‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 83 sur 317 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

de la mort, à la suite de la journée de Dreux, d*un frère bâtard, abbé de Ctuny, grand prieur par conséquent.

P. 10. Les Italiens ont plus sortablement baptisé de son nom la malignité. En italien, tristezza signifie [plutôt méchanceté, malignité, et tristitia, tristesse, ennui, fâcherie.

11 . L'invention de cet ancien peintre. Voy. Cicéron, Orat,, c. 22; PuNE, XXXV, 10; etc.

— Diriguisse malis. Avoir été pétrifiée par la douleur. (Ovide, Métam.^ VI, 804.) — Le texte d'Ovide porte : diriguitque malis,

12. Et via vix... Enfin, c'est avec peine qu'il recouvre la voix pour exprimer sa douleur. (Virgile, Mn,, XI, i 5 i.)

— C/ii puo dir... Qui peut dire à quel point il brûle est dans un petit feu. (Pétrarque, sonnet iB;.)

— Misero quod omnes,.. Misérable que je suis! l'amour trouble tous mes sens. A ta vue, ô Lesbie! je suis hors de moi, il est au-dessus de mes forces de parler; ma langue s'embarrasse, une flamme subtile court dans mes veines, mes oreilles résonnent de mille bruits confus, et le voile de la nuit s*étend sur mes yeux. (Catulle, Carm.^ LI, 5.)

iS. Curz levés.., Les légers soucis sont bavards, les grandes passions silencieuses. (Sénèque, Hipp,, acte II, se. 111, v. 607.)

— 17/ me conspexit... Dès qu*elle me voit venir, dès ■qu'elle aperçoit de tous côtés les armes troyennes, éperdue, frappée comme d'une vision effrayante, elle demeure immobile; son sang se glace, elle tombe, et ce n'est que longtemps après qu'elle peut enfin parler. (Virgile, An,, III, 3o6.)

— Outre la femme romaine. Voy. Pline, VII, 64.

— Sophocles et Denis le Tyran, Id., ibid., 53.

— Talva, ou mieux Thalna. Voy. Valère Maxime, IX, 12.

— Le pape Léon dixiesme. Voy. Guicciardin, Hist. d^lta» Uey Uv. XIV.

Montaigne, VII. i3

P, 14. Il a esté remarqué par les anciens, Voy, Pline, VII, 53.

i5. Celle icy. Voy. Diodore de Sicile, I, 6.

— Calamitosus... Tout esprit inquiet de l'avenir est malheureux. (SÉNÈQUE, Epist. 98.)

— Ce grand précepte. Voy. Platon, Tintée, p. $44.

16. Quisquam... Il est rare que nous nous déracinions pour ainsi dire et rejetions dé la vie. Dans son ignorance de Tavenir, L*homme s'imagine qu'une panie de lui-même lui survit, et il ne peut s'affranchir d'un corps périssable. (Lucrèce, III, 890 et 895.) — Ce n'est pas là tout à fait le texte de Lucrèce, mais Montaigne est coutumier de ces arrangements dans les citations.

— Bertrand du Glesquin mourut au siège du chasteau de Rançon. Du Guesclin mourut le i3 juillet i38o, au siège de Châteauneuf-de-Randon ou Randan, situé entre Mende et Le Puy. Voy. les Mémoires de Brantôme, t. II, p. 220.

— Barthélémy d'Alviane. Voy. Brantôme, à l'article de Barthélémy d'Alviane^ et Guicciardin, liv. XII.

— Titus livius dict vray. Voy. Tite-Live, XXXV, 48.

— Ces deux soldats qui respondirent à Néron, Voy. Tacite, Annal,, XV, 67, 68.

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