, Allégorie, et autres tels noms de la grammaire, semble il pas qu'on signifie quelque forme de langage rare et pellegrin? »

Pendant, suspendu , escarpé, glissant. « Je leur ferois outrage en un pas si pendant » : VI, 181.

Pensement, action de penser, réflexion.

Perenne, perpétuel. « Le monde n'est qu'une branloire perenne » : V, 189. — Coulant toujours. « Deux ruisseaux percnnes » : VI, 71.

Petalisme. Le pétalisme était à Syracuse ce que l'ostra-

cisme était à Athènes. Les Syracusains écrivaient leurs sentences sur des feuilles, itéTxXov; les Athéniens, sur des tessons ou morceaux de terre cuite, ovtjooxov.

Peu qui (A), peu s*en faut que. « A peu que je n'entre en haine irréconciliable contre toute domination populaire » : I. «3.

PicoREUR, partisan, soldat irrégulier agissant pour son compie et pillant, le plus ordinairement, pour subsister.

PiEÇA, depuis longtemps; de pièce a, i\ y a. pièce de temps.

Pièce, morceau, partie, et, absolument, temps pour pièce de temps. « Après avoir esté ensemble quelque pièce, ceuxcy s*en retournèrent » : III, 22 3.

Pied (Mettre au), rabaisser. « Le plaisir de certain voyage de grande despence ayant mis au pied cette sotte imagination (celle de thésauriser) » : I, 88.

Piper, attraper à la pipée, tromper.

PiSTOLADE, coup de pistolet. (Nicot.)

PiSTOLE, petite arquebuse, pistolet; de IMtal. pistola, fait de Pistoia, ville d'Italie où cette arme fut inventée. « Il est bien plus apparent de s*asseurer d*une espée que nous tenons au poing que d*un boulet qui eschappe de nostre pistole » : II, 252.

Planiere, plénière. « Court planiere. » (Cotgrave.)

Planir (Se), s*aplanir.

Planté, abondance, plénitude, du lat. plenitas. — A planté^ en abondance.

Pleuvir, garantir, promettre. (Nicot.) « Je ne pleuvy aucune certitude, si ce n'est de faire connoistre ce que je pense » : III, 1 18.

Poindre, piquer, « Les maux d'autruy ne nous doivent pas poindre comme les nostres » : VI, 164.

Police, gouvernement, sens général que ce mot avait fréquemment autrefois, I, i58.

Poltronesque, qui rend poltron , qui amollit. « Après qu'il (Polyaenus) eut gousté les doux fruicts des jardins poltronesques d'Epicurus... » : IV, 43.

Ponant ou Ponent, occident, de Tital. ponente, couchant.

PoNTiLLE OU PoNCTiLLE, détail infime, circonstance de peu d'importance; du lat. punctum, point.

Poste (A sa), à sa disposition, à sa convenance, à sa volonté, à sa mode, à son gré.

Postposer, subordonner. « J'estime tous les hommes mes compatriotes et embrasse un Poionois comme un François, postposant cette lyaison nationale à l'universelle et commune » : VI, i65.

PouLLiER, poulailler, et, au fig., bicoque, place mal fortifiée.

Pourpenser, augmentatif du verbe penser, ajoutant à l'idée de penser celle de l'attention, de la réflexion, de la délibération.

Pourpoint (Estre mis, Se trouver en), être dépouillé de tout son bien, n'avoir plus que les habits qu*on porte. On lit dans Nicot : Mis en pourpoint, c'est estre réduit à la besace, bonis omnibus eversus, ad incitas redactus,

Pourpointier, tailleur qui ne faisait que des pourpoints, à la différence du chaussetier, qui faisait les hauts-de-chausses et les bas.

Pourtant, pour cela, c'est pourquoi, qui est le sens primitif de pourtant (pour si grande chose). « C'est le vray avantage des dames que le corps ; les discours, la prudence et les offices d'amitié se trouvent mieux chez les hommes : pourtant gouvernent ils les affaires du monde » : V, 226.

PouRvoYER, pourvoir.

PouvoiT (Se) pour Pouvoit, II, 92.

Practiquer, gagner. « L'immodérée largesse. . . rebute plus de gens qu'elle n'en practique » : VI, 5 1 .

Preci piteusement, précipitamment.

Predicament, catégorie. On appelle prédicaments, en logique, les dix catégories d'Aristote.

Preqccuper, occuper, saisir d'avance, prévenir.

Presse, monde, vie publique.

Prime, premier. « Estre le premier de la Grèce, c'est estre le prime du monde » : V, 108.

Primement, premièrement, exactement. (Cotgrave.)

Primesautier, qui fait ses plus grands efforts du premier coup, a J'ay un esprit primesautier » : III, 121,

Principesque, qui appartient aux princes, qui tient des princes. « Ames principesques » : I, 55. « Avantages principesques » : 11, ai 6.

Principiant, commençant.

PaiNDRENT, prirent.

pRiNSAUT (D'un), d*un premier saut, subitement.

Privé, subst. masc, intime. « Après s'estre souvent condolu à ses privez... » : I, Sa. — Particulier. « La libéralité mesme n*est pas bien en son lustre en mains souveraines; les privez y ont plus de droict » : VI, 5o.

Prix faict (Retourner a son), retourner à sa besogne :

Procerité, haute taille, belle stature.

Proclive, enclin à, du lat. proclivis,

Profluvion, écoulement, flux, du lat. profluvio. « Profluvion de sable » : VU, 47.

Profonder, approfondir.

Profus, du lat. profusus, répandu abondamment. « La libéralité des dames est trop profuse au mariage et esmousse la poincte de l'affection et du désir » : V, 269.

Propre (Mettre au). Mettre quelqu'un au propre de faire une chose, c'est lui en fournir l'occasion, le mettre dans le cas de faire cette chose. « La mollesse de ses aprets (les apprêts de mort d'Héliogabale) rend plus vray-semblable que le nez luy eust seigné, qui l'en eust mis au propre » : IV, 1 70.

Prospect, vue, du lat. prospectus.

Protocole, souffleur, suggéreur, du bas-lat. protocollum. Chez les Romains, on appelait protocole le secrétaire qui était chargé de rappeler ou de suggérer à son patron parlant en public les mots ou les documents dont il pouvait avoir besoin quand la mémoire lui faisait défaut ou qu'il restait court. « Ce fleuteur protocole de Gracchus, qui amolissoit, roidissoit et contournoit la vois de son maistre lorsqu'il haranguoit à Rome... » : IV, i5o.

Prou, assez, beaucoup.

Prouvoir, pourvoir.

Pruant, sujet à des démangeaisons.

Quand et quand, en même temps, tout de suite.

Quant et ou mieux Quand et, avec.

QuANTES FOIS, Combien de fois.

Quartier (A), de côté, à part.

Quatrain, monnaie qui valait à peu près un liard, selon le Dictionnaire de Trévoux.

QuEST ou QuESTE, gain, du lat. quœstus.

QuESTER, chercher avec soin et diligence. (Nicot.)

QuESTUERE ou QuESTUAiRE, mercenaire, du lat. quzstuarius,

Racointer, accointer de nouveau, retrouver.

Racoyser, rapaiser, composé de accoyser, venant de coi, tranquille, paisible.

Raller a terre, s'éteindre modestement, par opposition à mourir avec pompe, d'une manière théâtrale, « En Caton, on void bien à clair que c'est une alieure forcée et tendue bien loing au dessus des communes; aux nobles exploits de sa vie et en sa mort, on le sent tousjours monté sur ses grands chevaux. Cettuy cy (Socrate) ralle à terre, et, d'un pas mol et ordinaire, traicte les plus utiles discours, et se conduict et à la mort, et aux plus espineuses traverses qui se puissent présenter, au trein de la vie humaine » : VI, 270. Il est des éditions où l'on a mis en note que raller à terre, selon Cotgrave, c'est courir vite et raser la terre comme certains oiseaux. Nous ne contestons pas cet éclaircissement si l'on considère raller comme étant le réduplicatif de aller; mais ce n'est pas le cas dans notre texte. Nous sommes bien évidemment ici en présence du verbe râler employé à la troisième pers. du sing. du prés, de l'indicatif; autrement, ce n'est pas ralle qu'il faudrait, mais bien repa.

Ramentevoir, remettre en l'esprit, rappeler, remémorer.

Ravasser, rêvasser.

R'aviser, réformer, corriger. « Ceux qui ont essaie de r'aviser les meurs du monde » : V, 199.

Ray, rais, rayon.

Reale, monnaie de billon et d'argent d'Espagne.

Reboucher, émousser. « La considération et le respect d'une si notable vertu reboucha premièrement la pointe de sa cholere » : I, 4.

Rebours, qui recule en arrière, revèche, intraitable.

Rebrasser, retrousser, relever, écarter. « Il faut rebrasser ce sot haillon qui couvre nos meurs » : V, 2 56.

Recordation, souvenir, mémoire, du lat. recordatio.

Recors, témoin, du lat. recordari^ se souvenir, se recorder. « Dequoy accuserons nous et luy et deux saincts evesques, Aurelius et Maximinus, quMl appelle pour ses recors? » : II, 80.

Recourir, secourir.

RÉcoussE et Rescousse, reprise de ce qui a été enlevé par force. « Pendant nos dernières guerres de Milan et tant de prises et récousses » : I, 66.

Recouvrer, découvrir, rencontrer. « Soigneux, à fort grande despence, de recouvrer des hommes suffisans en tout genre de sciences qu'il tenoit continuellement autour de luy » : II, 8.

Recreu, part, de Pancien verbe recroire, formé du baslatin se recredere, se confier, se rendre, et, conséquemment, être rendu, excédé de fatigue, harassé. « Un chien las et recreu » : II, iSy.

Recueil, accueil.

Reffort ou Raifort, espèce de grosse rave, du vieux français raiz, racine, et fort,

Refreschissement, on disait aussi rafraischissement.

Regard de (Par ou Pour le), quant à, par rapport à, en ce qui concerne. — A mon regard, à mes yeux. — Pour leur regard, à leurs yeux.

Reistre. sorte de manteau semblable à celui que portaient les rettres. « Laisser pendre son reistre » : II, 64.

REITERER, réitérer, mettre de nouveau. « Le roy de la Mexique changeoit quatre fois par jour d'accoustremeûs, jamais ne les reiteroit » : II, i65.

Rengregir, augmenter, accroître, aggraver.

Remascher, au figuré, repasser plusieurs fois dans son esprit.

Remerquer, ailleurs remarquer.

Réservation, action pour laquelle on réserve, réserve. « 11 en faut faire de mesme... mais toujours avec cette réservation de... » : III, 173.

Reseu, qu'on écrivait aussi reseul et reseuil ^ réseau.

Resseant, qui a un séjour fixe quelque part, qui est domicilié, résidant. « SMl y a quelque personne d'honneur, quelque bonne compagnie aux champs, en la ville, en France ou ailleurs, resseante ou voyagere, à qui mes humeurs soient bonnes, de qui les humeurs me soient bonnes, il n'est que de siffler en paume, je leur iray fournir des £ssays en cher et en os » : V, 2 52.

Ressiner ou plutôt Reciner, du lat. recanare, goûter, collation qu'on faisait quelque temps après le dîner.

Retenter, éprouver, essayer à plusieurs reprises, du lat. retentare, sonder de nouveau. « Qui retentera son estre et ses forces » : IV, 74.

Retirer a, ressembler. (Nicot.)

Rbtrain ou Restrain, restreint, resserré, III, 83.

Réussir, sortir, de l'ital. riuscire. « Ayant plustost envie d'en réussir habil homme qu'homme sçavant » : II, 28.

Revirade, réplique, riposte.

Riotte, plaisanterie aigre-douce, taquinerie, petite dispute. « Il y a naturellement de la brigue et riotte entre elles (les femmes) et nous » : V, 269.

Rommeler, grommeler. (Cotgrave.)

R0NDELLIER, soldat armé d'une rondelle ou rondache, espèce de bouclier rond.

Rouer, tourner. (Nicot.) « Nous rouons sans cesse en ce cercle » : IV, 174.

Rouet (Mettre au), déconcerter. « Le roy François premier se vantoit d'avoir mis au rouet par ce moyen Francisque Taverna » : I, 44. — Estre au rouet, être à bout de ressources, d'inventions. D'après Cotgrave, cette locution se dit proprement du lièvre qui, épuisé par une longue course, ne fait plus que tourner autour des chiens.

Route, déroute, défaite, du lat. rupta,

Sabouler, fouler aux pieds, du lat. procu/care. Sac (Acheter chat en). Nous disons aujourd'hui acheter chat en poche,

Sacraire, sanctuaire, du lat. sacrarium.

Salade, casque à l'usage de la cavalerie dans les XV®,

XVP et XVIP siècles; de Tital. celata, casque, dont les soldats français firent, pendant les guerres d'Italie, le mot de salade,

Salsepekille, salsepareille, V, iSy.

Sanctimonie, sainteté, pureté, du iat. sanctimonia,

Sakbatane, forme primitive de sarbacane; de Pespagnol cerbatana, zarbatana, venant de Tarabe zabatana,

Satukité, saturation.

Sauveté, état d'une personne ou d'une chose mise hors de péril. « 11 y a tant de hasard et tant de degrez à se reconduire à sauveté que ce n'est jamais faict » : VII, 52. Sûreté tend a absorber sauveté; c'est dommage, car on voit la nuance.

Savatier ou Savetier, dit Cotgrave.

Saye, saie, sayon, du Iat. sagum, blouse.

ScARREBiLLAT OU EscARBiLLAT, couvert, échaufifé, comme le petit morceau de charbon, ou escarbille, qui, ayant échappé à la combustion, reste mêlé avec les cendres; par extension, gai, de bonne humeur, éveillé. « Je ne sçay qui demandoit à un de nos gueux, qu'il voyoit en chemise en plain hyver, aussi scarrebillat que tel qui se tient ammitoné dans les martes jusques aux oreilles, comme il pou voit avoir patience » : II, i6a.

ScELERÉ, scélérat.

Séjour, repos, oisiveté. • Chacun devoit rendre raison de ses actions, non pas de son séjour » : VI, 119, — Soulagement. « Je n'ay trouvé nul séjour à cet usage » : IV, 290.

Séjourner, donner du repos, amortir. « ÂfiToiblissez le (l'amour), séjournez le, en le divisant et divertissant » ; V, 289. — Se séjourner, s'abstenir. « On se séjourne volontiers de tout autre bien faire » : V, 199.

Semon ou Semond , participe passé du verbe semondref averti, invité, sollicité, V, 194.

Sens (Je ME)pour Je sens. «Je me sens bien que j'en suis hors d^haleine » : II, 114.

Siy ainsi, autant. « Un tel en mourut, si ferez vous » : VII, 43. — Si et et si, pourtant, néanmoins, toutefois. « Ce fruict est plus grand sans comparaison, et si sera plustost meury » : II, 46. — Si que, si bien que, de telle sorte

que. « Il (Gallus Vibius) emporta son jugement hors de son siège, si qu*onques puis il ne Vy peut remettre » : I, 134.

— Si est ce que, toujours est-il, quoi quMI en soit : I, 28.

— Si (employé substantivement), sous cette condition, à ce point. « Le larrecin y estoit (à Lacédémone) action de vertu, mais par tel si qu'il estoit plus vilain qu'entre nous d*y estre surpris » : I, 76.

Sentir, écouter, de l'ital. sentire. « Sentez lire un discours de philosophie » : VI, 194.

SiER, dans le sens de se placer, du lat. sedere.

SiLLER ou CiLi,ER, couvrir de cils, obstruer, voiler. « Il nous faut souvent tromper afin que nous ne nous trompions, et siller nostre veuë, estourdir nostre entendement pour les redresser et amender » : VI, 219.

SiMPLESSE, naturel sans déguisement, simplicité naturelle. « Simplesse est un mot charmant et nécessaire, a dit Nodier ; nos meilleurs poètes du genre gracieux lui ont donné le droit de cité. Simplicité n'a pas la même acception au figuré, où il se prend maintenant pour grossièreté d'esprit et de manières. »

SoLAGEy sol, terrain, du lat. solum.

SoLENNE, solennel, du lat. solemnis.

Sommier, cheval de somme. « Servir de sommier à des soldats » : VI, 263.

Sonner, jouer des instruments, de l'ital. suonare.

SouLoiT, 3® pers. sing. de l'imp. de l'ind. du verbe souloir, avoir coutume ; du lat. solere.

SousTiNDRENT, Soutinrent.

Splanade, esplanade.

Strette, étreinte, attaque; de l'ital. stretta, formé du lat. stricta. « A la moindre strette que luy donne la goutte » : 11, 212.

Stropiat, estropié.

Stropier, estropier, de l'ital. stroppiare.

Suader, persuader.

Suasion, persuasion, conseil, sollicitation.

Succéder, réussir. « Cela luy ayant un peu mieux succédé qu'il n'esperoit » : VI, 257.

SuFFRAGANT, humble, subalterne, comme doit être l'évé-

45o GLOSSAIRE

que suffragant à l'égard de son métropolitain, a S*U plaist à la doctrine de $e mesler à nos devis, elle n'en sera point refusée, non magistrale, impérieuse et importune comme de coustume, mais suffragante et docile elle mesme » : V, 222.

SupPEDiTER, subjuguer, fouler aux pieds (Cotgrave), vaincre (Nicot); du lat. suppeditare, dans le sens de : être sous les pieds.

SuppussENT, suppléassent, de l'ancienne forme suppUr, venant de IMtal. supplire. « Affin qu'ils supplissent sa place » : 11, 8.

SuRpREiGNENT, Surprennent.

Sus, dessus, sur. — Sus bout, tout court. « Cette sienne resolution arresta sus bout la furie de son maistre » : I, 4.

Tablier, table divisée en carrés de différentes couleurs où l'on jouait aux dames, aux échecs, au trictrac. « Nous pelotions nos déclinaisons à la manière de ceux qui, par certains jeux de tablier, apprennent l'arithmétique et la géométrie » : 11, 69.

Tabourin, diminutif de iabour, ancienne forme de tambour.

Tabut, querelle, vacarme. — Tabitter, inqulttare, mo~ Itstart (Nicot), d'oii la forme extensive tarabuster.

Targue, proprement bouclier, et figurément garde. « Haster son pas et se mettre sur sa targue » : III, 139.

Targuer (Se), se couvrir d'une targue, s'armer.

Tastonner, flatter, amadouer.

Tect, toit, du lat. tectum.

Testonner, peigner les cheveux. « Un empereur (mourut) de l'esgrafigneure d'un peigne en se testonnant » : 1, ii5. Au fig. : « Catulle qui l'avoit testonné (César) si rudement éous le nom de Mamurra... >• : V, 67.

Théorique, théorie.

TisTRE, tisser.

Toucher, éprouver comme sur la pierre de touche. « La philosophie, à laquelle se doivent toucher les actions humaines comme à leur reigle » : II, 4Î. Toucher à la main, maintenir, prétendre. « Si par expérience nous touchons à la main que la forme de nostre estre despend de l'air, du climat et du terroir où nous naissons » : IV, 1 i5.

GLOSSAIRE 4.5i

TouER, remorquer.

TouRNEviRER, toumef et virer en tous sens. « Les moindres choses du monde le tournevirent (nostre jugement) » : IV, 95.

Tours (A), tour à tour.

Tout (A) et A tout de, avec. « Les plus jeunes vont à la chasse des bestes à tout des arcs » : II, i3 5. « Il faut retenir à tout nos dents et nos griffes Pusage des plaisirs de la vie, que nos ans nous arrachent des poings les uns après les autres » : II, 191. On écrivait aussi atout d'un seul mot. — Et tout, aussi. « Toutes choses ont leur saison, les bonnes et tout » : V, 17. — De tout, tout à fait. « Une fille de village, du tout stupide et niaise » : VI, 257.

Tracasser, mener çà et là. (Nicot.)

Trait, part, passé de traire y nu, tiré du fourreau. (Nicot.) « Elle (Arria) piint le poignart que son mari portoit, et le tenant trait en sa main...» : V, 92. « Si, les yeux ouverts, elle (rame) attend les espées traites » : II, 208.

Tranchant, franchissant. « Les bois, les monts, les baisses (vallées), vois (je vais) tranchant » : II, 108.

Trapelle, souricière, de Pitalien trappola.

Trasseure, coup de plume tracé sur les mots pour les annuler. « J'ay accoustumé les grands qui me connoissent à y (dans mes lettres) supporter des litures et des irasseures »> : II, 201.

Trestout, Trétout, augmentatif de tout. « Nous estimant trestous des mouches ou des vessies pleines de vent »> : II, 271.

Uretères, les deux canaux par où l'urine est portée des reins dans la vessie.

UsANCE, usage reçu.

Vacation, profession : « Plusieurs vacations, et moindres et plus dignes que la leur (celle des médecins) n'ont fondement et appuy qu'aux abuz publiques » : V, i52. — Etat, condition. « La vacation stérile (le mariage sans enfants) a bien aussi ses comraoditez » : VI, 209.

Val de route (A), en descendant la route, en déroute.

45i GLOSSAIRE

« Mais pour cela ne les peut-ii tourner en fuite aval de route »» : 11, 2 3o.

Valeur, mérite. » 11 y a une autre sorte de gloire, qui est une trop bonne opinion que nous concevons de nostre valeur »» : IV, 208.

Vau le vent (a) ou Avau d'un seul mot, en suivant le cours du vent. « Celuy-là s*en va ayau le vent » : III, 10.

Vausirent, valurent. « Les assiégez n>n vausirent pas moins » : II, 1 56.

Vendiquer, revendiquer, du lat. vindicare.

Veniance, vengeance, II, 293. Lisez venjance.

Venue, train continu, suite entretenue. (Monet.) — Par venues, sans interruption.

Vergoigne, vergogne, honte, par corruption du lat. i>ere~ cundia.

Vert (Prendre sans), prendre au dépourvu.

Vertugade, vertugadin, cotte gonflée avec un cercle.

Vespre, soir, du lat. vesper.

ViLANiE, vilenie.

Vin au bas, vin du fond du tonneau, vin arrivé à la lie.

Virer, aller en tournant, du bas-lat. virart.

Visage, aspect, apparence. « Divers visages de discours « : 1, 67.

Visitation, action de visiter, visite. «, Le vieux Caton, estant au gouvernement de Sardaigne, faisoit ses visitations à pied » : II, 278.

Voire, vraiment, en vérité,' oui, certes. — Disant que voire, disant que c'est vrai.

Vois pour Vais.

Voyager, ère, qui aime à voyager. « Personne resseante ou voyagere » : V, 2 52.

Vulgaire (En), en langage vulgaire, III, 119.

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